jeudi 12 mars 2020

Coronavirus : en vertu de quoi la Belgique serait-elle différente de l'Italie ?



Carte blanche Le Vif

Un Italien résidant à Bruxelles s'interroge sur la manière dont les Belges, autorités et habitants, gèrent la crise du coronavirus. "On constate que dans l'ensemble les Belges ont très peu changé leur style de vie, comme si les individus et la classe dirigeante belges n'avaient pas conscience du risque qu'ils courent ", écrit-il.
Chers amis belges,
Je vous écris pour poser dix questions urgentes que de nombreux Italiens résidents en Belgique se posent sur l'attitude des autorités et habitants belges vis-à-vis du coronavirus.
Il y a quelques semaines, assez peu de gens en Italie imaginaient se trouver dans une situation pareille. La Chine est loin, peu des personnes y sont allées, la culture est assez différente, la barrière linguistique assez forte, les données pas forcément fiables: bref, on percevait le risque comme reculé et confiné à la Chine, voire à l'Asie. C'était une erreur. Le virus est arrivé d'Allemagne, mais peu importe d'où il est arrivé. Il est arrivé, et on n'était pas préparés.
On sait que le virus est déjà en Belgique. Selon les experts, la Belgique, comme les autres pays d'Europe, a un avantage de 7-10 jours sur la diffusion du virus. Pourtant il semble qu'elle n'agit pas en conséquence. Donc, je me demande:
Q1: en vertu de quoi la Belgique serait-elle particulièrement différente de l'Italie?
Q2: pourquoi la Belgique ne capitalise pas sur l'expérience italienne?
En Italie, malgré les mesures extrêmes qui y ont été imposées, le virus se propage toujours. En Belgique, je constate que les bars et les cinémas sont toujours pleins, que la Foire du Livre, le Friday for Future et la Marche du 8 mars ont été maintenus, et que la Museum Night Fever à Bruxelles est toujours au programme. On constate que dans l'ensemble pas grand-chose n'a changé au style de vie des Belges, comme si les individus et la classe dirigeante belges n'avaient pas conscience du risque qu'ils courent. Je me concentre sur la société belge parce que, même pendant les phases sans gouvernement, il y a toujours une société civile belge, n'est-ce pas? Mais alors,
Q3: est-ce que les Belges ne s'informent pas?
Q4: ou les Belges s'informent, mais ils ne comprennent pas?
Q5: ou ils s'informent, ils comprennent, mais ils s'en fichent?
Q6: ou les Belges ont-ils besoin d'un gouvernement que leur dit ce qu'ils doivent faire?
Habituellement le milieu politique belge déclare partager le principe de précaution, c'est-à-dire la prévention des risques dans un certain domaine, lorsque la science et les connaissances techniques ne fournissent pas de certitudes. Ils appliquent ce principe même dans des domaines hyperétudiés depuis des années par la science (par exemple les OGM). Face à une maladie dont on ne connaissait pas grand-chose il y a deux mois, la logique voudrait une application encore plus stricte de ce principe. Ce que l'on voit, c'est l'inverse: minimisation, mesures très timides et tardives, désintérêt pour les cas en Chine et en Italie.
Q7: la politique belge soutient le principe de précaution, ou plutôt l'utilise à sa convenance selon les acteurs qui la sollicitent? Vous pardonnerez la naïveté de la question...
Q8: quels sont les éléments qui justifient de courir un tel risque?
Dans l'espoir que la propagation du virus restera contenue, et que la Belgique réussira à s'en sortir sans dommages, on gardera l'impression d'un pari hasardeux, et non d'une réaction responsable, organisée, et résiliente de la société belge. Par contre, si le virus cause des dommages plus graves, je crains de connaître déjà les réponses aux dernières questions:
Q9: comment cela a-t-il été possible?
Q10: cela en valait-il le coup?
Cordialement,
Un Italien à Bruxelles (Coordonnées connues de la rédaction)


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PUT THAT IN YOUR PIPE AND SMOKE IT

Un Belge prévenu en vaut deux.
Charles Michel a imposé autrefois à la Belgique un gouvernement avec la NVA. Ce gouvernement a été lâché par la NVA qui refusa de souscrire au pacte de Marrakech. Depuis lors un gouvernement ultra minoritaire dirigé par Sophie Wilmes (désignée par Charles Michel)  expédie , vaille que vaille, les affaires courantes. Le corona virus est tout sauf une affaire courante.  Charles Michel a migré à l’Europe en qualité de président du Conseil.  Répondant à la demande de plusieurs Etats membres, le président du Conseil européen Charles Michel a organisé mardi soir la tenue d’un sommet en visiconférence auquel étaient conviés les leaders des Vingt-sept, les présidentes et président de la Commission, Ursula von der Leyen, de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, de l’Eurogroupe, Mario Centeno, et le Haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell.
Au terme des deux heures trente qu’a duré cette réunion à distance, Charles Michel et Ursula von der Leyen ont expliqué à la presse les quatre domaines prioritaires pour lesquels les Etats membres et les institutions européennes ont décidé d’accentuer leur coordination et leur coopération. Afin d'assurer l'efficacité de ces dernières, la Commission prendra des contacts téléphoniques quotidiens avec les ministres de la Santé et des Affaires intérieurs des Vingt-sept.
On ne peut pas dire que Charles Michel se montre beaucoup plus efficace et réactif à la tête de l’Europe qu’à la tête de la Belgique. Il n’a pas réussi à faire accepter son budget et son voyage à la frontière gréco turque n’a pas réduit la pression migratoire exercée par Erdogan pour faire plier l’Europe.   Charles Michel s’en lave les mains. Il est vrai que c’est là la meilleure recommandation à suivre par les temps qui courent.
MG


VLAAMSE EPIDEMIOLOGE IN ITALIË: “WIE ER NU MEE LACHT, MOET BESEFFEN: STRAKS WORDT HET VEEL ERGER”
Het Laatste Nieuws
 RV "Ik hoorde iemand op de Vlaamse tv zeggen dat het onmogelijk was om iedereen die in Noord-Italië was geweest thuis te zetten. Toen dacht ik: nee, onmogelijk is dat niet. Moeilijk wel. Maar het zou een goeie ingreep geweest zijn" 
 “Wie nu nog lacherig doet over maatregelen om de verspreiding van corona te stoppen, moet beseffen dat het niét gaat over een griepje.” Dat zegt de Vlaamse epidemiologe Iris De Ryck (40). Ze woont en werkt in Italië en ziet hoe het virus behalve 631 doden eist ook een heel land lamlegt. “Ik hoop dat België iets heeft geleerd van Italië.


Aucun commentaire: