dimanche 12 avril 2020

En plein confinement, un jeune se crashe en voiture à Lasne... après un apéro chez des amis



La Libre Belgique

Un jeune de 22 ans s’est pris un poteau en rentrant chez lui, après un barbecue entre amis, en ayant bu et surtout en plein confinement…
Le confinement ? Certains inconscients n’en ont manifestement pas entendu parler. Ou bien ils se croient au-dessus des lois et préfèrent faire courir des risques à bon nombre de personnes. C’est un peu le sentiment ressenti par Pierre Mévisse, l’échevin lasnois des Travaux, qui a dû se rendre sur les lieux d’un accident de voiture qui s’est produit à Lasne vers 2h30 du matin, dans la nuit de vendredi à samedi.
« Stupeur sur place, il s’agissait d’un jeune écervelé qui rentrait d’un apéro chez des amis lasnois et qui rentrait sur une commune du Brabant wallon. C’est complètement inconscient. Ce jeune homme a pris sa voiture, a quitté sa commune (NDLR, il ne réside pas à Lasne, ni aux alentours directs), s’est rendu chez nous, a participé à un « apéro » d’après ses dires mais vu l’heure c’était surement un barbecue, n’avait certainement pas bu que de l’eau, roulait trop vite et a finalement eu un accident… Bref, il a bravé toutes les interdictions et surtout celles mises en place actuellement. Incroyable et il n’a plus 17 ou 18 ans. »
Surtout que ce jeune inconscient a fait courir des risques à bien d’autres personnes. « Je ne juge personne qui rentre tard après une soirée, qui boit un ou plusieurs verres, qui a un accident, tout cela n’est pas de ma compétence, conclut Pierre Mévisse. Seulement le confinement n’est pas respecté. Heureusement, il n’était pas blessé donc les ambulanciers ont déjà ont pu rester chez eux, mais les policiers ont été mobilisés, de même qu’ORES (pour stabiliser un poteau électrique)… Tout ça pour des cons, il n’y a pas d’autre mot… »


LE DECES D'UN JEUNE APRES UNE COURSE-POURSUITE AVEC LA POLICE PROVOQUE UNE VIOLENTE EMEUTE A ANDERLECHT : 43 PERSONNES ARRETEES

Des émeutes ont éclaté dans le quartier de Cureghem à Anderlecht ce samedi. De nombreux habitants sont sortis dans les rues de la commune pour protester suite au décès d'un jeune homme lors d'une course-poursuite avec la police vendredi soir. Quarante-trois personnes ont été arrêtées.


UNE FAMILLE QUI PIQUENIQUAIT SUR L’HERBE A LA DODAINE N’A PAS ACCEPTE L’INTERVENTION PREVENTIVE DU MAÏEUR.

Ce samedi après-midi, alors qu’il se trouvait dans le parc de la Dodaine, le bourgmestre Pierre Huart a vu qu’une famille s’était installée sur l’herbe à proximité de la plaine de jeux. Un « déplacement » qui n’avait rien d’essentiel. S’il est tout à fait autorisé de se promener avec des enfants lorsqu’on est en famille, les directives visant à limiter la propagation du coronavirus n’autorisent pas de rester statique très longtemps, et encore moins de piqueniquer dans l’espace public.
Du reste, deux enfants de cette famille s’amusaient sur les jeux de la plaine, alors que ceux-ci aussi sont interdits et que des rubans-balises matérialisent cette interdiction.
Sauf que la mère de famille n’a pas apprécié l’intervention maïorale. La famille ne venant pas de Nivelles, elle ne connaissait visiblement pas le bourgmestre et a remis en cause sa qualité. On est ensuite passé aux injures, puis carrément aux menaces, alors que plusieurs témoins ont assisté à cette scène.
Finalement, la police a été appelée sur place et a dressé un procès-verbal. Le bourgmestre a également fait acter par les policiers les injures et les menaces dont il a été l’objet.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES CONFINES ET LES CONS FINIS



Ces trois incident  lamentables,  dont deux mortels,  illustrent tragiquement que le confinement par temps de printemps radieux échauffe les esprits au point de provoquer des drames. Tout le monde n’a pas le génie de Kroll pour convertir en humour notre frustration d’enfermement.  Il va falloir hélas s’attendre à d’autres incidents de ce genre pendant les vacances de Pacques qui seront tout sauf des vacances. Il est clair qu’il  faut apprendre à vivre autrement mais cela ne sera pas évident pour tout le monde. Il va falloir pratiquer dans notre monde de « speedés » cette vertu peu répandue qu’est la patience. 
À l’étrangeté de notre vie actuelle s’ajoute un paradoxe. Si l’on en croit le Figaro, il faudrait que plus de la moitié de la population ait été atteinte du Covid-19 pour que le virus soit neutralisé. Le pays serait alors immunisé et la vie de tous les jours pourrait enfin reprendre ses droits. Cet horizon paraît très lointain, puisque le confinement vise au contraire à protéger le plus de personnes possible. Pour sortir de ce trou noir, du chacun chez soi, éviter un hara-kiri économique et une catastrophe psychologique générale, il n’existe qu’une solution: un traitement. Le trouver exige sans doute moins de temps que la découverte d’un vaccin. La fin du cauchemar est suspendue à cette condition.
Une course contre la montre est engagée sur ce front. Les laboratoires mettent les bouchées doubles. Jeudi dernier,le Président  Macron enfile un masque pour rencontrer le célèbre microbiologiste Didier Raoult,  à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille.
Les débats  à propos de la chloroquine divisent la communauté scientifique, mais attisent la curiosité de l’opinion publique. Faut-il voir dans ce déplacement présidentiel, monté la veille dans le plus grand secret, le signe d’une évolution imminente de l’exécutif sur la chloroquine, dont l’usage est encadré par un décret restrictif?
Patience est belle !
MG

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