mercredi 27 mai 2020

Le chiffre d'affaires des commerces bruxellois a grise mine: les recettes oscillent entre 40 et 50% de la normale


Belga

Depuis la réouverture des commerces non essentiels, la fréquentation de l'artère commerciale de la rue Neuve à Bruxelles, contrôlée selon un système identique à celui utilisé lors des Plaisirs d'Hiver ou la Foire du Midi, connaît une affluence de 50.000 à 60.000 personnes par jour.
Les chiffres avant la période de pandémie oscillaient entre 110.000 et 130.000 par jour, a indiqué lundi soir l'échevin des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles, Fabien Maingain (DéFI).
Au-delà de situations très différentes d'un magasin à l'autre, le chiffre d'affaires et de fréquentation tourne autour des 40 à 50% de la capacité normale, a-t-il ajouté, citant l'association des commerçants.
Comme l'ensemble des autres membres du collège, M. Maingain a fait le point sur l'impact de la pandémie de Covid-19 et la mise en oeuvre des mesures prises dans tous les domaines de compétence communale.
La Ville de Bruxelles a anticipé le déconfinement en étudiant artère commerciale par artère les aménagements nécessaires et les besoins des commerçants quant à cette réouverture au regard des conditions et recommandations sanitaires émises par le CNS.
Concernant la rue Neuve, un dispositif a été mis en place pour permettre la gestion des flux de circulation, les files d'attente devant les magasins, et permettre aux clients de se laver les mains à leurs entrée et sortie. En collaboration avec la police, les gardiens de la Paix de Bravvo, et les présidents d'associations de commerçants, ce dispositif est évalué tant rue Neuve que dans tous les quartiers commerçants du territoire de la Ville, a poursuivi M. Maingain.
Un dispositif de stewards et de gestion de flux a été appliqué rue Marie-Christine, à Laeken, au cours du weekend écoulé. Il sera renforcé par la suppression temporaire de quelques emplacements de stationnement afin de permettre la bonne organisation des files devant certains commerces ayant une forte fréquentation, sans obstruer le trottoir. Cette mesure va également être déployée rue De Wand, en concertation avec les commerçants.
Toujours selon M. Maingain, les chiffres de la reprise sont très différents d'un type de commerce à l'autre et d'un quartier à l'autre. Les Marolles - dont le coeur économique, le vieux marché de la Place du Jeu de Balle, est maintenu à l'arrêt par le Fédéral - connaît une reprise économique difficile; d'autres artères commerçantes ayant une clientèle de quartier fonctionnent mieux; d'autres encore ont besoin de la reprise de l'activité touristique et de l'Horeca pour voir leur activité économique revenir à la "normale".
Globalement, les commerces qui "fonctionnent" signalent une reprise aux alentours de 40 à 50% de leur chiffre d'affaires normal, a encore dit l'échevin des Affaires économiques.
Dans l'opposition, David Weytsman (MR) a plaidé pour des mesures urgentes de qualité de vie dans plusieurs quartiers de Laeken: rénovation des trottoirs et voiries; intensification du nettoyage des rues, en particulier dans la rue Marie-Christine, le boulevard Emile Bockstael et l'avenue Houba de Strooper; présence renforcée des équipes de Bravvo et de la police pour aider à l'organisation de files devant les commerces et au respect des règles de sécurité; et l'étude de la création des zones de rencontre, en particulier rue Marie-Christine mais aussi dans les rues de Laeken dont les trottoirs sont trop étroits.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
IL NOUS FAUDRA DONC DECHANTER

On s’est d’abord réjoui du retour de l’air pur et du chant des petits oiseaux dans Bruxelles qui se régénérait comme si c’était tous les jours dimanche sans voiture. Et voici qu’après avoir chanté l’ivresse du vélo, de la marche à pied sur le pavé bruxellois et de la trottinette, de  l’orgie  environnementale voilà qu’on déchante soudain face à la réalité commerciale dégradée par le confinement forcé. Et voilà  qu’on s’étonne que ce ne soit plus comme avant avec des chiffres d’affaire d’enfer. On voudrait donc le business as usual avec en sus l’air pur, le retour du même avec en plus le tout autre, de la rupture écologique.
Il nous faudra donc déchanter quand petit à petit on reviendra dans Bruxelles à la situation d’avant avec la pollution de l’air, le trafic infernal, le bruit des avions, le retour à l’école,  l’impossibilité de parquer sa bagnole mais aussi  le retour des bistrots, des terrasses de café et de la convivialité d’avant. Avant ? Après ? Pendant ! On ne sait plus trop où on en est ni surtout où on va avec la valse des milliards qu’il faudra, on le sent, on le  sait rembourser sans qu’on sache encore comment et qui va payer. Avec cette crise politique belgo belge qui dure et perdure depuis plus d’un an sans que l’on voie poindre la moindre fumée blanche. « Non habemus papam ». On n’est pas près d’avoir un gouvernement. Mais au fond on s’en fout, on aspire aux vacances. Ah les vacances se rapprochent, elles seront différentes on le sait mais ce seront quand même des vacances. Ce sera la Vlaamse Kust ou les Ardennes wallonnes. On s’en fout du moment que c’est enfin vacances. La rentrée d’automne sera redoutable, on le sait, mais pas vraiment ; on refuse d’imaginer ce qui nous attend.
Et ce ne sont pas les jeunes présidents de partis arrogants  sans charisme ni talent ni solutions surtout qui nous tireront du marais. Il faudra que nous nous arrachions de l’ornière comme fit ce brave baron von Münchhausen en tirant sur notre propre crinière.
MG  

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