lundi 22 juin 2020

La police a dû intervenir cette nuit: des centaines de personnes réunies pour faire la fête dans le quartier de la place Flagey

La Libre

Plus de 1 500 fêtards ont dansé une bonne partie de la nuit hier dans le centre d'Ixelles.
Environ 1.500 fêtards se sont réunis sur la place Sainte-Croix, juste à côté de Flagey, hier soir pour participer à une très grosse soirée en plein air. Une vidéo publiée cette nuit sur Facebook a déjà été vue plusieurs dizaines de milliers de fois. La police de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles est intervenue vers une heure du matin pour disperser la foule mais les fêtards se déplaçaient à chaque fois vers un autre lieu.

"Il y avait beaucoup de monde. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées. Nous avons invité les gens à se déplacer, mais ils avaient envie de rester après la fermeture des établissements (bars, restaurants,...) vers 1h du matin", a indiqué Ilse Van de keere, la porte-parole de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles sur le site d'RTL. "Quand ils quittaient un lieu, ils allaient se rassembler vers un autre endroit. Ils sont ainsi passés de la place Flagey à la place Saint-Croix, à l'Abbaye d'Ixelles ou encore au bois de la Cambre. À chaque fois, les règles de distanciations n'ont pas été respectées. Cela a duré une bonne partie de la nuit." Aucun procès verbal pour non respect des règles de distanciation sociale n'a été dressé, explique le site d'information.
Largement commentée sur les réseaux sociaux, cette 'unlocknight' a choqué de nombreux riverains : "Lamentable. Tant de gens se privent de voir leurs proches, d’embrasser leurs petits-enfants et de revivre normalement. Qu’en pensent les restaurateurs obligés d’ouvrir avec 1m50 entre chaque table? Les organisateurs de festivals ou de concerts qui ont dû rembourser leurs clients? Les patrons de bars et de boites de nuit contraints de rester encore fermés?!!", a commenté une Ixelloise.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« UNE PARTIE DE LA POPULATION NE PARVIENT PLUS A ADHERER A LA NORME EDICTEE PAR LE CONSEIL NATIONAL DE SECURITE. »

Indéfendable et inexcusable. Mais qu’est ce qui pousse ces jeunes gens à enfreindre l’interdit et à risquer une infection collective ?
La première explication qui me vient l’esprit serait de vouloir libérer l’énorme frustration provoquée par des conditions d’examen particulièrement mal vécues par une majorité d’étudiant.e.s. 
La lave s’est accumulée dans le volcan pendant des semaines (la session fut exceptionnellement longue)  et l’éruption a eu lieu à Flagey dans la nuit de samedi à dimanche… C’est un hypothèse 
 « Et il y a là un constat qu'on doit faire et qui dépasse Ixelles. L'évolution des chiffres concernant l'épidémie fait en sorte qu'une partie de la population ne parvient plus à adhérer à la norme qui a été édictée par le Conseil National de Sécurité. Moi, je tire la sonnette d'alarme car ce phénomène va se multiplier. On sait très bien que le 21 juin, c'est toujours la fête de la musique, qu'il y a toujours des concerts et du monde dehors. C'est aussi le début de l'été, c'est la fin des examens pour les étudiants, et il fait beau", a commenté le bourgmestre ixellois. Le virologue Marc Van Ranst a fait part de son mécontentement face aux images de foule rassemblée et faisant la fête sur la place Flagey à Ixelles samedi soir. "Ce n'est pas encore le moment de le faire", a-t-il souligné dimanche midi auprès de VTM.
Des activistes sur des radeaux à Bruxelles: «L’Etat nous interdit la rue, nous manifestons sur le canal» Bravant l’ interdiction de manifester en rue ils ont choisi de s’exprimer sur l’eau. « Se rassembler, réfléchir, s’organiser pour tendre vers plus de justice sociale et limiter le désastre écologique est un besoin essentiel », ont-ils communiqué. « Alors que le Conseil National de Sécurité fait rouvrir l’industrie, les commerces, les bars, le secteur du tourisme… Il nous est toujours interdit de manifester ! Nous n’allons pas attendre que le gouvernement daigne enfin nous donner la parole ».
Les activistes ont voulu rappeler que de nombreuses personnes ont été oubliées par les autorités dans cette crise sanitaire : les détenus, les personnes âgées, les migrants, les sans-abri. 
Des milliers de personnes se sont  réunies à Paris sans distanciation sociale pour la  fête de la musique. 
Des milliers de personnes ont dansé dimanche soir 21 juin dans plusieurs secteurs du nord de Paris à l'occasion de la fête de la musique alors que les rassemblements de plus de 10 personnes sont toujours interdits dans le cadre de l'épidémie du Covid-19. 
Une foule impressionnante était ainsi réunie square Villemin, à côté du Canal Saint-Martin, pour un «Apéro électronique». Des scènes de danse collective joyeuse et survoltée ont eu lieu.

La tension monte à la veille des vacances. Tout semble indiquer que l’automne sera extrêmement chaud tandis que les chances de former un gouvernement de plein exercice en Belgique rétrécissent comme peau de chagrin. Nous aurons sans doute des élections anticipées sous très haute tension dans un climat de forte contestation. 
MG

UN RASSEMBLEMENT DE 500 PERSONNES AUTOUR D'UN GRAND FEU CETTE NUIT A ANDERLECHT
RTBF

La police est intervenue dimanche vers 05h00 pour un rassemblement de personnes rue Dante à Anderlecht, a indiqué la zone de police Bruxelles-Midi, confirmant une information de la RTBF. Environ 500 individus se sont retrouvés autour d'un grand feu et de la musique s'est faite entendre. Les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation de ces personnes. "Elles ont obtempéré sans poser de problème. Il n'y a pas eu d'arrestation et aucun procès-verbal n'a été dressé", a déclaré la zone de police.
Les rassemblements sont toujours interdits en Belgique, compte tenu des mesures décidées pour ralentir la propagation du coronavirus.


DES ETUDIANTS DE LA HAUTE ECOLE FRANCISCO FERRER DENONCENT LEURS CONDITIONS D’EXAMENS
Les étudiants affirment que plusieurs modalités ont été communiquées trop tard ou modifiées quelques jours avant leurs examens.
par Belga

Des étudiants de la filière économique inscrits auprès de la Haute Ecole Francisco Ferrer se rassembleront dimanche à 13h00 devant leur établissement, dans le centre de Bruxelles. Ils dénoncent « les conditions dans lesquelles se sont déroulés leurs examens » ainsi que « le comportement autoritaire des enseignants et de la direction ».
Les étudiants affirment que pour plusieurs examens, les modalités ont été communiquées trop tard ou modifiées quelques jours avant. La durée de deux épreuves aurait également été réduite la veille de leur déroulement.
L’enseignement à distance s’est par ailleurs mal déroulé, selon les protestataires. « Plusieurs profs n’ont pas donné cours ou ont mis en ligne des grosses quantités de matière beaucoup trop tard pour pouvoir bien se préparer. Certains ont été et sont restés injoignables, mais ont persisté à mettre en place des examens impossibles à réussir. »


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