lundi 29 juin 2020

Municipales françaises: le parti présidentiel boit la tasse, et les autres?


La Libre Belgique 
C’est une nouvelle vague verte que connaît la France depuis ce dimanche, jour du second tour du scrutin municipal marqué également par un taux d’abstention record d’environ 59 %. Prévu le 22 mars dernier, ce scrutin, organisé dans près de 5000 communes françaises où le conseil municipal n’a pas été élu au premier tour, avait été reporté à cause de l’épidémie de coronavirus.

Figaro
On dira que ce drôle de scrutin, organisé à l’issue d’une drôle de campagne, est trop particulier pour qu’on lui attache une véritable signification politique ; que le contexte sanitaire a détourné les esprits des véritables enjeux municipaux ; que l’abstention carabinée en ruine la légitimité… On dira bien des choses qui ne sont pas toutes fausses, mais il n’en reste pas moins que la conquête de quelques-unes des plus grandes villes du pays par les écologistes et leurs alliés est un événement qui fera date. L’écologie politique était une virtualité, elle devient - en tout cas dans la France urbaine - une réalité… que les citoyens des métropoles, pour le meilleur ou pour le pire, vont désormais expérimenter.

Le soir
Trois mois après un premier tour déjà chamboulé par la crise du coronavirus, le deuxième tour a de nouveau été marqué dimanche par un taux d’abstention record, autour des 60 %, malgré des précautions sanitaires exceptionnelles et le port du masque obligatoire dans les bureaux de vote.
Cette désaffection des électeurs a suscité la « préoccupation » d’Emmanuel Macron. Mais elle n’occulte pas la hauteur de la vague verte qui a déferlé sur les grandes villes de France, jusqu’à Paris où la maire socialiste sortante Anne Hidalgo a été réélue après avoir endossé elle-même un programme résolument écolo aux côtés de ses partenaires d’EELV.
Ailleurs, les Verts ont volé de succès en succès. A Lyon, ils ont même fait coup double : Bruno Bernard s’y est adjugé la métropole, siège du véritable pouvoir, et Grégory Doucet la ville, en battant Yann Cucherat, poulain du maire sortant Gérard Collomb. Les Verts ont également pu revendiquer la victoire à Strasbourg, avec Jeanne Barseghian, et à Bordeaux, avec Pierre Hurmic qui a devancé le maire LR sortant Nicolas Florian, soutenu par LREM. Un petit séisme après 73 ans d’élections de maires de droite sur les rives de la Garonne.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA MACRONIE MET GENOU A TERRE

La Macronie a révélé son vrai talon d’Achille : le mouvement des marcheurs est tout sauf un parti en ordre de « marche ». Cela demeure un mouvement anarchique tiraillé par ses contradictions. Ceci est un avertissement sérieux pour le Président Macron qui devra s’en préoccuper s’il ne veut pas perdre la face et l’Elysée au  profit de Marine qui se frotte les mains. La poussée écolo est un indice fort à ne pas négliger de même que la victoire d’Anne Hidalgo à Paris face à l’arrogante Dati (LR) et la très décevante Agnès Buzyn (LRM).
On ne dira pas que la démocratie sort grandie de ce scrutin qui a enregistré 60% d’abstentions. C’est extrêmement préoccupant.
Comment Emmanuel Macron va-t-il rebondir ? Les propositions des 150 pourraient lui donner l’occasion de raidir enfin cette jambe gauche que le premier des marcheur a négligée jusqu’à maintenant. Mais attention, le compte à rebours est largement entamé ; le Président de moins en moins jupitérien n’aura plus droit à l’erreur.
MG



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