jeudi 27 août 2020

REPENSER LE MONDE DE L’APRES-CONFINEMENT


REPENSER LE MONDE DE L’APRES-CONFINEMENT
ON NE SAIT PAS TRES BIEN VERS OU ON VA, MAIS ON Y VA… »
Le Soir, entretien avec Louise Knops (extraits)
«Une partie de la population risque de basculer dans une forme de contestation plus dure» Cela paraît de plus en plus évident tandis que se rapproche la grande rentrée de septembre qui risque d’être chaude, voire apocalyptique. La crise sanitaire ne serait qu’un « tour de chauffe ». Une crise sanitaire inédite couplée à des mesures liberticides. une jeunesse révoltée face à l’inaction en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Des tensions post-coloniales sur fond de Black Lives Matter.
Il est trop tôt pour savoir si le Covid a été une parenthèse, si ça sera une évolution ou une révolution. C’est en tout cas un basculement. 
On ne sait pas très bien vers où on va, mais on y va… »
LE COVID A-T-IL PERMIS DE RECONCILIER CITOYENS ET POLITIQUES ?
Beaucoup de citoyens ont aussi découvert les conséquences des politiques d’austérité dans le secteur public qui ont miné la capacité des hôpitaux à faire face, le manque de personnel, l’épuisement, l’équipement qui manque
La crise gouvernementale que connaît la Belgique amplifie encore ce sentiment de déconnexion et d’incapacité des représentants à agir dans cette crise.
La relation des citoyens et de l’Etat s’effiloche toujours plus au lieu de se renforcer. 
On voit déjà la perte d’adhésion par rapport aux règles sanitaires
 On constate une forme d’ébullition qui pourrait faire basculer une partie de la population dans des formes de contestations beaucoup plus dures. Le mouvement anti-masque n’est que la face immergée de l’iceberg.
COMMENT INTEGRER LE CITOYEN ?
Le mouvement Extinction Rebellion propose par exemple d’organiser des assemblées participatives qui penseraient des mesures parfois très dures mais que le citoyen aura vu naître et qu’il pourra donc peut-être plus facilement accepter.
Si on ne change rien, ça ne va pas se passer sans résistance ni sans larmes…
LES BAGARRES A LA MER DU NORD, C’EST UN PREMIER SIGNAL ?
Clairement. Il faut se demander pourquoi ça pète. 
On fait face à un clash intergénérationnel. Avec des jeunes qui se mobilisent à cause d’un sentiment d’injustice face à des actions qui n’ont pas été prises par les générations précédentes. Avoir 18 ans en 2020, c’est aussi ne pas avoir eu de rhéto. Des années d’études bousillées. Pas de fête. Rien.
DONC LE CLASH VA S’ACCENTUER ?
La problématique des pensions en filigrane. La solidarité est mise à mal. Encore une fois, cela met en LUMIERE L’IMPOSSIBILITE DE PENSER A LONG TERME. ON RENTRE DANS UNE PHASE DE GRANDES TURBULENCES. 
QUE FAIRE ?
Si on avait institutionnalisé la pratique de la démocratie participative, on retrouverait sans aucun doute des idées des citoyens dans les notes qui circulent au CNS. SANS INCLUSION, IL N’Y A PAS D’ADHESION, OU ALORS DE PLUS EN PLUS FAIBLE.
 « On se rend compte qu’il y a une organisation économique de la société qui mène a des épisodes comme celui qu’on est en train de vivre. Quelque chose ne va pas. Il ne semble pas tenable de continuer dans une économique totalement globalisée avec un idéal de modernisation. Bien sûr, certaines populations du monde ont tout à fait le droit de vouloir améliorer leur condition actuelle, mais il faut trouver un équilibre, sans tomber dans le repli protectionniste. »
CE QUI DOIT ETRE CREE
« Sur le très court terme, je pense qu’il faut une envie de retrouver l’humain
L’impasse au fédéral s’expliquerait, selon elle, par le fait qu’on demande aux acteurs du monde « d’avant » de penser le monde « d’après ».
DANS « LE MONDE D’APRES », LA BELGIQUE NE SEMBLE PAS PLUS DOUEE POUR FORMER UN GOUVERNEMENT QUE DANS CELUI D’AVANT LE COVID…
Il faudrait pourtant que différents partis sortent du déni et prennent la mesure du changement. Les idéaux du Vlaams Belang ou de la N-VA d’une grande Flandre indépendante ne sont par exemple pas tenables dans le monde dans lequel on vit. J’ai parfois l’impression qu’ils sont complètement à côté de la plaque.
ILS REPRESENTENT TOUT DE MEME PRESQUE LA MOITIE DES VOTES EN FLANDRE…
C’est compliqué. Je travaille à la VUB, une université flamande. On entend clairement : « Si on n’écoute pas la N-VA, est-ce qu’on ne va pas encore plus renforcer le Belang, et que fera-t-on alors ? » C’est effectivement une vraie question.
C’EST LA FIN DES PARTIS « TRADITIONNELS » ?
Les idéologies politiques évoluent au fur et à mesure que le monde se transforme. L’avènement des partis libéraux, socialistes et catholiques reflétait les clivages au sein de la société de l’époque. Aujourd’hui, on en est à se demander si le format du « parti » tout court est vraiment le meilleur acteur institutionnel. 
Ce blocage en Belgique est symptomatique du basculement qui s’opère partout. Le nœud du problème vient peut-être du fait qu’on demande aux acteurs du « monde d’avant » de former un gouvernement pour gérer le « monde d’après ». C’est un vrai problème démocratique.
Je crois qu’on a besoin d’une recomposition du paysage politique autour des questions identitaires et écologiques d’une manière qui n’existe pas encore aujourd’hui. On doit trouver un équilibre entre la reterritorialisation et l’ouverture aux coopérations à l’échelle mondiale.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BACK TO THE BASICS
« Si on ne change rien, ça ne va pas se passer sans résistance ni sans larmes… »

Le temps ne  serait-il pas venu de revenir à l’essentiel : cultiver, (ah la nature)  se cultiver  (ah la culture…) cultiver la simplicité (ah l’esSENStiel) et cela dès l’école préparatoire ensuite, pou stimuler « l’éveil » cours de philo en primaire, pas à raison d’ « une malheureuse heure » par semaine, mais bien davantage, pas « cours de rien » mais « cours de tout » c’est à dire de « civisme » et de  « civilisation » . C’est aussi essentiel que le français ou le calcul. Des séances régulières de « contact nature » : immersion régulière dans les bois, les champs, les  potagers collectifs comme activités d’éveil, et ceci même pour les petits citadins ; surtout pour les petits citadins…. Susciter les contacts avec des artisans locaux, des cultivateurs bio, des anciens (des grands-parents), des élus locaux…Bref procéder à  une  réforme radicale de l’éducation. Cela fait des décennies qu’on en parle et on accouche de quoi ? D’un pacte d’excellence qui n’est pas un pacte en réalité et qui n’apportera pas l’excellence.
Contre la montée des violences il n’est qu’un remède : la lutte contre l’ignorance barbare et cela s’appelle la priorité à l’éducation. Olivier Maingain l’a encore rappelé dans sa carte blanche d’hier.
« Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez donc l’ignorance » aurait déjà dit autrefois Abraham Lincoln.
Inversons la citation et essayons de mieux financer l’éducation pour combattre la violence barbare fille naturelle de l’ignorance.
Assurément, repenser le monde de l’après-confinement et régénérer la démocratie par un supplément de participation citoyenne, cela passe forcément par une réforme radicale de l’éducation tout court et forcément  aussi de l’éducation scolaire. 
MG


DICTATURE DE LA VIOLENCE

Yves Thréard. Le Figaro
Les soirs de match, Paris n’est pas une fête, mais un cauchemar. Que le PSG gagne ou perde, il se trouve toujours des hordes de sauvages pour hurler, casser, piller. Au petit matin, quand la capitale se réveille, elle offre le spectacle d’une ville en guerre. Les Champs-Élysées, traditionnel écrin des célébrations nationales, sont devenus l’avenue de la honte. Des magasins saccagés, des voitures brûlées, des chaussées défoncées. La haine et la bêtise ont parlé, visages d’une société balafrée.
Le respect de l’autorité, le civisme, le savoir-vivre sont des notions étrangères à de plus en plus d’individus acculturés, non intégrés. Sans foi ni loi, ils se recrutent partout, surtout en banlieue, vrais supporteurs ou pas, souvent mineurs, mais pas seulement.
Contre cette dictature de la violence, la police joue, bien sûr, un rôle central. Mais elle est vite débordée. Les renforts annoncés pour dimanche soir, à coups de tambour, par Gérald Darmanin n’ont rien empêché. L’impuissance publique est patente, les digues ne tiennent plus. Le mal est profond.
Paris n’a pas le monopole de la voyoucratie. Des gendarmes ont dû être envoyés à Palavas-les-Flots ces jours-ci, où la tension est vive après des bagarres entre commerçants et de bien curieux touristes. L’été a vu aussi la délinquance exploser dans les transports en commun. Pour un simple rappel au port du masque obligatoire, on s’y fait tabasser! Sans oublier la mode des rodéos sauvages. Toutes sensibilités confondues, les élus locaux appellent au secours.
La solution n’est pas seulement dans l’attribution de moyens supplémentaires. Elle doit émaner d’une volonté politique au sommet de l’État. Aujourd’hui, celle-ci se perçoit dans les paroles - un tweet est si facile! -, mais pas dans les actes. Il convient de resserrer les chaînes de commandement, souvent prises au dépourvu. Et, surtout, de reconsidérer l’échelle des peines prononcées contre les voyous de tout poil, ainsi que leur bonne et entière exécution.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
REPRESSION SANS PREVENTION NI EDUCATION N’EST QUE PEINE PERDUE

On attend des autorités publiques une action globale qui s’articule sur deux  axes, le premier éducatif et scolaire c'est-à-dire préventif, le second sécuritaire c'est-à-dire répressif. Les deux dynamiques sont indispensables si on veut éviter les dérives violentes qui tôt ou tard risquent de provoquer des troubles civils graves. On déplore un nème icident à Molenbeek avec jet de pierre sur la police et les pompiers. Il est temps que se terminent les plus longues vacances jamais enreggistrées par l’école « obligatoire. »
 En France, « les digues ne tiennent plus. Le mal est profond. »
A Bruxelles et Anvers la situation se dégrade également.
MG
BRANDWEER AANGEVALLEN TIJDENS BLUSSEN: “WERDEN WE HIER IN DE VAL GELOKT?”
BRUSSEL  Het Laatste Nieuws
Jongeren uit Molenbeek hebben de brandweer vannacht vanaf een dak bekogeld met glazen flessen. De brandweer kwam een brandende vuilniscontainer blussen. “De containers stonden op de weg. Werden we hier bewust in de val gelokt?”
De bewuste oproep kwam om 1.15 uur binnen bij de brandweer: in de Mahatma Gandhilaan stond een vuilniscontainer in brand. De politie was al ter plaatse. “De straat was ter plaatse gedeeltelijk versperd door die containers, waarvan er eentje in lichterlaaie stond”, zegt Walter Derieuw, de woordvoerder van de Brusselse brandweer. 
“Toen de autopomp de brand naderde, werd die plotseling bekogeld met glazen flessen, door personen die op het dak van een gebouw stonden”, zegt Derieuw. “Ook tijdens het blussen werden nog projectielen gegooid.” Ook de politieagenten die ter plaatse waren, werden ook geviseerd door de flessengooiers op het dak. 
ZINLOOS GEWELD
De brandweermensen raakten niet gewond. “Maar ze zijn wel onder de indruk. Ze kunnen de feiten niet plaatsen. We vragen ons af of de hulpdiensten opzettelijk ter plaatse werden gelokt om hen dan te kunnen aanvallen. We kunnen maar niet begrijpen dat hulpverleners, die ten dienste staan van de bevolking, het slachtoffer worden van zinloos geweld.”
Het dak van de bekogelde pompwagen heeft lichte blikschade. De brandweer legde klacht neer bij de politie.  Daar loopt intussen een onderzoek. “Onze agenten waren zelf ook doelwit”, zegt politiewoordvoerster Caroline Vervaet. “We bekijken de camerabeelden om de daders te identificeren.” Voorlopig is de identiteit van de flessengooiers nog niet bekend. “De flatgebouwen in die wijk zijn heel hoog. Het was dus moeilijk te zien hoeveel mensen er op het dak stonden, laat staan met hoeveel ze waren. We bekijken momenteel samen met de gemeente welke stappen we verder nog kunnen ondernemen in de wijk.”
Het is overigens niet voor het eerst dat de brandweer het gevoel krijgt dat jongeren bewust brand stichten om vervolgens hulpdiensten te bekogelen.  De vakbond VSOA klaagt al jaren over valse oproepen en brandstichtingen op straat om de hulpdiensten aan te vallen.

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