dimanche 26 juillet 2020

Et si chrétiens et musulmans priaient ensemble à Sainte-Sophie ?


Opinions
Contribution externe La Libre Belgique
Une opinion de Michel Lastschenko, Ambassadeur (H) de S.M le Roi des Belges, observateur Référent de l’Observatoire Pharos.

Le décret turc de rendre Sainte-Sophie au culte musulman souligne la force dans l’histoire de la vocation religieuse et transcendante de la vie. Le décret restitue à l’édifice le caractère islamique qui était le sien pendant 481 années (de 1453 à 1934). Or Sainte-Sophie , Agyia Sophia, ou la Sagesse de Dieu, avait été une église pendant 1123 années auparavant . Le décret unilatéral turc, négligeant les règles de l’Unesco, a donc perturbé toutes les Eglises chrétiennes, le Pape, les Patriarches des Eglises Orthodoxes, le Secrétaire Général du Conseil œcuménique des Eglises ont tous témoigné de leur tristesse.
L’ignorance des prescrits, dogmes et traditions de notre foi et donc de ceux qui régissent d’autres religions font que nous oublions ce qui nous unit. Le Coran (Sourate 2 verset 62) rappelle que quiconque a cru en Dieu ,au Jour dernier et a pratiqué le bien recevra une récompense du Seigneur ; les Évangiles nous invitent à nous aimer les uns les autres. La révélation coranique (Sourate 5 verset 48), souligne la richesse et la diversité de la foi. C’est ce que nous dit aussi Jésus dans l’Evangile de Saint Jean en nous enseignant qu’il y plusieurs demeures dans la maison du Père.
Nul ne peut instrumentaliser Dieu pour semer la mort et la désolation
Malgré ces vérités, l’inventaire des horreurs commises par les chrétiens contre les musulmans au cours des siècles, les atrocités dont les musulmans se sont rendus coupables vis-à-vis de chrétiens, la longue listes des violences perpétuées par les chrétiens entre eux, les crimes de musulmans contre d’autres musulmans, sans oublier les massacres de Juifs par des chrétiens et par des musulmans tout au long du dernier millénaire forment une chronique qui nous fait honte collectivement. Les dernières années du 20e siècle, les deux premières décennies du 21e siècle ont aussi été marquées par des actes de barbarie, dont la sauvagerie et l’inhumanité restent dans nos mémoires . Les tueries en Serbie, en Irak, en Syrie, - dont l’assassinat ciblés de prêtres, de dignitaires religieux - le terrorisme frappant aveuglement chrétiens, Juifs et musulmans en Egypte, en Irak , en Syrie, au Liban, en Turquie, dans de très nombreux pays d’Afrique aussi et en Asie, en Europe et dans les Amériques, partout dans le monde en fait , sont autant de blessure récentes qui saignent au cœur de l’humanité. Plutôt que se repentir de ces crimes commis faussement au nom de Dieu, trop parmi nous croient trouver dans le mépris et la haine de l’autre un exutoire à leurs souffrances.
Comme presque tous les Etats, la Turquie condamne ces atrocités de mêmes que les manifestations ou paroles haineuses qui les précédent ou les suivent. Les plus hautes autorités religieuses de l’Islam, de la Chrétienté et du Judaïsme dénoncent aussi ces comportements fratricides . Nul ne peut instrumentaliser Dieu pour semer la mort et la désolation. Il faut aimer ses ennemis et prier pour ceux qui nous persécutent nous enseigne le Christ, rendre grâce à Allah le Tout Miséricordieux et se souvenir avec Saint Jean Chrysostome que Dieu est bon et l’ami des hommes. A travers le temps, la vie des chrétiens et des musulmans a pourtant été marquée d’amitié et de fraternité . Ainsi l’exemple de Saint Vladimir en Russie en l’an 1000, la lettre du Pape Grégoire VII en 1074 à l’Emir an Nassir, la rencontre de Saint François d’Assise avec le Sultan Al Malik Al Kabil en Egypte en 1219, les accords entre les Empires russe et ottoman au 16e siècle pour la protection mutuelle des minorités . "Nous reconnaissons et confessons, de façon il est vrai différente, le Dieu unique, que chaque jour nous louons et vénérons comme Créateur des siècles et Maître du monde". La volonté de vivre ensemble et de prier pour la paix et la fraternité des hommes s’est affirmée en 1965 lors du Concile Vatican II par la déclaration Nostra Aetate , par l’instauration des rencontres d’Assise en 1986 et a abouti en 2019 à la rencontre à Abou Dhabi entre le Pape François et le Shaykh Ahmed al Tayyeb, Grand Imam de la Mosquée d’Al Azhar. Dans leur déclaration "le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune" les deux dirigeant religieux appellent à la fraternité, reconnaissent la légitimité et la diversité providentielle des Révélations, des théologies, des langages et des communautés religieuses. Ce texte fait suite à "Une parole commune" rédigée quelques années auparavant par près de 140 érudits musulmans. En juin 2017, le Saint et Grand Conseil de l’Eglise orthodoxe à travers le monde, réunis sur l’île de Crète appelait à un dialogue interreligieux honnête, contribuant à la paix et à la réconciliation "L’huile de la foi, doit être utilisée pour calmer et soigner les blessures des autres, non pour rallumer de nouveaux feux de haine" . C’est aussi ce que tente la première organisation intergouvernementale à vocation religieuse, fondée par l’Arable Saoudite, l’Autriche et l’Espagne, le King Abdulah Bin Abdulaziz International Center for Interreligious and Intercultural Dialogue , dont le siège est à Vienne.
Fraternité
La fraternité a permis aux chrétiens du Proche Orient, devenues minoritaires, de cohabiter pendant de très nombreuses décennies en harmonie avec leurs frères musulmans et juifs. Au siècle dernier encore, à Alep, Bagdad , Beyrouth, Damas ces communautés coexistaient et se respectaient, se retrouvaient pour des fêtes et des deuils , chacun vivant en puisant un peu dans les traditions de l’autres sa propre spécificité et sa richesse.. Jusqu’à la survenance brutales des actes terroristes sanglants d’Irak de Syrie, d’Egypte et d’ailleurs dans la région (en Afrique aussi), qui ont tous une autre cause réelle que la défense de la foi, cette cohabitation des cultures et des traditions religieuses s’accompagnait d’un grand respect par les musulmans pour les édifices religieux chrétiens, pour les institutions éducatives et caritatives gérées par les différentes Eglises. A Ephèse , à l’époque seldjoukides puis ottomane la basilique Saint Jean et la petite chapelle de Marie furent honorés par des pèlerins puis des fidèles musulmans . A Damas , la Grande Mosquée des Omeyyades, qui recèle le tombeau de Saint Jean le Baptiste , recevait jusqu’à ces dernières années des pèlerins chrétiens venus prier le Précurseur . Et à Jérusalem, les portes du Saint Sépulcre sont confiées à la garde d’anciennes familles musulmanes d’Al Qods. En Europe des églises désaffectées sont parfois confiées aux communautés musulmanes et deviennent leurs mosquées, dans ce même esprit de fraternité. Comme le disait un imam en Europe "l’Eglise est la grande sœur de la Mosquée, et les chrétiens les grands frères des musulman".
Ayasofia est redevenue une mosquée et a été confiée aux autorités religieuse turque ( le Diyanet), elle ne peut plus faite l’objet de discussion quant à sa destination principale .
Signataire du Traité de Lausanne de 1923, la Turquie reconnaît les minorités civiles, politiques et culturelles non musulmanes, en l’occurrence les chrétiens grecs orthodoxes, les chrétiens arméniens et les juifs. Depuis 2010, les autorités se sont engagées à restituer les immeubles confisqués à ces minorités à l’avènement de la République. Les communautés grecque et juive en ont principalement bénéficiés. Les principes de fraternité interreligieuse auxquels les plus hautes autorités religieuses musulmanes et chrétiennes ont souscrits quant à la nécessité de raffermir entre chrétiens et musulmans des relations de paix et de confiance, me donnent espoir. La foi est faite d’espérance. Je veux croire que le Dinayet invitera les Eglises chrétiennes à se retrouver chaque dimanche dans une chapelle de l’ancienne Basilique Sainte-Sophie pour y célébrer la divine liturgie. Ce geste de fraternité envers les chrétiens de Turquie et du Proche Orient serait partout perçu comme l’expression même des principes de paix défendus par tous les leaders religieux et politiques du monde. Un geste d’apaisement et d’amour. Il ne s’agirait aucunement de revenir sur le décret turc, ni de confier la gestion d’une infime partie de l’immense édifice que représente Ayasofia aux Eglises, mais d’ouvrir un petit espace consacré à la liturgie chrétienne chaque dimanche, en plein respect des heures de prières musulmanes . Ainsi la vocation chrétienne de la Basilique Sainte-Sophie serait rappelée, comme vient d’être soulignée la vocation islamique de la mosquée Ayasofia. Je ne doute pas que le Pape , les Patriarches orthodoxes, les autres Eglises et le Conseil œcuménique accueilleraient favorablement cette proposition et trouveraient un moyen de s’entendre avec le Dinayet pour permettre que les chrétiens retrouvent eux aussi le chemin de la Basilique.
Bienheureux les faiseurs de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PIERRE ANGULAIRE OU PIERRE D’ACHOPPEMENT ?
Michel Lastschenko rappelle dans sa carte blanche combien les religions se sont cruellement entre déchirées en instrumentalisant  Dieu, leur dieu,  tout au long de l’histoire. Seule la laïcité, invention de la République française est, théoriquement, en mesure d’organiser leur cohabitation harmonieuse. Il s’agit, hélas, d’une pure vue de l’esprit. 
On se plait à vanter en effet le laïcisme de Mustapha Kemal, dit Atatürk,  qui s’efforça de « désislamiser » son pays. Il inscrivit la laïcité dans sa constitution, supprimant l'islam en tant que religion officielle, abolissant les instances chariatiques, donnant le droit de vote aux femmes, et remplaçant l’alphabet arabe par l’alphabet latin. Sous sa présidence autoritaire dotée d'un parti unique, la Turquie a mené une révolution sociale et culturelle sans précédent : «la révolution kémaliste ». C’est lui qui donnera en 1937 à Sainte Sophie son statut de musée des religions.
En 1918, les Ottomans, dont le pays était occupé par les puissances de l'Entente à l'issue de la Première Guerre mondiale, projetèrent de dynamiter Sainte-Sophie. À son arrivée au pouvoir, Mustafa Kemal  décida au contraire de poursuivre sa restauration de. En 1934, Atatürk désaffecte le lieu du culte pour « l'offrir à l'humanité », il fait décrocher les grands panneaux circulaires portant le nom d'Allah, de Mahomet et des califes : Sainte-Sophie devient un musée. Pour l'historien Edhem Eldem, cette transformation « incarne la laïcisation du pays et la promotion de l'universalisme occidental ».
Rappelons que depuis des décennies, la Turquie sollicite son adhésion à la Communauté européenne ce qui, à la grande fureur de son président Erdogan, lui sera toujours refusé. Celui-ci en éprouvera une profonde rancœur laquelle n’est sans doute pas étrangère à sa volonté de réislamiser la grande basilique byzantine. 
.En 2012, une centaine de militants issus du Parti de la grande unité, un parti islamiste et nationaliste font campagne pour que le musée redevienne une mosquée, notamment en organisant une prière musulmane sous la coupole byzantine. En 2013, Bülent Arınç, vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdoğan insiste pour que  envisager que cette transformation ait lieu et il exige la création d’une commission parlementaire sur la question . En 2014, l’USCIRF (United States Commission on International Religious Freedom) condamne les tentatives du Parlement turc de modifier le statut de Sainte-Sophie et de transformer ce musée en mosquée : « faire d’Hagia Sophia une mosquée serait clairement un geste provocateur et de division. Le message qui serait perçu est que le gouvernement actuel n’a que peu ou aucune considération pour la sensibilité des communautés religieuses minoritaires turques, en particulier son ancienne communauté chrétienne. »
Le ministère grec des Affaires étrangères réagit par une déclaration écrite : « l’obsession proche du sectarisme, de pratiquer des rites musulmans dans un monument du patrimoine culturel mondial est incompréhensible et révèle un manque de respect et de lien avec la réalité. » Le ministère a ajouté que de telles pratiques étaient en contradiction avec les valeurs des sociétés modernes, démocratiques et laïques.
Durant la campagne des élections municipales turques de 2019, le 27 mars, le président Recep Tayyip Erdogan déclare que « le temps est venu  de faire de Sainte-Sophie une mosquée à la place du musée actuel. »
 « Une telle décision serait susceptible de provoquer la colère des chrétiens et d’attiser les tensions avec la Grèce voisine » commente Le Monde. Erdogan affirme que cela serait une demande du peuple turc et annonce attendre la fin des élections avant de prendre sa décision sur le statut de Sainte-Sophie après les élections.
Le 2 juillet 2020, la Cour suprême de Turquie donne son feu vert au changement du statut de Sainte-Sophie.
Le 10 juillet 2020, le décret de transformation de Sainte-Sophie en mosquée est publié, suscitant de nombreuses condamnations au niveau international. Ainsi, plusieurs États et organisations internationales font part de leurs protestations ou inquiétudes concernant le changement de statut, dont la France, la Grèce, les États-Unis, la Russie, l'Union européenne ou encore l'UNESCO.
Si les autorités turques transforment l'édifice en mosquée, cela constituera une menace pour toute « civilisation chrétienne », ainsi que pour la « spiritualité » et l'« histoire » de la Russie, s'alarme le patriarche de l'Église orthodoxe russe Cyrille. Il a ajouté que cela « blesserait profondément le peuple russe », qui, « aujourd'hui comme hier, accueille avec amertume et indignation toute tentative d'humilier ou de fouler aux pieds le patrimoine spirituel millénaire de l'Église constantinopolitaine » 
Point de rencontre symbolique des  deux grandes religions monothéistes, pierre angulaire de la dynamique inter religieuse chère au pape Jean Paul II, voici que la basilique de la sainte Sagesse devient une pierre d’achoppement majeure dans le choc  des civilisation annoncé par Huntington.
Cet incident politique majeur  est sans doute dune intensité  équivalente en gravité à  l’attentat de Sarajevo de 1914 et à celle des accords de Munich d’octobre 1938.
Les Européens sont conscient qu’il serait malvenu de fâcher, voire d’affronter Erdogan qui est un puissant membre de l’Otan, sur cette question clivante. Ils le savent capable de rompre l’accord négocié par Angela Merkel à coup de milliards pour qu’il ne lâche pas sur l’Europe qui n’en veut à aucun prix les millions de  réfugiés syriens, irakiens et afghans qu’il retient dans des camps sur le sol turc.  
Cette question délicate de la réislamisation de Sainte Sophie nous permet de mesurer l’impuissance de l’Europe politique sur l’échiquier international.
MG


QUI EST MICHEL LASTSCHENKO,
« JE SUIS MIGRANT » 
Academia Josefa


Lorsque, rentrant de mon dernier poste diplomatique à l’étranger, les Affaires étrangères me confièrent les fonctions d’Envoyé spécial pour la Migration & l’Asile, je fus très vite confronté à une délicate question morale, d’autant plus sensible qu’elle s’articulait dans un contexte juridique et politique voulant que chacune des thèses en présence soit, sinon légitime par rapport au droit, du moins respectueuse des obligations constitutionnelles, légales et réglementaires. Il s’agissait de concilier les exigences du droit humanitaire et du respect des droits de l’homme avec les contraintes politiques de nos gouvernements européens, celles de contrôler et d’endiguer le flot des migrants, ceci pour des raisons tenant à la fois des exigences de sécurité nationale dans chacun de nos Etats et d’un refus, quelle que soit la forme qu’il pouvait prendre et les mots qui l’exprimaient « d’accueillir seul toute la misère du monde. On sait à quel point cette question de la solidarité de l’accueil des migrants – en fait des seuls réfugiés politiques, des bénéficiaires de protections spéciales et des demandeurs d’asile - divise les Etats membres de l’Union européenne et est à l’origine sinon de toutes les frustrations des citoyens européens ayant démocratiquement élu des gouvernements dits populistes, du moins de la défiance envers les politiques européennes. On sait aussi que cette peur des « invasions barbares » s’appuie sur des faits erronés et repose sur une conception étriquée de ce qui constitue l’identité nationale et culturelle des Etats et leurs spécificités propres.

Le paradoxe est que d’aucuns qui se réclament de la protection de l’identité chrétienne de nos Etats, plutôt de leurs origines judéo-grecques, oublient, dans leur peur et leur refus d’accueillir l’étranger, les principes de fraternité qui forment le fondement du Christianisme. L’Evangile de Matthieu rappelle cette parole du Christ disant « j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger et vous m’avez accueilli », des préceptes que Saint Paul amplifiera en nous invitant à persévérer dans l’amour fraternel : « N’oubliez pas l’hospitalité ; quelques-uns ont, à leur insu, logé des anges ». Ce commandement d’accueillir et d’héberger l’étranger repose déjà sur la loi juive, puisque le Livre de l’Exode oblige à ne pas opprimer l’étranger et le Lévitique le complète de remarquable façon : « l’étranger qui séjourne parmi vous sera comme celui qui est né parmi vous et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte ». Sans être aussi explicite dans l’affirmation de la fraternité et de l’errance commune des hommes, le Coran n’est pas en reste puisque le Livre saint garantit la protection du demandeur d’asile, qu’il soit musulman ou non musulman. Le Coran souligne aussi sinon la sainteté et, du moins, la vertu et la dignité de ceux qui aident leurs prochains dans la détresse : « … ceux qui … ont donné refuge et porté secours, ceux-là sont les vrais croyants : à eux le pardon et une récompense généreuse ».Les religions et philosophies plus lointaines d’Asie comme les Upanishad affirment dans une mantra (et ce au XVe siècle avant Jésus Christ) que l’étranger sera reçu, car plus qu’envoyé par Dieu « il est semblable à Dieu », un concept que l’on retrouve aussi dans le canon bouddhiste dit des Trois Corbeilles qui invite à cultiver vis-à-vis de soi-même comme pour tous quatre états d’âmes : la bienveillance, la joie, l’équanimité et la compassion.

Certes les législations contemporaines ne s’embarrassent pas de prescrits religieux et nos gouvernements pourraient être tentés d’en négliger la dimension morale et humanitaire : toutefois nos gouvernements européens sont tous tenus par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qu’ils ont ratifiée dont les articles 1er, 2, 4, 6, 7,9 et 13 sont particulièrement explicites quant au respect du droit , de la dignité et de l’accueil de l’étranger quel que soit son statut administratif, de même qu’ils sont signataires de la Charte européennes des Droits de l’Homme, plus restrictive certes, mais dont les articles 6, 19, 20, 21 et 53 ne pourraient être négligés. 

Dans un prochain texte j’aborderai la question du « courage de l’hospitalité » qui nous mènera, dans un troisième texte à la vocation de la Fondation Josefa. 


Michel Lastschenko : Ambassadeur Honoraire de Sa Majesté le Roi des Belges. Ancien Envoyé Spécial pour la Migration et l’Asile et Directeur des Droits de l’Homme.

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