lundi 17 février 2020

Négociations fédérales: Bart De Wever appelle à former «un front flamand»


Le président de la N-VA incite également les partis flamands « à ne pas s’incliner devant les oekazes du PS. »

Le député N-VA Theo Francken a appelé lundi matin sur les ondes de la VRT (Radio 1) à l’unité des partis flamands dans les discussions en vue de la formation d’un gouvernement fédéral. « Les francophones, et surtout le PS, doivent voir qu’ils ne peuvent pas semer la zizanie entre nous. C’est une question d’amour-propre », a lancé l’ancien secrétaire d’Etat, alors que le Roi se remet lundi à consulter les présidents de parti après avoir accepté la démission de Koen Geens (CD&V).
Bart De Wever, a émis un même appel quelques heures plus tard, avant un bureau de parti. Le président de la N-VA, a appelé les partis flamands « à ne pas s’incliner devant les oekazes du PS et à former un front flamand. »
La piste d’une association des nationalistes flamands et du PS parait bien épuisée, Koen Geens ayant constaté l’impossibilité de creuser cette voie après des déclarations très tranchées de Paul Magnette, le président du PS.
« DES COUPS DE SABOTS A KOEN GEENS ET A LA N-VA »
Sans surprise, Theo Francken estime que c’est le PS qui a fait capoter les tentatives successives de mettre en place cet attelage improbable. « Les 100 premiers jours après les élections, le PS ne voulait pas se mettre à table avec la N-VA, et une fois qu’il l’a quand même fait, ce n’était que pour du faux et pour donner des coups de sabots à Koen Geens et à la N-VA », estime-t-il.
Il est temps pour les partis flamands de faire front, ajoute-t-il encore : « si les Flamands ne freinent pas des quatre fers, on aura un gouvernement sans majorité en Flandre ». Un gouvernement sans la N-VA, et a fortiori sans le Vlaams Belang, n’aura pas de majorité dans le groupe linguistique flamand à la Chambre avec ou sans la Présidente du Sénat Sabine Laruelle (MR) ? Oui c’est bien sûr, une femme et quelle femme ?

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AIMEZ VOUS VIVALDI ?
Un front flamand ou un blok flamand ?
Que signifie exactement ce Vlaamse Front dans l’esprit complexe de Bart De Wever ? Cela évoque immédiatement Vlaams Belang et plus encore Vlaamse Blok deux concepts semblent s’aimanter de plus en plus dans le champ sémantique flamand ?
 De Standaard analyse : « Le président de la N-VA, Bart De Wever, appelle les partis flamands à ne pas s'incliner devant les oekazes du PS et à former un front flamand. Selon lui, le PS "a donné pour mot d’ordre de former un gouvernement avec minorité du côté flamand et de mener une politique de gauche, tandis que la Flandre sera invitée à continuer à payer les factures.
En même temps, il a exprimé son appréciation pour le CD&V parce que ce parti a gardé le dos droit.  Il serait donc irresponsable d'entrer dans un gouvernement de gauche, a-t-il déclaré. 
Il faut être plus ou moins aveugle pour ne pas voir que ce pays est ingouvernable.  Je ne peux donc qu'espérer qu'il n'y aura pas de gouvernement vivaldien . Un gouvernement sans majorité flamande est un mauvais gouvernement, puisque les Flamands paient 70 % des factures.
"Nous restons donc prêts à assumer notre responsabilité", a poursuivi M. Francken. Si le PS est prêt à faire des concessions substantielles, il me sera encore possible... Si ça ne marche pas, je n'ai pas peur de nouvelles élections. 
Et surtout que va faire maintenant le roi ? 
On se le demande avec un début d’angoisse dans ce qui est en train de devenir une crise de régime majeure. Si la N-VA a affirmé avoir tendu plusieurs fois la main au PS, ce dernier a toujours maintenu que la N-VA n’avait pas fait de réels compromis en son sens et gardait son agenda confédéraliste. Theo Francken affirme cependant que la N-VA reste constructive et prête à prendre ses responsabilités. Maar wie gelooft er die man nog?
Philippe va-t-l exfiltrer le tonitruant Verhofstadt de son parlement Européen ou rappeler Mark Eyskens de sa retraite zoutoise ; arracher  Xavier de Donnéa à sa chaumière ardennaise ? Ou, qui sait, inviter au palais l’ancien journaliste vedette de la VRT Siegfried Bracke, ancien président de la Chambre qui eut longtemps l’oreille de De Wever et fut son porte voix ? Ou de façon plus classique, le roi va-t-il mobiliser l’actuel président de la chambre le fringant VLD Patrick Dewael avec ou sans la brillante présidente du Sénat Sabine Laruelle. Une femme pour enfin changer et quelle femme ! L’dée est franchement séduisante. Reste à poser au prochain ou à la prochaine kamikaze : « Aimez vous Vivaldi ? »
MG
UN ROI PROTOCOLAIRE OU UN SOUVERAIN TEMERAIRE ?
« Alors que certains rêvent d'une monarchie purement protocolaire, il est pourtant singulier de voir combien le roi Philippe repousse, l'air de rien, les limites de son rôle. Depuis sept ans sur le trône, l'homme a acquis de l'expérience et s'est forgé une forme de sagesse - alors que l'on craignait à l'époque son caractère impulsif ou son manque de discernement. Mais il se construit un chemin singulier.
La situation délicate dans laquelle se trouve notre pays, sans gouvernement de plein exercice depuis plus d'un an et sans solution depuis les élections du 26 mai 2019, contraint le roi à repousser les limites de son rôle. » 
Le constitutionnaliste Marc Uyttendaele (ULB) jugeant qu'il avait outrepassé son rôle. Il reste bel et bien au roi la prérogative de donner des impulsions pour former un gouvernement fédéral. Il incarne même une stabilité institutionnelle vitale pour le pays. Mais l'incertitude actuelle le contraint à prendre des risques. Son action est outre fragilisée parce qu'elle n'est couverte que par un gouvernement... minoritaire et en affaires courantes - du jamais vu.
Alors que tout le monde pense que la monarchie n'a plus grand-chose à dire, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises. Pour l'instant, la classe politique - y compris les nationalistes et les républicains - reste globalement bienveillante à son égard. Mais si la crise venait à s'aggraver, le ton pourrait changer. Et la monarchie risquerait alors de devenir une cible. (Olivier Mouton in Le Vif)

COMMENT LES RELATIONS ENTRE PS ET N-VA STRUCTURENT LA VIE POLITIQUE DEPUIS 10 ANS
Vincent Rocour  La Libre Belgique
Abonnés Ce lundi, après un bureau de parti auquel tous les députés ont été conviés, le PS devrait confirmer ce que leur président a dit vendredi : il faut arrêter de vouloir le marier avec la N-VA. Le premier parti de Wallonie et de Bruxelles ne rentrera pas dans un gouvernement fédéral avec le premier parti de Flandre.
En Flandre, c’est la consternation. On y voit, sinon de l’arrogance, à tout le moins un abandon de poste, une fuite devant les difficultés qui s’amoncellent.
Mais comment s’étonner du refus du PS ? Le bras de fer auquel se livrent à distance les socialistes francophones et les nationalistes flamands structure la politique belge depuis plus de 10 ans. Beaucoup pensent même qu’ils alimentent volontairement cette opposition, car elle leur permet de renforcer à peu de frais leur leadership électoral dans leur communauté respective.
L’EFFET PAPILLON
Difficile de relever toutes les passes d’armes entre les deux partis depuis 2001, l’année de naissance de la N-VA. Mais certaines d’entre elles sont très spectaculaires. On pointera la campagne menée par les nationalistes flamands début 2007, à quelques semaines du scrutin législatif du 10 juin. La N-VA est alors encore en cartel avec le CD&V. Mais elle veut faire entendre sa voix encore bien fluette. Le slogan de la campagne est subtil. Mais terriblement porteur. "Laat Vlaanderen niet verstikken" veut dire littéralement "Ne laissons pas la Flandre étouffer". Mais les nationalistes ont glissé un "r" entre le "t" et le "i" de "verstikken". Ils font ainsi apparaître le mot "strik (je)", qui signifie nœud papillon. Tout le monde aura compris que c’est d’Elio Di Rupo qu’il s’agit, donc du PS et par extension des Wallons - autant de dangers potentiels dont la N-VA veut prémunir la Flandre.
Trois ans plus tard, à la faveur des élections de juin 2010, la N-VA décroche la première place du podium en Flandre tandis que le PS reprend la sienne au sud du pays. Les deux champions sont tout naturellement désignés pour former l’ossature du futur gouvernement fédéral malgré leurs différences. Ils conviennent de se voir tout un week-end au début du mois de juillet dans un lieu tenu secret, la villa Hellebosch à Vollezele. Le samedi, les discussions portent sur les dossiers socio-économiques ; le dimanche, sur le communautaire. Le climat à l’intérieur de la propriété est relativement serein. Mais les points de convergence se révèlent extrêmement rares. Quelques semaines plus tard, et après de terribles coups de gueule dont celui de la vice-Première Laurette Onkelinx, la N-VA quitte d’ailleurs la table des négociations, se destinant de facto à l’opposition et ouvrant la voie du 16 rue de la Loi à Elio Di Rupo, l’homme au nœud papillon. Durant 4 ans, le Montois sera la cible privilégiée des nationalistes.
LE BRUIT DES BOTTES
L’opposition entre les deux partis devient la matrice de la vie politique belge. Un signe : à deux semaines du scrutin de mai 2014, RTL et VTM diffusent un "débat national" entre Paul Magnette (déjà) et Bart De Wever. Ce sera la seule confrontation entre personnalités des deux bords linguistiques.
Après le scrutin de 2014, les rôles sont inversés : la N-VA rentre dans le gouvernement fédéral et le PS regagne les bancs de l’opposition. Dès le départ, les socialistes francophones mitraillent les nationalistes. Parlant du secrétaire d’État Theo Francken, Laurette Onkelinx évoque le "bruit de bottes" qui "résonne dans le gouvernement du pays".
Depuis lors, les deux partis sont entrés dans une sorte de guerre froide. Avant les élections de mai 2019, Paul Magnette a refusé de débattre une nouvelle fois avec Bart De Wever devant les caméras de télévision. Depuis ce vendredi, on sait aussi qu’il refuse de le côtoyer au gouvernement fédéral.
BART DE WEVER ROEPT OP TOT VORMING 'VLAAMS FRONT' TEGEN PS
De Standaard
N-VA-voorzitter Bart De Wever roept de Vlaamse partijen op om 'niet te plooien voor de oekazes van de PS en een Vlaams front te vormen'. Dat zei hij maandagochtend voor de start van het partijbureau in het Vlaams Parlement. Eerder op de ochtend had partijgenoot Theo Francken al een gelijkaardige boodschap verspreid in gesprek met Radio 1.
De Wever zei maandag dat de PS volgens hem 'het dictaat heeft uitgevaardigd dat de regering een minderheid moet hebben aan Vlaamse kant en een links beleid moet voeren', terwijl Vlaanderen 'wel kan worden gevraagd om de rekeningen te blijven betalen'.
‘Het kan niet dat een kleine partij als de PS haar wil oplegt’, vond de N-VA-voorzitter. Hij wees erop dat Open VLD al in december ‘geplooid’ was en dat de druk op CD&V ‘extreem groot’ zal worden om dat ook te doen. Hij sprak tegelijkertijd zijn waardering uit voor CD&V omdat die partij de rug recht heeft gehouden.
 ‘Ik lanceer een oproep om dat niet te doen’, zei De Wever, die vervolgde dat de Vlaamse kiezer niet gekozen heeft voor een linkse regering. ‘Het is dan ook onverantwoord om in een linkse regering te stappen’, luidde het. 'Het zou moeilijk te begrijpen zijn mochten Open VLD en CD&V verloochenen wat ze in het Vlaams regeerakkoord hebben afgesproken’.
De Wever: ‘Het federalisme is aan de doodsstrijd bezig, maar de PS en de andere Franstalige partijen willen dat niet onder ogen zien. Bij de Franstalige kopstukken is dat besef er wel, maar ze durven het niet toe te geven.'
'Je moet ongeveer stekeblind zijn om niet te zien dat dit land onbestuurbaar is. We hebben intussen tien jaar achter de rug  zonder regering of met een regering zonder meerderheid in Vlaanderen of in Wallonië. Dan is het gewoon op.'
EZELSSTAMP
Eerder op de dag had Theo Francken in de studio van Radio 1 al een schot voor de boeg gegeven. ‘De vraag is hoelang het kan blijven duren dat de PS met dictaten haar wil blijft opleggen. Eerst wilde die partij niet rond de tafel zitten met de N-VA, nu ze dat toch heeft gedaan, blijkt het allemaal maar voor de schijn te zijn geweest’, zei Francken er. ‘Koen Geens noemde het terecht een ezelsstamp. Die was niet alleen gericht aan hem, maar ook aan ons.’
De N-VA’er riep daarop alle Vlaamse partijen op de gelederen de sluiten. ‘Alle Vlaamse partijen moeten nu eendrachtig zijn. Zien de Franstaligen dat ze tussen ons geen wig kunnen drijven, dan zullen ze wel tot inkeer komen. Dan zullen ze wel zien dat ze ons moeten respecteren en ons geen dictaat kunnen opleggen.’
Francken: ‘De PS komt uit dat gedeelte van het land dat al jarenlang niet al te best presteert, en waarvoor wij een groot deel van de facturen betalen. Wel, zij kunnen nu niet de hakken in het zand zetten om zo een federale regering zonder Vlaamse meerderheid in het zadel te krijgen.’
BIER EN CHOCOLADE
Verder maakte Francken duidelijk dat de N-VA blijft inzetten op een staatshervorming richting het confederalisme. ‘Het land is gewoon op, er is een fundamentele hervorming van het federale staatsbestel nodig’, zo verwoordde hij het. ‘Er is een meerderheid nodig die dat voor elkaar wil krijgen. Ik kan daarom maar hopen dat er geen vivaldi-regering komt (paars-groen aangevuld met CD&V, red.). Een regering zonder Vlaamse meerderheid is een slechte regering, aangezien de Vlaming 70 procent van de facturen betaalt.’
‘We blijven daarom bereid onze verantwoordelijkheid op te nemen’, vervolgde Francken. ‘Als de PS bereid is tot forse toegevingen, blijft het voor mij nog altijd mogelijk (samen een regering te vormen, red.). Daarom zijn we ook steeds discreet, verantwoordelijk en respectvol geweest. Als je een structurele hervorming wenst, moet je vroeg of laat altijd met de PS om tafel. Wij vragen bovendien niet om het einde van het land. Onder het confederalisme zullen de Rode Duivels blijven bestaan, net als ons bier en onze chocolade. Ook de koning zal blijven bestaan, voorlopig toch. Maar iedereen zal wel zijn eigen factuur betalen.’
NIEUWE VERKIEZINGEN?
Francken: ‘Mocht het allemaal niet lukken, dan ben ik niet bang voor nieuwe verkiezingen. Dat zeg ik al maanden en dat meen ik ook. Maar nu proberen we nog steeds een akkoord te maken. Lukt dat niet, dan zien we wel weer. We sturen niet aan op verkiezingen, maar komen die er toch, dan nemen we de handschoen op en gaan we de uitdaging aan.’

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
N-VA-voorzitter Bart De Wever roept de Vlaamse partijen op om 'niet te plooien voor de oekazes van de PS en een Vlaams front te vormen'
De Wever zei maandag dat de PS volgens hem 'het dictaat heeft uitgevaardigd dat de regering een minderheid moet hebben aan Vlaamse kant en een links beleid moet voeren', terwijl Vlaanderen 'wel kan worden gevraagd om de rekeningen te blijven betalen'.
Hij sprak tegelijkertijd zijn waardering uit voor CD&V omdat die partij de rug recht heeft gehouden.
 ‘Het is dan ook onverantwoord om in een linkse regering te stappen’, luidde het. 
'Je moet ongeveer stekeblind zijn om niet te zien dat dit land onbestuurbaar is. 
Ik kan daarom maar hopen dat er geen vivaldi-regering komt (paars-groen aangevuld met CD&V, red.). Een regering zonder Vlaamse meerderheid is een slechte regering, aangezien de Vlaming 70 procent van de facturen betaalt.’
‘We blijven daarom bereid onze verantwoordelijkheid op te nemen’, vervolgde Francken. ‘Als de PS bereid is tot forse toegevingen, blijft het voor mij nog altijd mogelijk 
 ‘Mocht het allemaal niet lukken, dan ben ik niet bang voor nieuwe verkiezingen. 

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