jeudi 13 février 2020

Négociations fédérales: Siegfried Bracke (N-VA) réclame «des élections le plus tôt possible»


L’ancien président de la Chambre des représentants Siegfried Bracke avait pourtant un autre avis jusqu’ici. Le Soir

Il est temps d’organiser de nouvelles élections ». Siegfried Bracke (N-VA), dans une interview accordée au journal d’opinion en ligne Doorbraak.be, a annoncé son souhait d’un retour rapide aux urnes.
 « Je pense qu’il est préférable d’organiser de nouvelles élections dès que possible. Et oui, je pensais et écrivais autre chose depuis le 26 mai. Et oui, le parti dont j’ai la carte de membre pense différemment et fait ce qu’il peut. Mais les gens devront en arriver à cette conclusion inévitable ».


BART DE WEVER A REGRETTE LES TENSIONS QUI EXISTENT ENTRE CERTAINS PARTIS FRANCOPHONES, RENDANT LA SITUATION "IMPOSSIBLE". 
La Libre Belgique

Revenant sur la prolongation de la mission de Koens Geens afin de creuser la piste d'une majorité alliant PS et N-VA, le bourgmestre d'Anvers a regretté les propos tenus par certaines formations politiques. "Je constate qu'il y a des partis qui s'expriment chaque jour pour dire que ce n'est pas possible, je le regrette, a déclaré le leader de la N-VA au micro de RTL. C'est mieux de travailler en discrétion et de voir ce qui est vraiment possible ou pas".

"Je trouve ça vraiment stupide de dire à la presse quels pourraient être les points communs pour un accord de gouvernement entre la N-VA et les socialistes", a-t-il encore ajouté. 
"Cela rend ce pays ingouvernable"
Le nationaliste flamand s'est montré très pessimiste quant à la suite des négociations, voire quant à l'avenir fédéral de la Belgique. "Je pense que le fait que la Flandre ait voté à droite et la Wallonie à gauche, voire à l’extrême gauche, rend ce pays ingouvernable", a estimé Bart De Wever. 

Pour le bourgmestre d'Anvers, le blocage politique vient non seulement de cette situation compliquée mais découle également du comportement de certains partis francophones. "Trouver un compromis c'est déjà très compliqué, mais si on ajoute encore les tensions qui existent entre les partis francophones pour l'instant, notamment entre le MR et le PS, ça devient hyper compliqué, voire impossible", a-t-il conclu. 


FORMATION FEDERALE: LA MEILLEURE FORMULE RESTE AVEC LE PS ET LA N-VA, SELON KOEN GEENS
Le Vif

La mission du vice-Premier ministre Koen Geens (CD&V) en vue de former un gouvernement fédéral a été prolongée d'une semaine, a annoncé le Palais lundi midi à l'issue du rapport qu'a fait au Roi le chargé de mission. Le prochain rapport est attendu le 17 février.
"Je jouis jusqu'à présent de la confiance de tous les partis pour trouver des possibilités qui permettent de sortir de cette situation", a expliqué M. Geens à l'issue de son audience avec le Roi.
Fidèle aux propos qu'aussi bien lui que son parti ont tenus ces derniers mois, le chargé de mission juge toujours qu'une coalition fédérale doit jouir d'un large soutien, et qu'elle doit donc impliquer le PS et la N-VA.
"Je m'informe aussi largement que possible mais la meilleure formule pour avoir l'appui de tout le pays pour un gouvernement futur reste une formule dans laquelle ces deux partis prendraient place. Je ne l'ai jamais caché", a dit M. Geens.
L'impossible alliance entre les nationalistes flamands et les socialistes francophones a été au centre des tractations politiques depuis le 26 mai, aussi bien dans le chef des informateurs Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a) que des préformateurs Geert Bourgeois (N-VA) et Rudy Demotte (PS) et des informateurs Bouchez et Coens. Jusqu'a présent, aucune de ces missions n'a été couronnée de succès. Seul l'informateur Paul Magnette (PS) s'est détourné de cette formule pour tenter un arc-en-ciel, éventuellement élargi à un autre parti, sans succès non plus.
Les socialistes continueront à répondre aux invitations qu'on leur adresse mais les points de vue des deux formations semblent toutefois rester inconciliables et n'ont pas évolué en une semaine, soulignait-on lundi après-midi dans les rangs PS. Il n'est pas question de reproduire la politique de la coalition suédoise (libéraux, N-VA, CD&V) qui "a été sanctionnée par les électeurs", ajoutait-on.
A bonne source, l'on apprenait toutefois que M. Geens allait soumettre cette semaine une note aux différents présidents de parti. Parviendra-t-il à construire un pont entre PS et N-VA ou au contraire peut (veut)-il convaincre son parti que la voie est sans issue et qu'il faut examiner la formule "Vivaldi" (socialistes, écologistes, libéraux, CD&V)? 
En cas de blocage persistant, la perspective d'élections anticipées pourrait sérieusement se préciser. Aux yeux de certains partis, les vives critiques du PS à l'égard de la politique budgétaire du gouvernement sortant avaient d'ailleurs un parfum préélectoral.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
IL EST LE SEUL BELGE A ENCORE Y CROIRE

« L'impossible alliance entre les nationalistes flamands et les socialistes francophones a été au centre des tractations politiques depuis le 26 mai »
Koen Geens continue à la croire possible contre vents et marée et les vents ont soufflé fort sur la Vlaamse kust.
C’est compter sans l’entêtement de Magnette et De Wever qui n’en veulent absolument pas. Quant à  la coalition Vivaldi ni le VLD, ni le CD&V ne semblent vraiment en rêver. On aura donc des élections qui ne résoudront rien. 
Les déclarations de Siegfried Bracke en ce sens ne sont-elles pas  comme les prédictions de la pythie de Delphes. Siegfried serait-il dans le secret des dieux du Walhalla nationaliste ?  La voix de son maître, ne serait- ce pas lui par hasard? His Bart’s Voice ?
Et que nous dit cette voix ? >Que des élections sont imminentes.
MG

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