mercredi 19 août 2020


LE KROLL



Le Kroll du jour sur la crise politique
Il faut du génie pour saisir en un dessin -très drôle de surcroît- toute la complexité d'une situation inextricable.
Bravo Kroll, tu es vraiment le meilleur!


EGBERT LACHAERT NOMME INFORMATEUR: «IL FAUT UN GOUVERNEMENT FORT»
Le Roi a chargé le président de l’Open VLD de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d’un gouvernement.
Belga Le Soir

Le Roi a clôturé ses consultations avec les présidents des partis ayant été impliqués dans les discussions politiques après les élections. Sur la base des éléments apportés lors de ces discussions, le Roi a accepté la démission de Bart De Wever (N-VA) et Paul Magnette (PS). Le Roi a chargé Egbert Lachaert (Open VLD) de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d’un gouvernement qui s’appuie sur une large majorité au parlement. Egbert Lachaert a accepté cette mission et fera un premier rapport au Roi le 28 août.
« Le pays traverse l’une des plus grandes crises depuis la Seconde Guerre mondiale, a déclaré Egbert Lachaert après sa nomination. Il faut un gouvernement fort, avec un large soutien et une politique équilibrée. Dans les moments difficiles, la politique doit transcender ses différences. Nous avons encore quelques semaines pour créer un gouvernement à part entière, au service de la population. Cette mission sera effectuée en toute discrétion, afin de créer la confiance nécessaire entre les partis. »
Le SP.A respecte de son côté le choix du roi Philippe de confier une mission au président de l’Open VLD. « Si tous les partis sont prêts à se transcender, un gouvernement peut être formé », estiment les socialistes flamands. « Le MR est pleinement mobilisé à la mise en place d’un gouvernement fédéral avec une majorité en son sein, a de son côté tweeté Georges-Louis Bouchez. Succès à Egbert Lachaert qui a les qualités pour réussir cette mission difficile : un homme droit, travailleur et intelligent. »


EGBERT LACHAERT (OPEN VLD) CHARGE D'UNE MISSION ROYALE. OBJECTIF: SANS LA N-VA
Olivier Mouton Le Vif

Le roi a accepté la démission du duo De Wever - Magnette. Et lance le président libéral flamand. Pour une Vivaldi avec les écologistes, grands absents de la mission: c'est l'option qui tient la corde. Ou un arc-en-ciel. Le dialogue N-VA / PS est mort.
(…)Le Roi a chargé Monsieur Egbert Lachaert de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement qui s'appuie sur une large majorité au parlement. Monsieur Lachaert a accepté cette mission et fera un premier rapport au Roi le 28 août."
La démission acceptée de Bart De Wever et Paul Magnette met un terme - provisoire? - au dialogue entre la N-VA et le PS. Le communiqué du palais ne précise rien au sujet de la coalition possible, si ce n'est qu'il reprécise sa volonté d'avoir une "large majorité au parlement".
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La tentation Vivaldi
Selon nos informations, Egbert Lachaert devrait tenter une nouvelle formule sans la N-VA. Les libéraux ont été échaudés par les propos de Bart De Wever (N-VA) à l'encontre du MR et refroidis par le projet institutionnel concocté par le duo N-VA / PS. Ces derniers jours, le retour d'une coalition de type Vivaldi (socialiste, libéraux, écologistes et tout ou partie des sociaux-chrétiens) avait été évoqué. Ce serait la première option sur laquelle travaillerait le président libéral flamand.
L'Open VLD et le MR ont en outre réaffirmé leur union à plusieurs reprises ces derniers jours: tous dehors ou tous dedans. Georges-Louis Bouchez, président du MR, a salué la mission confié à son président-frère: "Le MR est pleinement mobilisé à la mise en place d'un gouvernement fédéral avec une majorité en son sein. Succès à Egbert Lachaert qui a les qualités pour réussir cette mission difficile: un homme droit, travailleur et intelligent. Ensemble pour une Belgique forte et efficace!".
Mais cette formule sans N-VA, privilégiée par certains du côté francophone, n'est pas forcément ce qui vit le plus en Flandre - et le CD&V reste à convaincre, refrain connu.
Se pourrait-il alors que le président libéral flamand tente de prolonger le dialogue N-VA / PS et de réconcilier Bart De Wever et Georges-Louis Bouchez? Ce n'est visiblement pas l'option du moment, même si Joachim Coens, président du CD&V, a exprimé ces dernières heures le souhait de poursuivre les travaux entamés par les socialistes et les nationalistes. Selon plusieurs sources, les échanges entre Bart De Wever et Paul Magnette auraient surtout servi à démontrer où menait un tel dialogue, sur le plan institutionnel. En cas de refus du CD&V, un arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes) pourrait voir le jour.
Ce sont toutefois des options qui ne tiennent pas compte de la réalité politique flamande; Rik Van Cauwelaert, chroniqueur réputé au nord du pays, souligne: "N-VA et Vlaams Belang dans l'opposition? CD&V et Open VLD ne tiendront pas." Autant dire que la réussite n'est pas garantie.
Surprise: une mission sans écologistes
La surprise, enfin, c'est la nouvelle absence de mission royale confiée aux écologistes. En dépit de leur victoire électorale de mai 2019, les verts n'ont jamais eu la main dans cette crise sans fin. Cette fois, on ne peut douter qu'il s'agisse d'un choix délibéré du palais royal. Les écologistes paient visiblement leur exclusive vis-à-vis de la N-VA - réitérée en dépit des longues discussions des derniers jours - et leur choix privilégié pour une formule de type Vivaldi. Or, le palais royal doit donner une impression constante de neutralité.
Malgré leur absence de cette mission royale, les verts doivent croiser les doigts pour qu'une coalition se fasse avec eux et sans la N-VA.
Certains, dans les rangs libéraux, se mettent à nouveau à rêver d'une formule Arizona, sans le PS et avec la N-VA. Mais ce ne serait pas la voie choisie d'entrée de jeu par Egbert Lachaert.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE BELGIQUE FEDERALE DEVENUE INGOUVERNABLE ?

Il y très peu d'espoir de voir les négociations déboucher (vous avez dit « débouchez ») avec d'Egbert Lachaert sur un gouvernement viable et stable.
Le très grand défi du président du VLD d'Egbert Lachaert sera de  « bleuir la note PS-N-VA » (La Libre). Et surtout « de décider s’il continue à se scotcher au MR de  Bouchez » (De Standaard)
Après l’échec des missionnaires De Wever et Magnette, la formation d'un gouvernement fédéral est à nouveau sur les rails. Toutes les formules  ont déjà été testées : violet-vert, Vivaldi, cabinets  minoritaires, Arizona, romaine-rouge-jaune j’en passe et des plus baroques.
Résultat des courses : trois partis totalisant ensemble à peine 38 sièges au Parlement constituent un gouvernement croupion  qui fonctionne avec des douzièmes provisoires. A la mi-septembre, il faudra décider du sort de ce gouvernement Wilmès et surtout de son maintien ou non pour la poursuite de sa mission assortie des pleins pouvoirs. La question cruciale est de savoir ce qui se passera à la mi-septembre alors dans l'hémicycle.  Savoir quels sont les  partis qui  formeront et soutiendront le prochain  gouvernement en affaires courantes. 
Le drame c’est qu’il semble qu’il n’y ait en vérité plus de majorité pour rien  dans notre système fédéral belge complètement bloqué.
15 mois après les élections, la formation gouvernementale en est toujours au point mort et les relations personnelles entre présidents de partis ne cessent de se détériorer au bénéfice d’une méfiance généralisée. Les frustrations sont légions. Les électeurs sont à bout de nerfs.
Qui osera prendre le risque « électoral » de former un gouvernement pour trois ans seulement?
Dans un système démocratique digne de ce nom on retournerait aussitôt vers l'électorat. Mais cette idée terrorise tous les présidents de parti à l’exception de ceux du Belang et du PTB que cela arrangerait bien.
 On s’achemine donc vers un nouveau record mondial dans la formation gouvernementale.
MG 


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