samedi 11 avril 2020

Voici les étapes probables d'un futur déconfinement en Belgique



Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express

Les exemples italien et autrichien, ainsi que des avis d'experts, permettent de se faire une idée de la façon dont nous pourrions sortir de la crise. Le débat commence.
Le déconfinement n'est pas pour demain. La nécessité de rester chez soi est confirmée jusqu'au 19 avril. La décision de prolonger cette période jusqu'au 3 mai sera en outre sur la table du prochain Conseil national de sécurité, la semaine prochaine, et il est fort probable que ce sera le cas. Mais le groupe d'experts mis en place par le gouvernement fédéral pour préparer le déconfinement a entamé ses travaux. Certains pays européens préparent cette sortie de crise - l'Autriche et l'Italie en tête - et cela donne une idée des balises qui devraient l'encadrer chez nous. Sans oublier les débats difficiles que cela risque de poser.
UN DECONFINEMENT PAR ETAPES
La principale certitude, c'est que le déconfinement se fera progressivement. Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a pris tout le monde de vitesse en annonçant un début de déconfinement à partir du 14 avril, mais il se fera graduellement pendant un mois et demi au moins.
En Italie, le chef de la protection civile, Angelo Borrelli, a aussi évoqué le 16 mai comme date possible d'entrée dans une "phase 2", synonyme de "coexistence avec le virus". Le plan en cinq points du ministre italien de la Santé met lui aussi en place une évolution graduelle.
L'épidémiologiste Annemie Vandamme (KU Leuven) soulignait dans une interview récente qu'il serait sage de prévoir trois à quatre semaines entre chaque phase afin de s'assurer que la phrase précédente n'a pas favorisé la propagation du virus. "Revenir à une vie totalement normale? Pas avant six mois!", dit l"épidémiologiste Marius Gilbert (ULB) à La Libre ce mercredi.
LE PORT DU MASQUE GENERALISE
En Autriche, le port du masque sera obligatoire dans les transports publics, les magasins et même dans les écoles. Il était d'ailleurs quasiment généralisé et des experts mettent en avant cette singularité comme une des raisons d'une mortalité moindre dans ce pays - en plus des caractéristiques géographiques et démographiques. Le port généralisé du masque est prévu en Italie et il est déjà d'application dans certaines régions, dont la Lombardie.
La Belgique pourrait suivre la même voie. Mais le débat sur le masque, chez nous, reste dantesque. Il fut d'abord question de la pénurie pour les masques de protection du personnel soignant, qui reste partiellement un souci, et de l'incapacité, dès lors, d'imaginer un masque pour tous. Une obligation à venir ? La ministre de la Santé, Maggie De Block, continue de soutenir la position de l'Organisation mondiale de la santé selon laquelle le masque n'est pas une priorité: il ne peut venir qu'en complément d'une hygiène parfaite des mains et de la distanciation sociale. Ce débat-là, sur les réseaux sociaux, devient virulent. Dans les faits, le port du masque s'étend de plus en plus en Belgique comme ailleurs.
LA "DISTANCIATION SOCIALE SCRUPULEUSE DANS LES LIEUX DE VIE ET DE TRAVAIL"
C'est prévu en Italie, en Autriche et chez nous déjà. Cette évidence devra toutefois subir l'épreuve progressive du déconfinement et de la fréquentation plus importante des lieux. Des systèmes D devront être inventés.
UNE PHASE DE TEST A GRANDE ECHELLE
C'est une nécessité pour permettre une reprise des activités en toute sécurité. Mais l'évidence se heurte à la réalité du nombre. La capacité de dépistage en Belgique était très limitée, comparativement à l'Allemagne par exemple. Des efforts ont été faits, mais elle reste actuellement de 10.000 tests par jour, qui seront utilisés pour effectuer des tests approfondis dans toutes les maisons de repos du pays, ont annoncé les ministres compétents ce mercredi.
Dans un avenir proche, des tests sérologiques viendront s'ajouter, pour contrôler si le système immunitaire a développé des anticorps au virus. Mais l'accompagnement du déconfinement par un testing à plus large échelle risque de susciter encore bien des joutes politiques.
UN DISPOSITIF D'HOPITAUX SE CONSACRANT AU CORONAVIRUS
Ceux-ci resteront ouverts après la crise pour empêcher un éventuel retour du virus. C'est prévu en Italie. Chez nous, un tel système était déjà en vigueur et ne devrait pas poser le moindre souci.
LA MISE EN PLACE D'UNE APPLICATION SUR SMARTPHONE, SUR LE MODELE SUD-COREEN OU ISRAELIEN.
Un tel système donne la possibilité de cartographier les mouvements des malades diagnostiqués. Soit en géolocalisant précisément, soit en référence à des relais aux alentours du smartphone concerné. Chez nous, les données téléphoniques servent aujourd'hui à analyser les mouvements de population et permettront de créer des outils d'aide à la décision pour la gestion épidémiologique.
Des scientifiques belges, dont le célèbre épidémiologiste Marc Van ranst, ont toutefois mis en garde contre l'utilisation élargie à des applications de type coréen en Belgique, contestant leur efficacité réelle et mettant en garde contre les dangers pour les libertés individuelles. Un débat sensible.
LA REPRISE TRES GRADUELLE DES ACTIVITES
Chez nous, les écoles pourraient être les premières à rouvrir leurs portes. Un débat avait d'ailleurs eu lieu, au début du confinement, sur l'opportunité de les fermer car c'est là que pourrait se générer une forme d'immunité à la maladie. En Autriche, dans un premier temps, seuls les petits commerces de moins de 400 mètres carrés, les magasins de bricolage et les jardineries seront ouverts. En Italie, les premières activités qui devraient reprendre sont celles liées à la chaîne d'approvisionnement alimentaire et pharmaceutique. Ce sera ensuite le tour des commerces sans contact direct avec la clientèle (réparateurs, fabricants d'objets à domicile...). Viendront après les magasins dans lesquels les clients sont en contact avec les vendeurs, ainsi que les coiffeurs et esthéticiennes.
Horeca et grands rassemblements figurent en queue de liste. Une certitude : les bars, restaurants, discothèques ou salles de sport seront les derniers à rouvrir et, le moment venu, il est probable que leurs propriétaires devront prévoir une distance de sécurité d'au moins un mètre entre leurs clients de même qu'avec leur personnel. En Autriche, les grands rassemblements restent interdits jusque fin juin. Les festivals de l'été, en Belgique, seront probablement annulés, comme ne cesse de le rappeler le ministre fédéral de l'Intérieur, Pieter De Crem.
LES DEPLACEMENTS
En Italie, les transports publics devront maintenir une fréquentation basse, grâce à des contrôleurs chargés de faire respecter une distance entre les passagers en n'utilisant qu'un siège sur deux ou en ne laissant monter qu'un nombre limité de personnes à bord des bus, des rames de métro ou des trains. La reprise des fréquences habituelles, chez nous, devrait se faire aussi graduellement.
REOUVERTURE DES FRONTIERES ET AUTORISATION DE VOYAGER
Selon les experts, ce sera sans doute l'ultime étape du déconfinement, a fortiori dans le cadre d'une pandémie qui touche tous les pays où elle évolue à des rythmes variables. Il est encore trop tôt pour le prédire avec certitude, mais la probabilité est grande que les vacances d'été soient limitées pour nous, du moins en partie, au territoire de la Belgique.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« ON NE CONTROLE RIEN, SAUF SON ETAT D'ESPRIT ET SON ATTITUDE »

Nous vivons depuis des semaines et pour des mois encore dans l’obsession du corona virus. C’est une épreuve collective sans précédent sauf pour ceux, devenus rares, qui ont connu la guerre. C’est surtout une épreuve individuelle très étrange, un test de caractère d’un genre tout à fait nouveau. Qui suis-je face au visage masqué d’autrui mais surtout face à  moi-même. Qui sont mes proches, me sont ils aussi proches qu’ils pourraient, que je voudrais ? Que suis-je pour eux en vérité ? Le papier tournesol révélait au cours de chimie ce qui était acide et ce qui était basique. 
Cette crise nous révèle désormais ce qui est basique, essentiel.
Qui est plus important : mon banquier, mon assureur, mon parlementaire, mes ministres, mon avocat ou mon médecin, l’infirmière qui l’assiste, la caissière, qui pointe mes achats de survie, les éboueurs qui évacuent mes déchets, le facteur qui m’apporte les petits paquets? Qui sont tous ces gens qui font tourner à minima  ce qui fait encore société. Et que veut dire au juste l’expression « faire société ». Ces questions tournent en boucle,  on ne se les était jamais posées et voilà qu’elles s’imposent dans le silence d’un printemps sublime qui nous fait découvrir dans le grand silence  le chant amoureux des oiseaux.
Reste à savoir comment, le confinement terminé, se fera le retour à la normale ? Normal, qui obéit à la norme. Quelle norme ? Qui fixe les normes ? C’est quoi ces normes qui conditionnent notre quotidien : tu gagneras ton salaire à la sueur de ton front, tu aimeras ton prochain comme toi-même. S’aimer soi-même, la belle affaire. Une famille tu fonderas, la société attend cela de toi. Tes enfants avec amour tu élèveras. Mais pour quel avenir, je vous le demande. Deux à trois fois par an en vacances tu iras. En voiture électrique ou à vélo tu circuleras pour préserver le climat. Sainement et bio tu mangeras. Tes impôts sans  renâcler tu paieras. L’autre sexe tu respecteras, l’étranger tu honoreras. L’éthique toujours et partout tu respecteras…On continue ?
MG


 LES NOUVELLES REGLES EN BELGIQUE...  ESSAYONS DE VOIR CLAIR...
EURO SYNERGIES
1. Vous ne pouvez pas quitter la maison en principe, mais si vous en avez besoin, vous pouvez quand même.
2. Les masques ne servent à rien, mais il faudrait peut-être en porter, ça peut sauver.
3. Les magasins sont fermés, sauf ceux qui sont ouverts.
4. Il ne faut pas aller dans les hôpitaux, sauf s'il faut y aller, même chose pour les médecins, il ne faut y aller qu'en cas d'urgence A CONDITION que vous ne soyez pas malade (?!?)
5. Ce virus est mortel, mais pas trop effrayant néanmoins, sauf que si parfois, en fait ça va être une catastrophe planétaire.
6. Les gants n'aideront pas, mais ils peuvent aider quand même.
7. Tout le monde doit rester à la MAISON, mais il est important de SORTIR
8. La nourriture dans le supermarché ne manquera pas, mais il y a plein de choses qui manquent si vous y allez en fin de journée mais ll ne faut pas y aller le matin.
9. Le virus n'a pas d'effets sur les enfants sauf sur ceux sur qui il en a...
10. Les animaux ne sont pas atteints, mais il y a malgré tout un chat qui a été testé positif en Belgique en février, quand on ne testait encore personne, mais ce chat oui ?!?
  11. Vous aurez de nombreux symptômes si vous êtes malade, mais vous pouvez aussi tomber malade sans symptôme, avoir des symptômes sans être malade ou être contagieux sans symptôme. Ah ? Bref ???
12. Pour ne pas être malade, vous devez bien manger et faire du sport, mais mangez malgré tout ce que vous avez sous la main et c'est mieux de ne pas sortir, enfin si, mais non...
13. Il est préférable de prendre l'air, mais vous serez très mal vu si vous allez prendre l'air, et surtout n'allez pas dans les parcs, ou alors sans vous asseoir, sauf que maintenant si, vous pouvez si vous êtes vieux (à quel âge on est vieux ?!?) mais pas trop longtemps ou enceinte (mais pas vieille).
14. Vous ne pouvez pas aller chez les personnes âgées, mais vous devez vous en occuper et apporter des courses et des médicaments.
15. Vous ne pouvez pas sortir si vous êtes malade, mais vous pouvez aller à la pharmacie. Pour les soignants, même avec de la température, vous pouvez travailler, allez, pas plus de 38°C... 37,9 c'est pas grave, sauf si vous n'êtes pas soignant.
16. Vous pouvez commander la livraison de plats préparés qui l'ont peut-être été par des personnes qui ne portaient ni masques ni gants. Mais il faut laisser décontaminer vos courses pendant 3 heures dehors.
17. Chaque article ou interview inquiétant commence par les mots "Je ne veux pas semer la panique, mais...".
18. Vous ne pouvez pas voir votre mère ou votre grand-mère âgées, mais vous pouvez prendre le taxi et rencontrer un chauffeur de taxi âgé.
19. Vous pouvez vous promener avec un ami mais pas avec votre famille si elle ne vit pas sous le même toit
20. Mais on vous dit que se promener avec la bonne "distanciation sociale" n'est pas dangereux alors pourquoi on ne peut pas se promener avec d'autres amis ou de la famille (un à la fois) si on est dehors à la bonne distance
21. Le virus reste actif sur différentes surfaces pendant deux heures, non, quatre, non, six, non, on a pas dit des heures, c'est peut-être des jours ? Mais il a besoin d'un environnement humide. Oh non, en fait pas nécessairement.
22. Le virus reste en suspensions dans l'air enfin non, ou oui, peut-être, surtout dans une pièce fermée, en une heure un malade peut en contaminer dix, donc si ça tombe tous nos enfants ont déjà été contaminés à l'école avant qu'elles ferment ?
23. On compte le nombre de morts mais on ne sait pas dire combien de personnes sont infectées, puisque jusqu'ici on a testé que ceux qui étaient "presque morts" pour savoir si c'était de ça qu'ils allaient mourir...
24. On n'a pas de traitement sauf qu'il y en a peut-être un, qui n'est apparemment pas dangereux sauf si on en prend trop (ce qui est le cas de tous les médocs, non ?)
25. On devrait rester confinés jusqu'à la disparition du virus mais il ne va disparaître que si on arrive à une immunité collective et donc à condition qu'il circule... et pour ça il faut qu'on ne soit plus confinés...
Bref, tout est clair sauf que rien n'est clair, on nous parle d'un confinement de 15 jours puis peut-être de six mois, on lit et on entend tout et son contraire aux infos et sur les réseaux mais... il faut RESTER ZEN les amis, c'est nécessaire pour notre système immunitaire. 
Alors, allez dehors, respirez - si vous le pouvez - et contemplez l'éclosion du printemps...
et surtout gardez votre sens de l'humour...
On a compris, ON NE CONTROLE RIEN, sauf son état d'esprit et son attitude : Keep calm and BE HAPPY (malgré tout) !!!

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