dimanche 15 mars 2020

Le PS ne veut pas changer de Premier ministre en pleine crise


Le Vif

Le PS ne veut pas se lancer dans une aventure politique alors que le pays est confronté à la pandémie de coronavirus. Il n'est pas question de changer de Premier ministre, a-t-il fait comprendre sur Twitter.
"En cas de crise, l'urgence, c'est que tous les responsables politiques fassent passer la santé des citoyens avant toutes autres considérations. Changer de capitaine, en pleine tempête serait, irresponsable. Le bon sens et le sens de l'Etat commandent de ne pas le faire", a déclaré le parti sur son compte officiel.
Ce message est diffusé alors que depuis quelques jours les informations se succèdent sur la mise en place d'un gouvernement d'urgence auquel participeraient les socialistes et la N-VA, mais qui pourrait coûter son poste de cheffe de gouvernement à Sophie Wilmès (MR).
Les présidents de la Chambre et du Sénat travaillent sur l'hypothèse d'un gouvernement d'urgence, où les deux grands partis -PS et N-VA- seraient présents. Selon plusieurs articles de presse, des réunions ont eu lieu. D'après certains médias, le sort de Mme Wilmès la tête du gouvernement fédéral a suscité des frictions. Le PS a clarifié samedi soir sa position: il ne demande pas de changer le Premier ministre.
Qu'en est-il de la N-VA? Samedi midi, le président, Bart De Wever, a appelé à la constitution d'un gouvernement d'une durée d'un an pour faire face à la pandémie et au risque de récession qu'elle entraîne. Les "partis de gouvernement" doivent prendre leurs responsabilités, estime-t-il. Mais il n'en a pas dit plus sur les partenaires ou l'identité du "capitaine". Le scénario d'une alliance rassemblant les socialistes et la N-VA risque aussi de faire grincer des dents au PS. Elle implique l'aval du Bureau politique. Les réticences sont vives à convoler avec les nationalistes, certainement après des mois passés à refuser cette éventualité. En outre, entamer des négociations, mettre sur pied un nouveau gouvernement et composer de nouveaux cabinets ministériels prend du temps. Or, l'urgence sanitaire ne permet pas d'en perdre, soulignait samedi un socialiste.


GRAND BAROMETRE: LA FLANDRE A DROITE, LES FRANCOPHONES BIEN A GAUCHE

Comme les partis centristes, la N-VA n’est pas épargnée par la vague du Belang, désormais à 28 %, selon notre sondage Le Soir-RTL-Ipsos. Côté gauche, le PTB n’a jamais été aussi haut. Les marxistes frôlent les 10 %.
Le Soir
Même si Bart De Wever reste la personnalité préférée en Flandre, son parti, la N-VA, est en baisse constante face au Belang. 
Au nord du pays, une seule tendance claire et nette se confirme de sondage en sondage depuis le 26 mai : les extrêmes sont plus populaires que jamais, selon notre Grand Baromètre Le Soir -RTL Info-Ipsos-VTM- Het Laatste Nieuws . Sur le flanc droit, ce n’est presque plus une surprise : Le Vlaams Belang continue à profiter de la crise politique. On rappellera que Tom Van Grieken fut le premier parti à réclamer de nouvelles élections dès le début de 2020. Logique quand on voit que 28 % des Flamands seraient prêts à voter pour le patron du Belang et ses collègues. À la Chambre, cela se traduirait par huit sièges supplémentaires pour l’extrême droite.
L’envolée du Belang provoque par ricochet la chute de tous les autres partis « traditionnels » flamands. On y inclut désormais la N-VA qui ne pointe plus qu’à 20 %. La vraie surprise de cette vague est la montée du PTB. Les marxistes frôlent les 10 % et sont pratiquement à égalité avec le SP.A. L’arrivée du jeune Conner Rousseau à la tête du SP.A ne semble susciter aucun engouement particulier.
Le CD&V reste la troisième force politique de Flandre, mais loin derrière le Belang et la N-VA. Un retour aux urnes signifierait la perte de deux sièges supplémentaires pour les chrétiens-démocrates à la Chambre. Du jamais vu. Même topo pour le VLD.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE POLITIQUE DOIT ABSOLUMENT  MOUILLER SA CHEMISE
C’EST MAINTENANT OU JAMAIS !
Quand le pays est au bord de la noyade, les vetos et les exclusives  politiciennes deviennent carrément indécents. Il faut négocier tous azimuts pour former en urgence un gouvernement fédéral de plein exercice. 
Quand la panique s’empare des Belges et qu’ils se ruent dans les supermarchés sur le papier toilette et les provisions de bouche, peu importe quel parti se montre allergique à quelle autre formation, il faut y aller franco. 
Quand les écoles suspendent les cours, quand  les cafés et les restaurants sont sommés de fermer, il devient insupportable d’entendre qu'un parti boude une coalition plutôt qu’une autre par caprice tactique et surtout par crainte d’être sanctionné en 2024. Quand on en vient à compter le nombre de lits d'hôpitaux disponibles nous répugnons à entendre que le PS refuse  de gouverner avec la N-VA ou que le CD&V exige que la N-VA soit du prochain gouvernement. 
Quand le pays est paralysé, le politique doit impérativement  mouiller sa chemise, écrit l’éditorialiste du Laatste Nieuws. Constatons que la frêle Sophie Wilmès fait le job avec élégance et ténacité.  Après 292 jours de négociations infructueuses  en vue de la formation d’un nouveau gouvernement, ce sont essentiellement les partis extrêmes qui bénéficient des faveurs des citoyens écœurés. Si on votait demain, le Vlaams Belang serait le vainqueur incontesté avec 28% et le PVDA, le PTB flamand double pratiquement son score du 26 mai.
Ce pays est à bout de souffle, à court d’idées surtout. Mais attention que le fameux article 35 ne sorte demain ses effets.
MG

L’ARTICLE 35, ‘MONSTRE  DU VAN LOCH NESS DE LA POLUTIQUE BELGE ;

D’après Bart Brinckman de Standaard 
Pour Jean-Luc Dehaene, l'article 35 était destiné à calmer les ardeurs des nationalistes flamands. 
Lorsque le pays risque de s'enliser, l'article 35 de la Constitution réapparaît comme par enchantement. Sa genèse et son application a de quoi refroidir les plus  optimistes.
 « Ce que nous pensons pouvoir mieux faire ensemble, nous devons le faire ensemble ». L'article 35 de la Constitution  prône "la règle d'or de la subsidiarité". 
Le vice-Premier ministre et ancien négociateur royal Koen Geens (CD&V) brandit désormais  ce légendaire article 35 comme moyen possible de sortir de la crise politique (et institutionnelle) dans un article de fond paru sur son site web. 
L'article 35  est souvent présenté comme le l'ultime  « deus ex machina ».Restons calmes : les meilleurs constitutionalistes  parlent d'un "monstre du Loch Ness" demeuré une coquille vide jusqu'à ce jour.
QUE DIT LE  35 ?
Le 35 stipule que  "Le gouvernement fédéral n'est compétent que pour les questions qui lui sont expressément attribuées par la Constitution et par les lois promulguées en vertu de la Constitution elle-même. L'article 35 inverse la logique de l'époque : depuis 1970, les compétences sont attribuées aux communautés régions  le reste étant dévolu au gouvernement fédéral, par soustraction. 
 L'article35  inverse cette logique 
Autrement dit : "nous devons faire ensemble uniquement ce que nous pensons pouvoir mieux faire ensemble". Le niveau fédéral aurait  dès lors moins de pouvoirs.
D'OÙ VIENT CET ARTICLE  35 ?
L'article 35 fut un trophée arraché par Hugo Schiltz, figure de proue de la Volksunie ancêtre de la NVA. Il est issu des accords de la Saint-Michel (la quatrième réforme de l'État) 
C'était l’indice ultime que la Belgique allait irrémédiablement  évoluer d'un État fédéral à un État confédéral. 
Mais cet article 35 n'a jamais été appliqué. Son inventeur Jean-Luc Dehaene (CD&V) pensait que c'était le lubrifiant idéal pour apaiser les nationalistes flamands. Dans ses mémoires, il se montre  plus sceptique : « Ce n'est que si la méthode actuelle est usée jusqu’à la corde  que le 35 peut constituer une alternative".
ET DONC
Les conclusions de Vuye et Wouters semblent claires. "L'article 35 est peut paraître  inutile, mais la philosophie qui le sous-tend ne l'est sans doute pas. Nous devons en effet décider ensemble où nous voulons finalement atterrir. Nous devons en effet fixer ensemble les domaines où nous voulons aboutir. Nous devons dégager l'objectif que les deux protagonistes s'efforcent d'atteindre, plutôt que de vouloir rapprocher l'irréconciliable ce qui ne fait que  générer des monstres institutionnels".
ET POUR LE RESTE
Le CD&V semble désormais   vouloir adopter la philosophie de l'article 35 pour sortir de l’imbroglio actuel.  Pas sûr du tout  que les francophones soient si enthousiastes  sur le  sujet. 
Tout cela doit être minutieusement  préparé et finement  négocié. 
En outre, cette approche requiert l'unanimité du côté flamand relativement à l'objectif ultime. Le gouvernement flamand souhaiterait  que le Parlement flamand prépare une telle réforme de l'État dans ce sens . Mais pour l'instant, la commission qui doit s'occuper de cette question n'est pas encore opérationnelle .  Il a été décidé d'attendre la formation d'un gouvernement fédéral....
Bart Brinckman est rédacteur en chef de la Wetstraat chez De Standaard.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ARTICLE 35

La droite nationaliste flamande a le vent en poupe et elle le sait.
"La mission du Vlaams Belang pour 2024  est claire: nous devons devenir et nous deviendrons de loin le plus grand parti de ce pays". Si cela réussit, dit M. Van Grieken dans son interview  avec HLN , "alors ce sera  à nous de jouer". Nous serons le parti politique dominant". La Belgique est avertie. »
Il ne fait aucun doute qu’au prochain scrutin fédéral, le Belang deviendra premier parti de Flandre et de Belgique. On pourra bien sûr et on ne s’en privera pas évoquer  le cordon sanitaire pour éloigner l’intrus. La situation est critique et l’avenur du pays est engagé.
WALLONIË
In Wallonië is de PVDA de grote stijger. De marxisten halen daar nu 18,6 procent van de stemintenties, bijna 5 procentpunt hoger dan het resultaat in mei. Ecolo lijkt dan weer wat van haar pluimen te verliezen. De groenen peilen weliswaar op 15,5 procent, ruim een halve procentpunt meer dan in mei, maar boeken wel verlies in vergelijking met de peiling van 17,2 procent eind vorig jaar. De MR houdt stand, met 19,6 procent in de peilingen tegenover 20,5 procent in mei.
Dat geldt ook voor de PS, die met Elio Di Rupo de Waalse minister-president levert. De Franstalige socialisten peilen op 25,5 procent, een sprongetje van 1,7 procentpunt in vergelijking met de peiling van december. De linkse partijen - PS, Ecolo en PVDA - halen in Wallonië nu samen virtueel bijna 60 procent van de stemmen. De humanisten van cdH peilen op 7,5 procent, meer dan 3 procentpunt minder dan in mei. DéFI komt voor het eerst sinds lang weer boven de virtuele kiesdrempel, met 5,1 procent.

BRUSSEL
De Brusselaars hebben Ecolo dan weer ingeruild voor PS als grootste partij. De PS haalt er virtueel 20,5 procent van de stemmen, in vergelijking met 20 procent in mei. Ecolo haalde in mei nog 21,6 procent maar moet het nu met iets meer dan 20 procent van de kiesintenties doen. De liberalen van MR blijven min of meer status quo met 17,6 procent van de kiesintenties, net als PVDA met 12,2 procent en DéFI met 10 procent. Het cdH tot slot zakt onder de kiesdrempel met 3,8 procent.
ALLE DRUK OP MAGNETTE NA ONTMOETING MET DE WEVER
Kan de PS het zich nog veroorloven om zich te blijven verzetten tegen een noodregering met de N-VA? De voorzitters zaten de afgelopen dagen nog samen, maar een samenwerking ligt nog altijd bijzonder gevoelig.

CORONA KAN TURBO ZETTEN OP FEDERALE FORMATIE
(belga)
Joachim Coens wil tegen maandag een ‘coalition of the willing’. Door de coronacrisis liggen alle opties opnieuw op tafel. En het moet snel gaan. De speeltijd is voorbij. Het coronavirus veroorzaakt niet alleen een gezondheidscrisis, de economische crisis kan nog veel harder toeslaan. Het federale budget kleurt bloedrood. En het ergste moet nog komen. De groeicijfers kunnen op de schop, een recessie dreigt en onnoemelijk veel bedrijven en burgers dreigen in moeilijkheden te komen.

De escalerende gevolgen van het coronavirus maken koninklijk opdrachthouders Patrick Dewael (Open VLD) en Sabine Laruelle (MR) zeker niet werkloos. Zij zetten hun gesprekken voor de vorming van een nieuwe federale regering voort. CD&V-voorzitter Joachim Coens hoopt dat er tegen maandag een ‘coalition of the willing’ op de been kan worden gebracht. Hij spreekt over een ‘beperkt maar slagkrachtig kabinet’ en benadrukt dat hij enkele weken geleden al wees op de noodzaak van een ‘coronaregering’.
'Er is een noodregering nodig, er is nood aan een regering'. Dat zeggen de voorzitters van CDH, Maxime Prévot, en Défi, François De Smet, donderdag in een gezamenlijk persbericht. De twee voorzitters pleiten voor een regenboogcoalitie (groenen, liberalen en socialisten) aangevuld met één van hun partijen.
'De situatie is buitengewoon ernstig en vraagt snelle oplossingen. Een economische crisis, dramatische financiële vooruitzichten, een pandemie, een mogelijke migratiecrisis: in de recente geschiedenis heeft ons land nooit met zo'n verzwakte regering het hoofd moeten bieden aan zo'n uitdagingen. We kunnen niet langer wachten', zeggen Prévot en De Smet.
COENS: 'TOESTAND IS DERMATE ERNSTIG DAT PARTIJEN GEEN VETO'S KUNNEN STELLEN'
'De toestand van het land is dermate ernstig dat het mij bizar lijkt dat partijen veto's kunnen stellen om aan tafel te komen', zei Coens in Terzake, enkele uren nadat de koning de opdracht van de koninklijke opdrachthouders Patrick Dewael (Open VLD) en Sabine Laruelle (MR) met een week had verlengd. 'We hebben gezegd dat het niet kan dat nu a priori een Vlaamse meerderheid onmogelijk zou zijn. Het kan niet om die partijen nu niet uit te nodigen.'


OPDRACHT PATRICK DEWAEL EN SABINE LARUELLE VERLENGD
De koning heeft de opdracht van Patrick Dewael en Sabine Laruelle met een week verlengd 'om snel een regering te vormen'. Op 16 maart brengen ze hun eindverslag uit.
 De christendemocraten blijven eisen dat een federale regering een meerderheid aan Vlaamse kant heeft.
Ook Mark Eyskens benadrukt dat N-VA en PS hun verantwoordelijkheid moeten nemen, 'zeker in deze tijden van coronavirus'. 'Een Vlaamse meerderheid van democratische partijen is essentieel. We moeten toch een poging doen om België weer te doen functioneren, maar daarvoor moeten de twee belangrijkste partijen mee doen.'
. GEENS: NIEUWE REGERING MOET MENU EN KALENDER HEBBEN VOOR STAATSHERVORMING
In een tekst op zijn website pleit Koen Geens (CD&V) voor een nieuwe staatshervorming. Bij de regeringsvorming moeten al sluitende afspraken gemaakt worden over wat er moet worden hervormd, hoe dat wordt aangepakt en wie aan het stuur van die hervorming zit. Ook een kalender moet worden afgesproken.
Geens is het oneens met politici die zeggen dat er dringendere dingen zijn dan een staatshervorming. Alle grote staatshervormingen zijn ontstaan uit een crisis en ook nu beleven we een crisis van de structuren van ons land, stelt hij.
Het is de architectuur van het systeem die niet aangepast is', zei hij op Radio 1. Zo noemt Geens het heel vervelend dat een partij uit één deelstaat klaar en duidelijk kan weigeren om met een andere partij een regering te vormen. (Een verwijzing naar de PS die incontournable is op federaal vlak en dus de N-VA kan uitsluiten.)
Voor de nieuwe staatshervorming kijkt Geens naar artikel 35. Op dit moment heeft ons land een structuur waarbij helder wordt gezegd welke bevoegdheden de deelstaten hebben en al de rest is federaal. Artikel 35 draait dat om: je bepaalt wat federaal blijft en al het overige is deelstaat-materie.
Op zijn site verwoordt Geens het zo: 'België moet vandaag opnieuw de moed vinden om vijftig jaar toekomst te creëren, zoals het dat deed tussen 1970 en 1980. Dat was nochtans één van de economisch en budgettair moeilijkste periodes die het land ooit gekend heeft. Wat we nodig hebben is een duidelijk afgesproken menu, een strakke kalender en een helder proces
Maar die politieke wil zal er ook moeten zijn bij de regeringen, de partijvoorzitters en in de parlementen. Ondersteund door de academische wereld, het middenveld en de bedrijfswereld.'
Overigens blijft Geens hopen dat N-VA en PS mekaar nog vinden. Maar of de tijd daar nu al rijp voor is, weet hij niet.
FRANCKEN: 'PS EN N-VA MOETEN EEN AKKOORD VINDEN'
'We moeten een akkoord vinden met PS, want wij zijn de twee grootste partijen van het land', zei voormalige staatssecretaris Theo Francken (N-VA) aan LN24. 'We moeten elkaar niet leuk vinden, maar we moeten professioneel blijven', vindt hij. 'We hebben acht maanden lang onderhandeld met PAul Magnette en Elio Di Rupo, en dat verliep altijd correct omdat we wisten dat we moeten samenwerken.'

'Mensen die denken dat N-VA gaat inkrimpen en dat PS gaat verdwijnen vergissen zich. We moeten onze verantwoordelijkheid nemen.'
Een minderheidsregering is volgens Francken risicovol voor de stabiliteit van het land. 'Maar daar maak ik me geen zorgen over', zegt hij. Francken blijft pleiten voor het confederalisme.
Het Laatste Nieuws

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