lundi 27 juillet 2020

Incendie de la cathédrale de Nantes : le bénévole du diocèse mis en examen et écroué

Incendie 
Ce Rwandais de 39 ans, qui a reconnu les faits, est poursuivi pour pour «destructions et dégradations par incendie».
Rebondissement dans l'enquête ouverte après l'incendie de la cathédrale de Nantes, survenu dans la matinée du 18 juillet. Dans un communiqué diffusé ce samedi 25 juillet dans la soirée, le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès a fait savoir que le bénévole qui avait été placé en garde à vue les 18 et 19 juillet derniers a de nouveau été arrêté ce samedi matin 6h15.
Dans la soirée, il a été présenté au parquet de Nantes, «qui a ouvert une information judiciaire des chefs de dégradations, détériorations ou destruction du bien d'autrui par incendie et requis la saisine du juge des libertés et de la détention aux fins de placement de l'intéressé en détention provisoire». Cet homme de 39 ans a ensuite été mis en examen et placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet. Il encourt pour cette infraction «une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende», a ajouté le procureur. «Mon client a coopéré», a affirmé au quotidien Presse-Océan l'avocat du mis en examen, Me Quentin Chabert. «Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd'hui rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements», assure-t-il. Il a reconnu, lors de l'interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale : sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique«, a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès au quotidien.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« RONGE PAR LE REMORDS ET DEPASSE PAR L'AMPLEUR QU'ONT PRIS LES EVENEMENTS »

Pourquoi nos cathédrales, joyaux de l’art gothique, brûlent-elles ?
C’est la question que nous nous posions le jour du désastre.
Et nous répondions candidement : « Une réponse s’impose parmi diverses hypothèses : par indifférence ! Par les négligences de nos contemporains qui font de moins en moins de cas  de l’héritage culturel et spirituel que nous ont transmis les anciens.
D’autres accuseront les zélés iconoclastes pris d’une rage politiquement correcte à taguer et à déboulonner les statues des représentants de l’arrogance blanche, male, hétéro... D’autres encore y verront la main invisible des islamistes radicalisés…
A chacun sa vérité. Ce qui est sûr c’est que ceux qui ont allumé la mèche sont des barbares. De manière générale, la barbarie s’acharne sur la civilisation européenne déclinante avec une radicalité, une violence et un acharnement de caractère préoccupant. »
Attention ! Maintenant que le coupable est en aveux- réjouissons nous que ce ne soit ni un.e iconoclaste ni un.e islamiste radical- mais oserons nous encore suggérer qu’il s’agit d’un « acte barbare » sans risquer l’anathème des moralisteurs.trices du politiquement correct ?
Ils me diront qu’il n’y a pas mort d’homme et ils n’auront pas tort. Seulement quelques mètres cubes de vieux chêne et quelques centaines de tuyaux de zinc réduits en fine cendrée. Pas de quoi en faire un plat de lentilles.
Certes  la destruction du grand orgue : 4 siècles d’une histoire riche et mouvementée au service de la liturgie et de l’art musical européen a fait pleurer l’organiste titulaire et sans doute sincèrement affecté une poignée de mélomanes aux cheveux blancs…
Dominant majestueusement la nef depuis sa haute tribune érigée en 1620, le grand orgue anéanti, était l’œuvre du « facteur » Girardet.
De l’instrument de Girardet, doté à l’origine, en 1621, de 27 jeux  à l’instrument détruit aujourd’hui, fort de 74 jeux, grâce à une succession de 5 restaurations. En 1784, le grand « facteur du Roy » François- Henri Cliquot (1732-1790) à la réputation considérable, achevait une restauration- extension significative portant l’instrument à 49 jeux répartis sur 5 claviers manuels et un pédalier : c’est cette « empreinte Cliquot » qui a donné au grand orgue l’ « esthétique classique» que l’on reconnaît aujourd’hui dès lors que sont interprétées à ses claviers les œuvres des « Grand–maitres » de l’ « Ecole d’Orgue française ».
En 1970, eut lieu la seconde restauration-extension décisive quant à la « définition esthétique » de l’instrument telle que nous pouvions l’appréhender aujourd’hui.
Œuvre du facteur Joseph Beuchet, cette restauration-extension s’inscrivait dans le cadre d’un projet devant porter le grand orgue à 89 jeux  ce qui en aurait fait un « frère jumeau » de l’orgue de Saint-Etienne-du-Mont, à Paris.
Ses 5500 tuyaux ont cessé de chanter la « beauté » avec conviction, mais non sans nuance, en un harmonieux dialogue alternant douceur mystique des pleins jeux et puissance « impressionnante » du « tutti ».
Moins de 5 ans après la réception des travaux effectués par François-Henri Cliquot, la révolution française éclate, avec son cortège d’ « exactions » ! A Nantes même, déjà, certaines orgues sont détruites et la cathédrale transformée en « Temple de la raison » : l’orgue est en grand danger et sera sauvé par…l’organiste de l’époque, Denis Joubert qui en y interprétant la Marseillaise, sut convaincre le Comité révolutionnaire de tout l’intérêt qu’il y aurait à conserver l’instrument pour animer les nombreuses « fêtes révolutionnaires » qui se déroulaient dans la cathédrale : pari gagné !
Une dizaine d’années plus tard, c’était l’explosion de la tour des Espagnols, poudrière du Château-des-Ducs, qui détruisait tous les vitraux et les chapelles de la nef collatérale sud, sans toutefois causer de dommage à l’orgue.
Quelques 150 ans après, ce fut autour des bombardements de menacer le transept sud de l’édifice et le « mobilier » de la cathédrale.
Enfin, dans la nuit du terrible incendie du 28 Janvier 1972, seuls le courage et l’abnégation des compagnons de la « Manufacture Beuchet-Debierre », rappelés de nuit, Joseph Beuchet fils à leur tête, et de l’abbé Félix Moreau, lui aussi présent, agissant en concertation avec les pompiers, permirent de sauver le grand orgue, inauguré deux mois auparavant, après 10 ans de silence.
Tout cela est parti en fumée.
 « Notre société est-elle à ce point tétanisée et dépressive qu’elle se soit accoutumée à cela? »
Le bénévole qui était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie est passé aux aveux. Il s'agit d'un "Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années", avait expliqué la semaine dernière à l'AFP le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois. Selon le recteur, le bénévole est "servant d'autel" et il le connaissait "depuis quatre ou cinq ans". "J'ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs", avait-il expliqué à l'AFP.
Il encourt pour cette infraction "une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende", a ajouté le procureur. Cela représente un nombre gigantesque de quêtes dominicales pour le recteur de la cathédrale s’il veut venir en aide à son petit protégé assurément insolvable. Question : l’accusé « rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements »
 sortira-l contrit, miséricordieux et mieux intentionné après un séjour de plusieurs années (moins de dix à l’évidence) dans les cachots de la République ?
Faut-il jeter la pierre au recteur de la cathédrale pour avoir fait confiance à quelqu’un qui à l’évidence ne le méritait pas ?
Jésus répondrait sans hésiter : « que celui qui n’a jamais fauté jette la première Pierre. » De fait mais Jésus c’est Jésus.
MG


MEURTRE DE PHILIPPE MONGUILLOT: «JUSQU’A QUAND ALLONS-NOUS TOLERER L’INTOLERABLE?»
FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Barbara Lefebvre, co-auteure des «Territoires perdus de la République», l’agression mortelle du chauffeur de bus de Bayonne témoigne de la passivité de nos dirigeants face à une barbarie devenue ordinaire.
Par Barbara Lefebvre

Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, est l’auteur de Génération j’ai le droit (éd. Albin Michel 2018).
Il s’appelait Philippe Monguillot. Pour les Français, le «chauffeur de bus de Bayonne» a désormais un nom et un visage, celui d’un époux et d’un père de famille «sans histoire». Sans doute, sa famille, ses amis, ses collègues auraient souhaité que cela continue ainsi: une vie tranquille, une retraite paisible. Comme le souhaitent toutes les familles de France qui vivent sans être «défavorablement connus des services de police», sans troubler l’ordre public, sans violenter qui que ce soit pour un regard de travers, sans agresser en meute de lâches un homme ou une femme, seuls. Nous aspirons à vivre tranquillement parce que nous respectons la loi, parce que nous croyons que le respect de l’ordre public est le pilier d’une société civilisée. Mais, chacun de nous sait que cette tranquillité n’existe pas, parce que nous avons tous été témoins ou victimes d’une «violence gratuite» comme la nomenclature désigne cette forme de décivilisation, de sauvagerie qui consiste à agresser autrui sans autre motif que décharger contre lui sa haine recuite, sa frustration minable. Beaucoup d’entre nous ont décidé d’apprendre à leur enfant à baisser les yeux, à ne pas répondre à l’insulte qui fuse. Se soumettre dans l’espace public à la terreur d’une minorité (qu’on identifie généralement sans avoir recours à un sociologue), c’est déjà abandonner sa part de citoyenneté autant que d’humanité. Nous y sommes hélas tous accoutumés parce que nous voulons rentrer chez nous sains et saufs, et continuer à vivre «nos vies sans histoire». C’est légitime. C’est humain. Mais cette tolérance vis-à-vis de l’intolérable nous dévore en tant que corps social, en tant que nation.
Il est des pedigrees qu’il convient de révéler à l’opinion publique illico presto.
Avant Philippe Monguillot, combien d’autres «faits divers» de cette nature? Combien de vies brisées sous les coups de couteaux, de pieds, de béquilles, de barres de fer infligés par des individus dont on s’assure le plus souvent à protéger l’anonymat. C’est le cas des quatre mis en cause à Bayonne que la bien-pensance médiatico-politique a tenté de faire passer pour des «punks à chiens» alors qu’il s’agit de délinquants récidivistes d’une cité voisine connus des services de police. Pour eux, la protection de l’anonymat serait donc requise? On se souviendra que l’homme de 84 ans (mort en détention depuis) qui avait tenté d’incendier la mosquée de Bayonne et blessé deux personnes en octobre 2019 avait vu son identité et son adresse dévoilées dans la presse. Il est des pedigrees qu’il convient de révéler à l’opinion publique illico presto: ainsi cet octogénaire, souffrant d’une altération partielle de son discernement selon les enquêteurs, avait été candidat aux départementales pour le Front National en 2015, information sans rapport direct avec les faits puisqu’il disait vouloir «venger la destruction de Notre Dame de Paris». Pour les quatre mis en cause dans le meurtre de Philippe Monguillot, on préfère préserver probablement leurs proches en ne les nommant pas, mais pourquoi ne pas indiquer seulement leurs prénoms? On nous dira sans doute que ce n’est pas là de la «saine information» pour l’opinion publique qu’il ne faut pas échauffer inutilement.
Avant la visite du fraîchement nommé ministre de l’Intérieur à Bayonne ce samedi, combien de visites de ministres de l’Intérieur et autres préfets venus présenter leurs condoléances et assurer que la «justice sera exemplaire pour punir ce crime odieux» ? Combien de bavardages, de coups de menton, de promesses de Karcher et autres «QRR» pour Quartiers de reconquête républicaine? On peut se demander quelle est la dose maximum de verbiage inconsistant que l’opinion peut encore supporter sur ces sujets? Si l’on prend la peine de lire les différentes enquêtes conduites, on peut constater qu’elle ne le supporte plus, mais dans la Vème République post-démocratique, l’opinion publique n’a plus aucun moyen de manifester son exaspération sinon par la défiance à l’égard du politique et l’abstention. Deux comportements qui indiffèrent en réalité nos dirigeants puisqu’ils ne les empêchent pas d’être élus ou réélus malgré des socles de votants toujours plus misérables. L’impuissance politique n’est jamais sanctionnée dans les urnes, au contraire elle est encouragée par des simulacres d’élections sans réelle valeur démocratique.
Certaines communes sont des zones où règne la loi du caïdat, où les édiles locaux doivent pactiser avec la mafia locale pour qu’elle les laisse gérer le reste de la commune.
Nos élus, nos ministres s’écoutent-ils parler quand ils nous servent leurs discours creux sur «la République qui ne laissera plus rien passer et poursuivra sans relâche les auteurs de ces actes inqualifiables»? Sont-ils à ce point amnésiques ou narcissiques qu’ils ne s’entendent pas répéter comme des ventriloques les mêmes mots que leurs prédécesseurs? On nous resservira bien un petit verre de «vivre ensemble» et une tranche «d’égalité des chances» avant de rentrer au ministère à Paris? Pendant qu’ils bavardent avec la presse, consultent des experts, se font rédiger des rapports par des hauts fonctionnaires, d’incivilités en violences la société est entrée dans une mécanique où l’on s’habitue à cohabiter avec les acteurs d’une forme de banalité du mal. Mais un mal dont la description sociale, culturelle, idéologique, effraie certains esprits bien-pensants. Notre société est-elle à ce point tétanisée et dépressive qu’elle se soit accoutumée à cela? Notre société est-elle si déphasée qu’elle préfère se donner bonne conscience en traquant «les discours de haine» - c’est-à-dire en légalisant la police de la pensée - plutôt qu’en combattant avec la dernière vigueur républicaine et la plus grande sévérité judiciaire, les actes concrets de haine d’une minorité d’individus qui pourrissent la vie de la majorité.
Plus de vingt ans que des pans entiers de certaines communes ont fait pire qu’une sécession: ce sont des zones où règne la loi du caïdat, où les édiles locaux doivent pactiser avec la mafia locale pour qu’elle les laisse gérer le reste de la commune (par exemple, cette petite zone pavillonnaire où se concentre la minorité des votants permettant d’être réélu). Sur ce fond de délinquance, de trafics de drogue et de criminalité, on sait que l’islamisme trouve l’écosystème propice pour se développer. À un fléau est venu s’en ajouter un autre, au grand dam de nombreux habitants de ces quartiers qui n’ont pas tous les moyens de fuir. Et depuis vingt ans, rien n’est fait pour éradiquer l’un et l’autre. Au contraire, ils ne se sont jamais aussi bien portés! Nous autres, auteurs des «Territoires perdus de la République» publié en 2002, avons longtemps été méprisés voire traités de racistes pour décrire le réel de ces quartiers, puis après une longue décennie de déni, après 2015, ce fut «le grand réveil» des éditorialistes, journalistes, politiques. Presque tout le monde y est allé de ses analyses en les croyant originales, les grands discours sur l’entrisme islamiste et le séparatisme. Mais derrière tout ce verbiage, quels actes? Aucun qui permette de dire que la peur a changé de camp. La réponse n’est même plus dans le déploiement ponctuel d’une compagnie de CRS ou l’arrivée de trois policiers supplémentaires au commissariat délabré du coin, dans le renouveau de l’équipement de notre police ou la confiance du ministre envers les forces des l’ordre. Tout ceci est indispensable mais pas suffisant.
Rien n’est possible sans un sursaut moral, et donc politique au sens noble du terme, de tous les citoyens, seuls détenteurs de la souveraineté démocratique dans la République. C’est à eux, partout, de se mobiliser pour exiger leur droit à la sécurité. Ce droit est non négociable et aucune situation de crise ne peut justifier de surseoir à son exécution. Maintenant. Cette sécurité nous est due par l’État parce que nous nous acquittons de nos devoirs. Nous la payons en acceptant que notre liberté s’arrête là où commence celle d’autrui, en travaillant légalement et payant nos impôts, en éduquant nos enfants dans le respect d’autrui, en respectant la loi de la République quand bien même, à titre personnel, elle nous indispose.
Pour Philippe Monguillot qui respectait paisiblement la loi et voulait la faire respecter jusque dans son bus, et pour tous ceux qui ont été blessés ou assassinés par ces barbares, nous citoyens devons exiger de nos dirigeants (locaux, régionaux, nationaux) des actes pour assurer notre sécurité. Celle de nos aînés ou nos enfants est encore plus urgente, eux que leur fragilité expose davantage à la violence de ces sauvages qui agissent en groupe, puisque leur lâcheté et leur bassesse morale les rendent incapables de soutenir un face à face à la loyale. En plus d’une éducation généralement défaillante, l’impunité acquise souvent dès les premiers délits d’adolescence les a rendus indifférents à celui qui n’est pas de leur clan, de leur quartier, celui-là n’est plus pour eux un frère humain. Quant à nous, hommes et femmes «à la vie tranquille», sommes-nous définitivement acquis à cette morale d’esclave que décrivait Nietzsche pour continuer à tolérer, parmi nous, ces ennemis du genre humain?


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FACE A UNE « BARBARIE DEVENUE ORDINAIRE »
« RIEN DE POSSIBLE SANS UN SURSAUT MORAL »

On me hurlera : « surtout pas d’amalgames ! »
Pour Barbara Lefebvre, l’agression mortelle du chauffeur de bus de Bayonne témoigne de la passivité de nos dirigeants face à une barbarie devenue ordinaire. Je souligne avec force l’expression : « une barbarie devenue ordinaire »
« On peut se demander quelle est la dose maximum de verbiage inconsistant que l’opinion peut encore supporter sur ces sujets? »
La question est forte, elle mérite qu’on s’y arrête et tente d’y répondre, chacun pour soi dans notre fore intérieur.
«  Si l’on prend la peine de lire les différentes enquêtes conduites, on peut constater qu’elle ne le supporte plus, mais dans la Vème République post-démocratique, l’opinion publique n’a plus aucun moyen de manifester son exaspération sinon par la défiance à l’égard du politique et l’abstention. »  
République post démocratique ? La formule est assassine mais terriblement interpellante.  
« Certaines communes sont des zones où règne la loi du caïdat, où les édiles locaux doivent pactiser avec la mafia locale pour qu’elle les laisse gérer le reste de la commune. »
N’est ce pas un peu ce qui se passe chez nous,  à Molenbeek où le Collège envisage jusqu’à renoncer à la neutralité exigée par la Constitution ?
« Nos élus, nos ministres s’écoutent-ils parler quand ils nous servent leurs discours creux sur «la République qui ne laissera plus rien passer et poursuivra sans relâche les auteurs de ces actes inqualifiables»? 
Difficile de réfuter ce propos amer et désabusé… 
« Notre société est-elle à ce point tétanisée et dépressive qu’elle se soit accoutumée à cela? » 
(…) »Plus de vingt ans que des pans entiers de certaines communes ont fait pire qu’une sécession: ce sont des zones où règne la loi du caïdat, où les édiles locaux doivent pactiser avec la mafia locale pour qu’elle les laisse gérer le reste de la commune. » 
« Sur ce fond de délinquance, de trafics de drogue et de criminalité, on sait que l’islamisme trouve l’écosystème propice pour se développer. » 
« Nous autres, auteurs des «Territoires perdus de la République» publié en 2002, avons longtemps été méprisés voire traités de racistes pour décrire le réel de ces quartiers, puis après une longue décennie de déni, après 2015, ce fut «le grand réveil» des éditorialistes, journalistes, politiques. » 
« Rien n’est possible sans un sursaut moral »
« Cette sécurité nous est due par l’État parce que nous nous acquittons de nos devoirs. Nous la payons en acceptant que notre liberté s’arrête là où commence celle d’autrui, en travaillant légalement et payant nos impôts, en éduquant nos enfants dans le respect d’autrui, en respectant la loi de la République. »
« Pour Philippe Monguillot et pour tous ceux qui ont été blessés ou assassinés par ces barbares, nous citoyens devons exiger de nos dirigeants (locaux, régionaux, nationaux) des actes pour assurer notre sécurité. » 
« En plus d’une éducation généralement défaillante, l’impunité acquise souvent dès les premiers délits d’adolescence les a rendus indifférents à celui qui n’est pas de leur clan, de leur quartier, celui-là n’est plus pour eux un frère humain. »
Autrement dit celui qui n’appartient pas à ma communauté est regardé comme mon ennemi. Un tel raisonnement caractérise la dynamique communautariste qui progresse et pour qui tout ce qui ne participe pas des règles et des valeurs de ma communauté mérite d’être  combattu voire détruit, y compris le discours dispensé par l’école de la République. C’est précisément  l’inverse du dialogue inter et transculturel qui est la meilleure mais aussi la réponse la plus radicale et la plus exigeante contre une résistible (pour combien de temsp encore ?)montée du communautarisme .
« Quant à nous, hommes et femmes à la vie tranquille, sommes-nous définitivement acquis à cette morale d’esclave que décrivait Nietzsche pour continuer à tolérer, parmi nous, ces ennemis du genre humain? »
Cette  question abrupte mérite d’être posée par tous les démocrates avant que les non démocrates n’y répondent par l’imposition d’un régime fort et dictatorial qui aura vite fait de confisquer les libertés démocratiques pour imposer un ordre nouveau, brutal et non pluraliste.
Alors à quand le sursaut moral, Monsieur le Président jupitérien de la Vème  République ?
MG 







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