samedi 9 mai 2020

États-Unis: des frelons-géants, mortels pour l'Homme, suscitent l'inquiétude

États-Unis: des frelons-géants, mortels pour l'Homme, suscitent l'inquiétude
Ces énormes insectes volants ont été repérés outre-Atlantique. Ils menacent de décimer des populations entières d'abeilles.
 Le Figaro

États-Unis: Washington menacé par des frelons géants
L’État de Washington a reçu plusieurs signalements de la présence de frelons géants. Des insectes qui peuvent mesurer jusqu’à 5 cm et qui sont très dangereux pour les abeilles.
Les États-Unis font face à une nouvelle menace : Vespa mandarinia. Ce frelon-géant asiatique a été repéré pour la première fois outre-Atlantique en août puis en novembre 2019. Désormais, l'insecte, dont le venin est mortel pour l'Homme, suscite l'inquiétude des autorités, rapporte le New York Times . Au Japon, l'hexapode, pouvant mesurer jusqu'à 5,5 centimètres de long, est responsable de la mort d'une cinquantaine de personnes par an.
L'arrivée de l'énorme arthropode provoque aussi la panique chez les apiculteurs. Le frelon asiatique, habitué à chasser en groupe, pourrait décimer des populations entières d'abeilles, pourtant si essentielles à l'écosystème. «La plupart des gens ont peur de se faire piquer. Nous avons peur qu'elles détruisent totalement nos ruches», alerte l'apicultrice Ruthie Danielsen, interrogée par le quotidien américain. Avec leurs puissantes mandibules, les Vespa mandarinia sont capables de détruire une ruche en seulement quelques heures.
Dans l'État de Washington, où l'insecte volant aurait également été vu, une véritable chasse a été organisée pour tenter de l'éradiquer. «Si nous ne pouvons pas le faire dans les deux prochaines années, cela ne sera probablement pas possible», s'inquiète Chris Looney, entomologiste au Département de l'agriculture. Les scientifiques, de concert avec les autorités, ont mis en place divers pièges pour limiter l'impact de ces frelons, parfois cinq fois plus gros que les abeilles.
Au Japon, les abeilles asiatiques ont développé une technique pour se protéger de leurs féroces cousins, en s'agglutinant sur eux pour les tuer. Mais, selon le New York Times citant différents experts, les abeilles américaines n'ont pas encore appris cette capacité. Du côté des humains, une extrême vigilance est de rigueur face au frelon-géant : son dard est capable de percer la tenue d'un apiculteur. Quant au venin, une fois injecté dans la peau, il serait comparable à du métal chaud.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SI L’ABEILLE DISPARAISSAIT DE LA SURFACE DUB GLOBE, IL NE RESTERAIT PLUS  QUE QUATRE ANS A L’HOMME. 
PLUS D’ABEILLES, PLUS DE POLLINISATION, PLUS DE PLANTES, PLUS D’ANIMAUX, PLUS D’HOMME. EINSTEIN

On joue à nous faire peur et ça marche. Après les oiseaux de Hitchcock, voici les frelons d’Asie. La bible évoquait déjà parmi les plaies d’Egypte les invasions de sauterelles ou les nuées de crickets qui dévoraient les récoltes en semant la désolation. Désormais les plaies ne sont plus  provoquées par la colère ou la vengeance divine mais par les caprices de la mondialisation imposés par les humains à l’ensemble des humains. Notre monde  s’unifie, le multiple tente de devenir un. Et voici que surgit dans notre bestiaire mythique le frelon d’Asie,  et aussi, à côté du pangolin soupçonné des pires desseins, un autre candidat, plus sérieux à la transmission du covid 19 : la civette. Jamais entendu parler, j’imagine que Pairi Daiza va s’efforcer d’en importer quelques exemplaires pour l’édification de nos petits. Mais j’oubliais, ce lieu fameux est fermé au public pour cause de covid 19.
 MG

UN NOUVEL ANIMAL CITE COMME ETANT A L'ORIGINE DU CORONAVIRUS: "PEUT-ETRE LA PIECE MANQUANTE DU PUZZLE"
La Libre Belgique

Comment le nouveau coronavirus est-il apparu puis passé de la chauve-souris à l'homme? "Il manque une pièce du puzzle", estime le chercheur Meriadeg Le Gouil, qui coordonne un projet de recherche sur les origines de la pandémie.
"Personne ne peut dire qu'il a compris l'émergence de ce virus", souligne à l'AFP le virologue et écologue à l'Université de Caen, membre du Groupe de recherche sur l'adaptation microbienne (Gram).
"Dans ce coronavirus, on retrouve les traces de plusieurs virus qu'on connaît dans le milieu sauvage. Sauf qu'on ne connaît pas les parents récents, on ne connaît que les cousins", explique le chercheur de 39 ans, qui exclut une "origine synthétique" du virus (par exemple dans un laboratoire chinois).
Avec l'analyse génétique, les scientifiques ont pu rapprocher le SARS-CoV-2 d'un virus prélevé en 2013 sur une chauve-souris du Yunnan, similaire à 96% en moyenne.
Si une transmission directe de la chauve-souris à l'homme est "possible", elle n'est cependant pas l'hypothèse la plus probable, selon ce spécialiste des coronavirus, car il faut des contacts rapprochés, nombreux et fréquents, pour qu'un virus effectue un saut d'espèce. "A moins qu'on découvre un trafic absolument gigantesque de chauve-souris sur les trois dernières années", nuance-t-il.
"La deuxième option serait l'élevage d'un autre animal sauvage" qui aurait servi d'hôte intermédiaire entre la chauve-souris et l'homme, explique M. Le Gouil. "Il manque une pièce du puzzle", qui n'est peut-être pas le pangolin, fréquemment cité, mais la civette, avance-t-il.
Ce petit mammifère, le chercheur breton l'avait déjà rencontré dans le cadre de l'émergence d'une autre épidémie due à un coronavirus, le SRAS de 2002 (ou SARS-CoV), sujet de sa thèse soutenue au Muséum national d'Histoire naturelle six ans plus tard.
La civette, suspect idéal ? 
"La civette, c'est un peu notre chevreuil, un plat consommé dans les grandes occasions", décrit-il. "C'est un carnivore proche du chien et du chat (...) qui fréquente les grottes, boulotte une chauve-souris de temps en temps."
"L'élevage de civette avait été multiplié par 50 dans les cinq ans précédant l'émergence du SRAS. La civette capturée dans le milieu sauvage a été ramenée dans des fermes à civettes, ce qui a favorisé la naissance d'un variant de coronavirus, présent uniquement dans les civettes élevées par l'homme", ajoute le chercheur.
Des civettes figuraient parmi les dizaines d'espèces mises en vente par l'un des marchands de Wuhan, ville où l'épidémie est apparue pour la première fois, selon une liste de prix qui a circulé sur internet en Chine.
Aujourd'hui, les scientifiques chinois "publient 10 articles par jour et rien sur des élevages dans la région. C'est juste très étonnant pour quelqu'un qui est sensibilisé à l'émergence des coronavirus", estime Meriadeg Le Gouil. "Je donnerais n'importe quoi pour aller échantillonner en Chine tous les types d'élevages qui étaient en cours dans la région il y a trois ou quatre mois".
Le projet de recherche Discover, financé par l'Agence nationale de recherche, vise justement à remonter la piste du SARS-CoV-2, en étudiant la prévalence, la diversité et l'évolution dans le temps des coronavirus chez différentes espèces dans le nord du Laos et de la Thaïlande.
"L'objectif n'est pas forcément de trouver la pièce manquante qui a peut-être disparu depuis. Mais on aura des indices et un faisceau d'arguments pour mieux comprendre ce qui s'est produit", explique le chercheur. "On aura au moins une très bonne vision de ce qui s'est passé autour et juste avant."
Il s'agit aussi de "cibler les pratiques à risque" pour l'émergence des virus, tel que l'élevage de civettes. "Il y a évidemment un lien entre le débordement de l'humain sur la vie sauvage, la manière dont on interagit avec la nature, et l'émergence des pathogènes", dit-il. "On voit clairement les liens entre la santé des écosystèmes et la santé humaine."



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