jeudi 12 mars 2020

Lippens furieus over aanpak coronacrisis•

• Knokke-Heist
“Als het moet, sluit ik nog deze week alle restaurants en winkels in Knokke-Heist”: Lippens furieus over aanpak coronacrisis
KNOKKE-HEIST “Als niemand een beslissing durft nemen in dit land, dan doe ik het wél. Het is een onkundige bende. Als het moet, sluit ik ook nog alle restaurants en winkels.” Burgemeester Leopold Lippens (GBL) van Knokke-Heist is niet opgezet met de manier waarop de overheid de coronacrisis aanpakt. Daarom zet hij zijn kustgemeente tot eind april bijna volledig in lockdown. 
Woedend, is burgemeester Lippens. De graaf pikt het niet langer hoe de coronacrisis wordt aangepakt en neemt met een burgemeestersbesluit het heft in eigen handen. “Waarom is Italië momenteel afgesloten, denk je? Omdat daar iemand aan de leiding staat die wél beslissing durft te nemen”, aldus Lippens. “In de pers verschijnt constant hoeveel nieuwe besmettingen er zijn en hoeveel mensen er sterven aan het virus. Ik doe daar niet aan mee en neem mijn verantwoordelijkheid wél op. In dit land neemt niemand een beslissing. Op politiek niveau is het een onkundige bende. Ze nemen geen enkele verantwoordelijkheid.”
Volgens Lippens zijn drastische maatregelen dan ook nodig. “Als het moet, sluit ik in Knokke-Heist ook nog alle winkels en restaurants. Misschien zelfs deze week nog. We zitten in een crisissituatie. De mensen moeten binnenblijven”, zegt de graaf nog.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE BON SENS DU VIEUX MAIRE

Il ne craint pas à son âge de ne pas être réélu. En revanche, à son âge il redoute d’être infecté et on peut le comprendre. Il sait qu’il aura toujours le vent en poupe, alors il ose ce que Sophie Wilmes n’ose pas : décréter le couvre feu, comme en Italie et comme entemps de guerre  car on est en guerre contre ce puissant virus.
Bravo Lippens  et honte à ce gouvernement fédéral de bras cassés pusillanime et irresponsable qui nous prépare une hécatombe.
MG

CORONAVIRUS : L'HEURE EST A L'UNION NATIONALE ET EUROPEENNE
Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express
Le " lockdown " s'impose en Belgique comme dans d'autres pays européens. Les petits jeux politiciens et la sous-évaluation de l'épidémie doivent cesser. Le moment est historique.
Fermetures des écoles, des crèches, des universités, des lieux culturels doivent rapidement être décidées pour accompagner les interdictions de visite dans les maisons de repos et des rassemblements de plus de mille personnes, un seuil qui doit être ramené à cent personnes. Tout cela est inéluctable au vu de la poursuite de la propagation du virus. Il serait incompréhensible que ce ne soit pas le cas.
Le Conseil national de sécurité, qui réunit en Belgique autorités fédérales et entités fédérées, doit annoncer incessamment ces mesures renforcées. Nos mesures, drastiques, doivent atteindre le niveau de celles prises dans des pays aux dimensions comparables : Irlande, Danemark, Pays-Bas... Faute de pouvoir confiner certaines zones, comme le rappelle régulièrement la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open VLD), la Belgique doit agir sur l'ensemble de son territoire. Il est plus que temps d'agir fermement, maintenant, faute de quoi notre système de santé risque d'être rapidement dépassé. Les syndicats médicaux rappellent qu'ils en ont marre de l'inaction des autorités.
Que trois choses soient claires.
L'heure est à l'unité nationale en Belgique. Les petits jeux politiciens doivent cesser, de même que les dialogues de sourds. Ces derniers jours, les petites polémiques publiques entre la N-VA et le fédéral ont pollué la gestion de la crise : c'est insupportable. Les décisions ou réticences à l'emporte-pièces des autorités locales n'ont pas lieu d'être. S'il viendra un temps pour réformer l'Etat, la gestion de la crise doit pour l'heure être uniquement entre les mains du Conseil national de sécurité fédéral, qui rassemble le gouvernement Wilmès et les autorités fédérales. De même, le dialogue social entre autorités et organisations de la santé (médecins, hôpitaux, infirmiers, maisons de repos) est vital après les malheureux épisodes des masques manquants. Que notre système de santé saute et la catastrophe risque d'atteindre une ampleur inédite.
L'heure est à la coordination européenne. Le président français, Emanuel Macron, s'adresse ce soir à sa population. Plusieurs pays prennent des décisions globalement des mesures semblables. Mais l'Autriche ou la République tchèque ont déjà décidé de fermer des frontières. Plus que jamais, l'Union européenne doit se serrer les coudes face à cette menace. Il s'agit d'être solidaire face à l'Italie en première ligne, avec la nécessité absolue de venir en appui de son système de soins. De se montrer ferme face aux Etats-Unis de Trump qui se la jouent cavalier seul. Mais aussi de veiller à la cacophonie et de répéter que la fermeture des frontières n'arrêtera pas le virus.
Enfin, ne sous-estimons pas ce mal. Le coronavirus, répètent les experts et ceux qui l'ont côtoyé en Italie, n'est pas une "mauvaise grippe", il est bien plus méchant que cela. Seule notre action collective pourra en venir à bout ou du moins en éviter de trop graves dommages. Au-delà d'une médiatisation certes intense, certains ont eu tendance à minimiser le risque ou à considérer que des mesures à l'italienne ne seraient pas nécessaires chez nous. Nous sommes désormais au pied du mur. Le moment, à vrai dire, est historique.

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