jeudi 26 mars 2020

Coronavirus: les mesures de confinement offrent un nouveau souffle à la qualité de l’air en Europe


Les concentrations de dioxyde d’azote ont été divisées par deux à certains endroits.

Belga

La pollution de l’air a fortement diminué en Europe ces derniers jours, en particulier dans les grandes villes où un confinement a été mis en place afin d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus, selon une étude de l’Agence européenne de l’Environnement (AEE) publiée mercredi. Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) ont ainsi été divisées par deux à certains endroits, grâce notamment à la réduction drastique de la pression automobile.
D’après les analyses de l’Agence européenne pour l’environnement, qui a examiné la qualité de l’air de 3.000 sites à travers le Vieux continent, des baisses entre 40 % et 55 % ont été enregistrées la semaine dernière à Barcelone, Madrid et Lisbonne.
La quantité de dioxyde d’azote mesurée à Milan au cours des quatre dernières semaines était par ailleurs inférieure d’un quart à celle d’il y a un an, tandis qu’elle était jusqu’à 35 % moindre à Rome. La semaine dernière, 47 % de dioxyde d’azote en moins ont en outre été émis dans la ville de Bergame, elle aussi durement affectée par la crise sanitaire.
400.000 décès prématurés en Europe chaque année
« Les données de l’AEE donnent une image précise de la baisse de la pollution atmosphérique, notamment en raison de la réduction du trafic dans les villes », a commenté le directeur exécutif de l’AEE, le Belge Hans Bruyninckx. « Cependant, pour résoudre les problèmes de qualité de l’air à long terme, il faut des politiques ambitieuses et des investissements tournés vers l’avenir. En tant que telle, la crise actuelle et ses multiples impacts sur notre société vont à l’encontre de ce que nous essayons de réaliser, à savoir une transition juste et bien gérée vers une société résiliente et durable », a-t-il ajouté.
L’exposition au dioxyde d’azote peut provoquer des troubles respiratoires, des crises d’asthme et un risque accru d’infections. Plusieurs experts ont d’ailleurs averti que les citoyens souffrant de maladies respiratoires pourraient être davantage vulnérables au Covid-19. A l’heure actuelle, il n’est toutefois pas clair si l’exposition continue à la pollution atmosphérique aggrave la condition des personnes atteintes du coronavirus, a indiqué l’AEE, soulignant que des recherches épidémiologiques supplémentaires étaient nécessaires pour répondre à ces questions.
La mauvaise qualité de l’air provoque chaque année environ 400.000 décès prématurés en Europe, d’après l’AEE.


CORONAVIRUS: LA QUALITE DE L’AIR S’EST FORTEMENT AMELIOREE EN BELGIQUE DEPUIS LE CONFINEMENT
LES MESURES DE CONFINEMENT PERMETTENT DE DIMINUER LA POLLUTION DE L’AIR EN BELGIQUE.

EPA
La qualité de l’air s’est fortement améliorée depuis samedi, constate la Cellule Interrégionale de l’Environnement (CELINE) qui attribue ces bons résultats au confinement imposé pour enrayer la propagation du coronavirus mais aussi aux conditions météorologiques favorables.
Les mesures de confinement ne peuvent expliquer à elles seules l’amélioration de la qualité de l’air. « Le télétravail, le chômage temporaire et les restrictions de déplacement jouent certainement un rôle positif mais il est difficile de le quantifier », explique le porte-parole de CELINE, Frans Fierens, selon qui les conditions météorologiques actuelles contribuent également à diminuer les concentrations de polluants dans l’atmosphère. « Il y a beaucoup de vent et nous sommes sous l’influence d’un courant d’air pur en provenance de Scandinavie. Cela joue énormément », ajoute-t-il.
En tout état de cause, il y a moins de dioxyde d’azote (NO2) – un gaz typiquement lié au trafic routier – et de particules fines dans l’air. « Mais il est difficile de déterminer s’il s’agit d’une conséquence du confinement ou de la météo », insiste M. Fierens.
conclut-il.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE FOND DE L’AIR EST PUR
CORONAVIRUS ET CLIMAT ?
En quoi climat et corona sont-ils les deux faces de la même médaille ?
Question oiseuse à première vue. Et pourtant en y réfléchissant un peu on constate que les deux sujets participent d’une même logique, celle de la  complexité. En luttant contre le virus par le confinement, on diminue l’activité économique et son corolaire la mobilité automobile ce qui ipso facto entraine une régénération de la qualité de l’air. Bref : «  les mesures de confinement permettent de diminuer la pollution de l’air en Belgique » Ce qu’il fallait démontrer. » C’est dire que le jour où, on peut l’espérer on reviendra à la normale, les militants  pour le climat auront beau jeu de dire qu’il suffit de diminuer la densité du trafic pour améliorer la qualité de l’air et du climat, en d’autres mots la santé publique. En vérité ils auront raison. Et que fera–t-on de cela… « Si le transport est le principal secteur responsable de la dégradation de l’air, il n’est pas le seul. L’agriculture, l’industrie et le chauffage des bâtiments y contribuent également. « Comme de nombreuses personnes travaillent à domicile et chauffent leur logement, on pourrait penser que cela a un effet négatif, mais il est très difficile de le démontrer pour l’instant » Rien n’est simple ; tout est compliqué ; complexe diront les gens qui se croient instruits…
MG

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