mercredi 30 septembre 2020

Négociations fédérales: Alexander De Croo sera Premier ministre de la Vivaldi


Le Soir

L’accord sur le contenu est bouclé. Alexander De Croo (Open VLD) sera le Premier ministre de la Vivaldi.

Alexander De Croo sera Premier ministre de la Vivaldi, selon nos informations.
Les négociateurs de la Vivaldi sont parvenus à un projet d’accord de gouvernement fédéral. Les techniciens -les «sherpas »- en finalisent la relecture, a-t-on appris mercredi. Les coformateurs se rendront chez le Roi à 10h.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MAGNETTE L’A ECHAPPE BELLE
 
Van Grieken et De Wever ne vont pas se priver de hurler « Decroo on aura ta peau. » Il n’aura pas le loisir de répondre comme son auguste père « encore heureux que je ne m’appelle pas Bertouille’ »
Paul Magnette a eu le nez fin en restant en réserve de la république et, espérons le, en conservant la direction du PS sans exiger pour lui le moindre marocain. Personne ne sait combien de temps Vivaldi tiendra. On a dit que 2019 serait l’élection de tous les dange Négociations fédérales: Alexander De Croo sera Premier ministre de la Vivaldi rs. 2024, à supposer que Vivaldi tienne jusque là, sera bien pire encore.
Cette nuit fraîche de septembre nous valut un débat électoral yankee lamentable et l’accouchement au forceps de Vivaldi : Decroo junior dirigeant l’orchestre national pour un enregistrement difficile des « quatre saisons .» 
On peut s’attendre à tout et surtout au pire.
MG

«Menteur», «rien d’intelligent», «clown»: vifs échanges entre Trump et Biden au premier débat présidentiel


Le modérateur Chris Wallace a été contraint de recadrer le débat en haussant le ton après une heure de vifs échanges entre les deux hommes.
par Belga et Le Soir
Donald Trump et Joe Biden ont commencé à batailler mardi dès l’ouverture de leur premier débat à Cleveland, concentrant leurs vifs échanges sur l’assurance-santé et le Covid-19, dans une ambiance électrique à 35 jours de l’élection présidentielle américaine.
« Tout le monde sait que c’est un menteur », a lancé, très en verve, le candidat démocrate au sujet du président républicain, après moins de quinze minutes de duel télévisé suivi par des dizaines de millions d’Américains.
Alors que la cacophonie l’emportait, l’ancien vice-président a ensuite demandé au 45e président des États-Unis de « la fermer ».
« Il n’y a rien d’intelligent en vous », a raillé, un peu plus tard, Donald Trump, qui ne cesse de mettre en doute la santé physique et mentale de son rival et qui espérait une bonne soirée ou un faux-pas de son rival pour refaire son retard dans les sondages.
Le milliardaire républicain, qui brigue un second mandat, a tenté d’accuser Joe Biden, issu de l’aile modérée du parti démocrate, de vouloir un système de santé « socialiste » défendu par la gauche radicale.
Le candidat démocrate a lui dénoncé la volonté du locataire de la Maison Blanche d’installer une juge conservatrice à la Cour suprême juste avant le scrutin du 3 novembre. « Ce qui est en jeu ici, c’est que le président a dit clairement qu’il veut se débarrasser de l’Affordable Care Act », la loi d’assurance-maladie plus connue sous le nom d’Obamacare, a-t-il déploré.
Les deux candidats septuagénaires se sont ensuite écharpés sur le bilan de la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec plus de 205.000 morts. « Vous n’auriez jamais pu faire le travail que nous avons fait, vous n’avez pas cela dans le sang », a martelé Donald Trump.
« Je sais ce qu’il faut faire » tandis que « le président n’a aucun plan », a répondu Joe Biden.
À plusieurs reprises, Joe Biden s’est montré exaspéré d’être régulièrement coupé par son rival lors de ses interventions, glissant même « c’est difficile de placer un mot face avec ce clown ».
Le modérateur Chris Wallace a été contraint de recadrer le débat en haussant le ton après une heure de vifs échanges entre les deux hommes. Il a prié les candidats de s’en tenir à deux minutes de parole non interrompues et de passer à un autre sujet, celui des tensions raciales aux USA.


 COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"TU VEUX BIEN LA FERMER, MEC ?"

Insomniaque, impatient et surtout très curieux, j’ai voulu assister en direct à la confrontation des deux candidats. Lamentable ! On n’a jamais assisté à un débat présidentiel aussi tendu : Donald Trump et Joe Biden se sont gaiment insulté  lors du premier débat en direct.  Tous deux ont montré très clairement leurs faiblesses et ont brillé par leur médiocrité. Ce duel yankee ressemblait à une scène de western quand le juste et le truand s’affrontent au colt dans la rue principal désertée par les habitants. Aucun des deux protagonistes n’a été abattu mais la démocratie a mordu la poussière. 
En prélude Joe Biden a souri à Trump en lui lançant un "Comment ça va, mec" - ensuite les deux boxeurs se sont écharpés pendant une heure et demie avec une incroyable brutalité.
Ils ont débattu des questions les plus sensibles du moment : la gestion pitoyable de la crise de Corona, les incendies de forêt sur la côte ouest, les imprécation contre le racisme et la nomination du juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême.
Trump a martelé qu’il était en droit de  nommer la conservatrice Amy Coney Barrett comme successeur de feu la grande Ruth Bader Ginsburg. Après tout, dit-il, il a été élu pour quatre ans, et non trois. Joe Biden a insisté qu'un nouveau juge devrait être nommé après le scrutin . L'élection était en cours depuis longtemps, a déclaré l'ancien vice-président, en faisant référence à la procédure de vote anticipé et au vote par correspondance.
Trump , on le sait, entend priver les femmes du droit à l'avortement et il est déterminé à abolir l'assurance maladie "Obamacare". Il a nié la chose  pendant le débat en alléguant que personne ne savait ce qui allait se décider en matière d'avortement ni quelles étaient ses intentions quant à l’Obamacare. Biden, à son tour, s'est insurgé contre l'accusation de Trump selon laquelle son parti voulait une "médecine socialiste" plus radicale que l’ "Obamacare". À l'appui de cette affirmation, Biden s’est exclamé : "Mon parti, c'est moi. Je suis pour l’instant  le Parti démocrate. Le programme de mon  parti est celui auquel j’adhère". En affirmant  cela, Biden voulait faire preuve de force et réfuter l'accusation selon laquelle la gauche le poussait à aller de l'avant. Cette phrase a aussitôt fait le buzz sur la sphère Twitter progressiste et a jeté le trouble au sein de son parti cette phrase devrait encore occuper le parti.
Trump et Biden se sont  battus comme des chiffoniers pour conquérir les faveurs des électeurs.
Sur la question du coronavirus, Trump était sur la défensive.  Biden a rappelé aux Américains que le président avait d'abord affirmé que le virus serait parti avant Pâques tout en sachant à quel point il était contagieux et mortel. Trump lui-même a admis avoir minimisé le danger en prétendant avoir agi pour ne pas créer de panique. 
Il a ajouté  avec morgue qu'en dépit des 205 000 morts, son gouvernement avait fait un "travail phénoménal" contre la "peste chinoise". Il a également renouvelé l'affirmation selon laquelle un vaccin contre la corona serait disponible "dans quelques semaines". Le pays doit ouvrir son économie largement, a déclaré M. Trump. Ce qui se passait dans les "villes fantômes" comme New York était  épouvantable.
Bref ce fut l’affrontement entre la mauvaise foi crasse et l’angélisme cucul la praline au cours d’un muppetshow de très médiocre qualité. Pauvre Amérique et surtout pauvre démocratie.
MG

mardi 29 septembre 2020

" La Flandre a fait une croix sur Bruxelles "


PAUL GÉRARD L’Echo

On l'appelle parfois la mémoire de la rue de la Loi. Rik Van Cauwelaert passe en revue la dernière séquence fédérale et balise la suite. Disons que c'est assez cash.
Het geheugen van de Wetstraat. On l’appelle parfois comme ça : la mémoire de la rue de la Loi. Rik Van Cauwelaert (70 ans) baigne dans la politique depuis toujours. Chroniqueur au Tijd (et ex-rédacteur en chef de l’hebdomadaire Knack), il passe en revue la dernière séquence fédérale et balise la suite. Comme on va le voir, tourner autour du pot n’est pas sa spécialité.
La Vivaldi
« On a bien compris en Flandre que, pour le PS, ce serait difficile avec la N-VA. Ce qui nous met mal à l'aise, c'est l'absence de majorité flamande dans cette configuration Vivaldi. » La coalition en négociation associe PS-SP.a, MR-Open Vld, Ecolo-Groen, CD&V et ne rassemble en effet que 41 sièges sur les 89 du groupe linguistique néerlandais à la Chambre.
« Il y a aussi la crainte que la Vivaldi ne penche trop à gauche parce que ce gouvernement finira, tôt ou tard, par lever de nouvelles taxes. Or, la Flandre n’est pas majoritairement à gauche, c'est le moins qu'on puisse dire. »
 « Mais voilà, la réalité est ce qu'elle est, il faudra s'y faire. Il y a cette idée, parmi les partis flamands et dans l'opinion publique, que cela assez duré : maintenant il faut y aller. On préférera certainement avoir un Premier ministre flamand pour compenser. Si ce n'est pas le cas, ce sera très difficile à faire accepter. »
"La seule chose qui tient les partis flamands de la Vivaldi, c'est la peur des élections."
 « Au moins, avec la Vivaldi, on n'aura pas d'élections. En fait, tous les partis flamands de la Vivaldi ont peu à gagner dans ce gouvernement. Mais ils ont tout à perdre dans l'alternative, c'est-à-dire les élections. C'est la seule chose qui les tient: la peur des élections, la peur de se retrouver avec 50% pour le Vlaams Belang et la N-VA ensemble. »
Paul Magnette et le PS
« Chaque fois qu'il vient à la télé flamande, il fait très bonne impression. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi il ne le fait pas plus souvent. Il parle très bien le néerlandais, il est pondéré, son propos est clair. Il inspire une certaine confiance, ce qui n'est pas du tout évident pour un PS.» 
Malgré son discours très à gauche? « Oui. J'ai remarqué que, devant les Flamands, il sait limer son discours. Il est perçu comme crédible, quelqu'un avec qui on peut parler. En tant que bourgmestre de Charleroi, il montre d’ailleurs un certain pragmatisme. Qu'on soit de gauche ou de droite, à un moment c'est la réalité sur le terrain qui compte. »
"Les socialistes ont un problème avec la Vivaldi. Rien de ce que le précédent gouvernement a fait et qu'ils ont combattu ne sera biffé."
 Ni la pension à 67 ans, ni la limitation des allocations d'insertion à 36 mois, rien. S'il n'a pas le poste de Premier ministre, je me demande comment il va convaincre son congrès que la Vivaldi n'est pas une nouvelle Suédoise... »
Georges-Louis Bouchez
« On découvre le personnage. Sa manière de communiquer est... cocasse. Mais, d'un autre côté, il y a aussi du respect pour ce qu'il a osé faire. »
"J’ai entendu dire plus d’une fois : ‘Celui-là, il faudra le tenir à l'œil’."
C’est-à-dire ? « Tout à coup, alors qu’on approchait de l'arrivée, il a osé bloquer tout le processus. C'était une manœuvre audacieuse, on verra plus tard si cela réussit ou pas. Mais il a mis le doigt sur le fait qu'il n'y avait d'accord sur rien. Il a dit : on peut faire semblant, mais on n’a pas d’accord.  En Flandre, il n'est pas passé pour ridicule. »
Et son côté belgicain? « Oui, là, il n'y a pas grand monde pour trouver ça génial. C’est vieux jeu. Il n'y a qu'une toute petite partie de l'opinion flamande qui est sensible à ce discours. Ça ne fait pas de Bouchez un ennemi, disons plutôt que c'est vu comme une curiosité. Car tout le monde sait qu'il n'y a pas de retour possible à la Belgique unitaire. » 
 « Je ne suis pas bien sûr que le CD&V joue un rôle déterminant dans la configuration actuelle. Ils ont fait le choix d'être dans la Vivaldi, mais ils ne sont pas nécessaires. Ils savent très bien que ce qu'ils proposent pour le 16 rue de la Loi n’est pas crédible. Quand on parle avec Koen Geens, à aucun moment on n'entend son envie du Seize. Quant à Hilde Crevits, elle a dit partout qu'elle était contre la Vivaldi et elle n'a aucune expérience ni sensibilité fédérales. En fait, pour une question de concurrence électorale, je crois que le CD&V préférerait encore Magnette à De Croo. »
« Plus fondamentalement, le CD&V joue son existence. La crainte de ne plus exister en 2024 est très présente. Joachim Coens donne l'impression de s'accrocher à cette Vivaldi dans l'espoir de se refaire une image. Ils n’y sont pas parvenus dans le gouvernement précédent: dans la Suédoise, le CD&V a été nul. À aucun moment, ils n'ont su faire la différence. »  
 « En Flandre, Alexander De Croo est quelqu'un qui est acceptable pour tout le monde. Il est crédible dans la gestion, il a des idées, mais il est aussi pragmatique, il est polyglotte. Il est capable de mettre ses propres ambitions en sourdine. Un exemple : il convoite le Seize, mais n'en parle pas. »
« Et puis, Alexander est bien coaché politiquement par son père Herman. On croit que c'est un amuseur mais, en face à face, son père est l'homme le plus sérieux que je connaisse. » 
« Conner Rousseau
Il est né dans une famille socialiste (sa mère a été sénatrice et bourgmestre de Saint-Nicolas, NDLR), c'est un proche de Freddy Willockx notamment. Il a de vraies racines socialistes. Mais ce n'est pas un théoricien à la Paul Magnette, qui a tendance à rester sur la ligne socialiste traditionnelle. Avec Rousseau, c'est beaucoup plus flou. Par exemple, même si les discussions entre socialistes et N-VA n'ont pas réussi, il a toujours gardé le lien avec Bart De Wever. Il sait qu'ils ne sont pas ennemis pour la vie.» 
« Dès le début, Bart De Wever m'a dit: ‘Attention, ne le sous-estimez pas’. Rousseau, ce n'est pas le jeunot superficiel qu’on présente souvent. Il sait très bien ce qu'il fait et soigne ses arrières. » 
 « La N-VA est mal à l'aise pour le moment. Regardez leur opposition à la Chambre, ils ne savent pas s'y prendre. C'est brutal, mesquin. Bart De Wever lui-même a dit des choses qui ne sont pas du niveau d'un président de parti. Même le Vlaams Belang a montré plus de style. Ils doivent faire très attention. Ils devront s'adapter et mener une véritable opposition, sur le fond. »
Bart De Wever est-il, lui aussi, aux prises avec une question existentielle? 
«La N-VA, c'est un peu comme le parti de Macron en France: il y a lui et personne d'autre. C'est lui qui tient le bazar ensemble. Sans lui, ce parti risque de connaître une trajectoire à la Volksunie et de s'effriter entre aile gauche et aile droite. Car c'est un parti très divisé entre ceux qui ont le réflexe social et ceux qui ne l'ont pas du tout. » 
« Selon moi, De Wever a fait une erreur de jugement en attaquant Bouchez. Aujourd'hui, il dit que Magnette ne voulait pas de Bouchez et lui a fait faire le sale boulot. C'est une excuse qui n'en est pas une. Pour réussir, il avait besoin des libéraux. Diviser Open Vld et MR, ça n'allait pas marcher.»
Selon moi, les francophones ne comprennent pas bien l'extrême droite flamande. Ils font toujours référence au passé, à la guerre; le Vlaams Belang, c'est la grande vague noire qui déferle sur la Flandre. Non, ce n’est pas le sujet : le Vlaams Belang, c'est l'opposition. Les gens ne votent pas Vlaams Belang pour éviter les migrants, mais parce qu'ils en ont marre que leurs problèmes de la vie de tous les jours ne soient pas réglés. Pour eux, le Vlaams Belang c'est le bâton avec lequel on tape. » 
"Mentalement, la Flandre a fait une croix sur Bruxelles: s'il le faut, elle la lâchera."
 « Bruxelles est un point de clivage important, c'est sûr. Mais les francophones doivent bien se rendre compte d'une chose: pour les Flamands, Bruxelles est de moins en moins nécessaire. Par le passé, la Flandre disait qu'elle ne lâcherait jamais Bruxelles. Ça, c'est fini. Mentalement, la Flandre a fait une croix sur Bruxelles: s'il le faut, elle la lâchera. Regardez un Bart De Wever, il ne s'intéresse pas une seconde à ce qui se passe à Bruxelles. Il sait que ce n'est pas une ville flamande. D'ailleurs, ce n'est même plus une ville francophone: c'est international. La Flandre ne se battra pas, elle ne se battra plus pour Bruxelles. Cela dit, chez les Wallons, ce n'est pas le grand amour non plus. En Flandre, on l'a bien observé. »
 « L'indépendance totale, le séparatisme, c'est la vision romantique du vieux mouvement flamand qui n'existe pratiquement plus. C'est du passé, à part chez quelques-uns au Vlaams Belang. Non, aujourd'hui, c'est le confédéralisme qui est visé. On y est presque d'ailleurs. Il n'est pas possible de prendre chaque fois 500 jours pour faire un gouvernement. 
Tôt ou tard, il faudra se poser cette question: que veut-on encore faire ensemble? 
Au PS, ils savent que cette question viendra sur la table et je pense même qu'ils sont mieux préparés à cette discussion que la N-VA. » 
"Tôt ou tard, il faudra se poser cette question: que veut-on encore faire ensemble? Au PS, ils savent que cette question viendra sur la table."
Mais c'est quoi, le confédéralisme à la flamande? « C'est d'abord la responsabilité financière. On veut la transparence sur le financement des uns et des autres. Avec des mécanismes de solidarité, naturellement, mais on veut la clarté. Que chacun puisse gérer sa Région comme il l'entend. Cela ne réglera pas tous les problèmes de la Flandre, mais ça permettra d'y remédier plus vite. On n'aura plus l'excuse de dire que les francophones nous freinent. On sera alors pleinement responsables de nos propres actes. » 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TOT OU TARD, IL FAUDRA SE POSER LA QUESTION CLE: QUE VEUT-ON ENCORE ENTREPRENDRE ENSEMBLE? 

«  LES PARTIS FLAMANDS DE LA VIVALDI ONT PEU A GAGNER DANS CE GOUVERNEMENT. MAIS ILS ONT TOUT A PERDRE DES ELECTIONS. » RIK VAN CAUWELAERT
On ne saurait mieux synthétiser la sensibilité flamande d’aujourd’hui. 
On retiendra que Bart De Wever est aux abois, qu’il est (comme Macron) le ciment qui fait tenir ce parti au bord de l’éclatement : qu’il a eu grand tort de se brouiller avec Bouchez. Surtout on prendra acte du fait que les Flamands seraient désormais prêts à lâcher Bruxelles.
Surtout, les francophones devront prendre consience d’une chose essentielle : « Eux les francophones ne comprennent pas bien l'extrême droite flamande. Ils font toujours référence au passé, à la guerre; le Vlaams Belang, c'est la grande vague noire qui déferle sur la Flandre. Non, ce n’est pas le sujet : le Vlaams Belang, c'est l'opposition. Les gens ne votent pas Vlaams Belang parce qu'ils en ont marre que leurs problèmes de la vie de tous les jours ne soient pas réglés. Pour eux, le Vlaams Belang c'est le bâton avec lequel on tape. » 
Si on veut découvrir une version hard au picrate de la même chose, on lira la carte blanche de Jean Marie De Decker dans Knack  qui fait un tabac dans un style plus incisif, voire sarcastique qui semble beaucoup plaire aux lecteurs de cet hebdo qui le placent en tête de leur hit parade. Nous avons tenté de traduire ce texte truculent en nous efforçant d’en préserver ce ton sarcastique et polémique dont JMDD a le secret.
JMDD est devenu depuis son éviction du VLD le compagnon de route, l’idiot utile de l’extrême droite nationaliste flamande. Il a poussé la liste NVA à la chambre mais on a l’impression que son cœur penche de plus en plus vers le Belang qui monte, qui monte et qui rameute toutes les voix protestataires, les « foertstemmen » comme on les appelle en Flandre. En liant le courrier des lecteurs du Laatste Nieuws on prend consience de la colère de très nombreux chrétiens démocrates et libéraux flamands qui disent clairement qu’ils voteront belang au prochain scrutin. Cela donne froid sans le dos.
MG


'VLAMINGEN ZIJN HET GROOTSTE LEIBANDVOLKJE VAN DE WERELD'
LES FLAMANDS SONT LES TOUTOUS LES PLUS DOCILES AU MONDE
Jean-Marie Dedecker (LDD) in Knack librement traduit
Pour le Président du LDD qui a poussé la liste de la Chambre N-VA en 2019 « cette coalition Vivaldi est une cacophonie sans précédent de quatre idéologies et de sept partis désavoués par l’électorat et réunis en une formation fédérale bancale de perdants. Il s’agit d’un totem branlant de sept nains qui n'obtiennent une majorité qu'en se hissant sur les épaules les uns des autres". « Dans notre petit royaume, l’organisation d'élections législatives n'est plus qu’un  grotesque exercice d’ergothérapie collective, un jet de poudre aux yeux entraînant un gros gaspillage d'argent. Depuis le dernier scrutin du 26 mai 2019, nous sommes gouvernés par un cabinet croupion :  un Premier ministre et sept ministres issus du MR, un parti francophone  qui a perdu six sièges à l'époque et qui en compte aujourd'hui à peine 14 sur un total de 150. Ce parti schtroumpf non seulement dispose de plus de la moitié des portefeuilles ministériels, mais il fournit de surcroît le président du Conseil européen et notre seul commissaire européen. Ce n'est pas tellement qu’il boxe au-dessus de sa catégorie de poids, en fait, il s’agit là d’un véritable coup d'État. Le CD&V et l’Open VLD ont rejoint cette junte MR avec trois ministres chacun, alors qu'en 2019, ils avaient tous les  deux été réduits à 12 sièges dans l'hémicycle 
Les Flamands seraient-ils devenus le peuple de toutous le plus docile au monde ?
Un rapide flashback nous apprend qu’une coalition de baby-boomers auto satisfaits style Verhofstadt, Onkelinx et Vande Lanotte a dilapidé autrefois sept pour cent de notre PIB avec la violette verte au début de ce siècle en à peine huit ans, malgré le boom économique de l'époque. Le gouvernement violet-vert de l’époque a transformé notre facture d'électricité en une véritable déclaration fiscale et ils ont  pillé le Trésor public par des opérations de vente et de location tordues  incroyablement coûteuses (84 bâtiments gouvernementaux on été bradés pour lesquels nous continuerons à payer la facture jusqu'en 2030), ils ont asséché  les fonds de pension des entreprises publiques et ouvert un Fonds de pension qui ne contenait que des paiements à la  Judas. L'héritage du premier gouvernement violet-vert pèse encore très lourdement sur notre budget fédéral à ce jour. Il alourdit encore la charge fiscale actuelle,  l’une des plus élevées au monde. Un toit se répare quand le soleil brille, mais eux ont dilapidé les tuiles.
Leurs héritiers leurs descendants directs  pour certains  (De Croo, Lachaert, Coens, et même Rousseau...) se retrouvent à nouveau dans une coalition bigarée de perdants qui est loin de représenter la  volonté des électeurs flamands. Tous des jeunistes assoiffés de pouvoir et incapable d'épeler le mot démocratie, encore moins de le prononcer. Que les gens du peuple  soient vraiment en colère les laisse de glace. Cela leur conviendrait même car la colère distrait. Le seul recours  de Jan Modaal, le citoyen lambda flqmand  c’est son bulletin de vote. Mais pas question : élections et  référendums sont verrouillés avec zèle. Avec une belle unanimité les présidents des partis coalisés s’assoient de tout leur poids sur les couvercles des urnes. Les opinions des citoyens flamands comptent pour du beurre.  Leur comportement de votants est taxé  de  populisme. Leur plus grande hantise c’est que les masses électorales ne lorgnent vers les extrêmes en signe de protestation.
En pointant à chaque fois le populisme comme le péril majeur, l'élite politique belge ne fait que masquer son propre échec. Elle se renie elle-même en bafouant la démocratie. Par le biais du cordon sanitaire, les votes de droite sont purement et simplement effacés à chaque scrutin  et comme une majorité des deux tiers flamands est nécessaire pour une réforme constitutionnelle, on nous ressert à chaque fois  de facto une politique de gauche au niveau fédéral. À partir de ce 1er octobre, nous devrons donc nous soumettre, une fois de plus,  à la doxa sociale-démocrate avec son  hymne de louanges à l'Europe,  avec la rengaine des  bienfaits de l'immigration,  la condamnation morale du patriotisme et du nationalisme, le triomphe du politiquement correct, la stigmatisation de l'identité et les psaumes de la religion climatique.
Le nouvel accord cadre Vivaldi est un vitrail sans plombs. Cette coalition est une cacophonie sans précédent de quatre idéologies et de sept partis, un totem branlant de sept nains qui n'obtiennent la majorité qu'en se hissant sur les épaules les uns des autres et luttant ensemble jusqu'à ce que le seuil électoral soit atteint. Ce programme de coalition est tout sauf  une vision cohérente pour un pays plus performant mais un méchant collage de cartes de vœux pieux. Si on en croit la note de travail qui a été rendue publique  la semaine dernière, tout le monde obtiendra ce qu'il demande, quoique  personne n'engrangera ce qu'il veut vraiment. Les Verts sont tellement  excités à l’idée de leur accession au  pouvoir qu'ils n'ont même pas réussi à imposer une certitude formelle pour leur revendication fétiche : la fermeture des centrales nucléaires.
Ils se pâment devant la promesse toute hypothétique  que "la dépendance de notre production d'énergie nucléaire sera encore réduite". En 1999, Verhofstadt leur avait fait la même promesse et, en 2003, ils ont été rayés de la carte par les électeurs pour leurs intimidations et leur misanthropie gauchisante. Les espoirs des beaux jours à venir sont aussi éphémères et aussi toxiques que le Novichok. Le CD&V obtient deux promesses : un veto sur l'avortement et l’espoir d’une hypothétique  réforme de l'État. L'article 34 de la Constitution, qui n'a jamais été appliqué depuis 1993, serait ouvert à la révision en 2024.
Qui donc les  croit encore, ces gens-là ? Qui plus est, ils sont en surnombre dans cette coalition, ce qui fait que chacun peut être éjecté sine die.
Alexander De Croo sera, à l’évidence, le prochain premier ministre. Ainsi, Egbert Lachaert payera sa dette d'honneur pour son soutien à l'accession à la présidence du VLD. On cherchera avec une loupe grossissante les accents idéologiques libéraux dans la note préparatoire qui promet le pire. Ces paresseux veulent dépenser des milliards sans nouvelles rentrées fiscales  et ils  osent prétendre par-dessus le marché  qu'ils vont présenter un budget équilibré. Les millionnaires et les fameuses taxes digitales  dont on ne peut que supputer les revenus, sont des châteaux de cartes fiscaux. 
Nos voisins du sud ont déjà dû avaler des couleuvres quand il est apparu que les contre-mesures des États-Unis pénaliseraient les exportations françaises à un point tel que la diminution des recettes fiscales sur les exportations dépasserait celles des taxes sur les Gafas.  
Bientôt, l'accord de coalition sera ratifié et approuvé  avec des scores staliniens lors des congrès de partis par leurs membres convoqués à la hâte au Vooruit pour le SP.A ou à l'Ancienne Belgique pour l'Open VLD accompagnés de discours stratégiques prononcés avec les tremolos et beaucoup d’émotion par des vétérans et par les jeunes coryphées. Les votes négatifs seront étouffés par les applaudissements serviles des militants du sérail  et l'accord de coalition de la gauche verte sera ratifié massivement.
Ce qui prévaudra, ce n'est en aucune manière le contenu du pseudo accord de coalition bancal mais au contraire l'intérêt personnel des excellences. Ces partis fragmentés ne sont plus du tout préoccupés par l'intérêt général, mais tout au contraire par une stratégie de survie. Nos gens d'abord. Eigen volk eerst ! Les copains d’abord.
Je respecte  en ce qui me concerne toute coalition gouvernementale, de l’alliance  rouge  violette,  ou verte ou jaune, à la seule  condition qu'elle reflète la volonté de l'électeur. 
A l'exception d'Ecolo, six des sept partis Vivaldi ont subi une raclée électorale, et ils  ne représentent donc plus qu’eux-mêmes. Le PS, le SP.A et le CD&V ont obtenu le pire résultat électoral de leur histoire. Il s’agit là d’un déficit démocratique majeur. Cette coalition de perdants ne tient ensemble qu’avec avec beaucoup de salive  et de papier collant, mais surtout elle crache carrément au visage du peuple. Les Flamands sont devenus les toutous les plus dociles au monde. C'est carrément une honte.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VIVALDI-AVANTI POUR EVITER OU SIMPLEMENT RETARDER NVA-BELANG ?

Pour qui sait lire entre les lignes JMDD et Rik Van Cauwelaert disent exactement la même chose même s’ils le disent autrement. A nous citoyens critiques d’analyser leurs propos avec lucidité et discernement. La Vivaldi-Avanti verra le jour mais elle créera des tensions politiques fortes avec le « bloc » NVA-Blang qui fera tout pour apparaître sous un jour lisse et une apparence fréquentable avec des intentions qui cependant sont les mêmes qu’avant le scrutin : plus d’autonomie par le confédéralisme. Pas sûr que l’attelage Vivaldi contre nature tienne quatre ans. En cas de rupture et d’élections anticipées la sanction électorale infligée aux coalisés sera terrible en Flandre à n’en pas douter.
MG  

lundi 28 septembre 2020

Les partisans du Vlaams Belang en masse vers le Heizel

Le Vif

Ce dimanche, le Vlaams Belang a organisé une action de protestation contre la coalition de Vivaldi au Heysel. Le parti estime qu'il y a plus de 5 000 voitures présentes, ce qui équivaudrait à 10 000 personnes. Selon la police, il y aurait eu jusqu'à 4.500 véhicules, avec en moyenne trois à quatre passagers. "C'est un succès incroyable", dit Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang.
Pour cause de Corona, le Vlaams Belang avait demandé que les voitures se rassemblent au parking C du Heysel pour manifester contre la mise sur pied d'une majorité fédérale Vivaldi. Ce parking C du Heysel est situé sur le territoire de Grimbergen, une commune flamande qui a autorisé la manifestation. L'encadrement était lui assuré par la police de Bruxelles.
Entre-temps, les gens sont sortis de leur voiture. Si la grande majorité des personnes présentes portent des masques buccaux, on ne garde pas vraiment ses distances. Selon le parti, il y a 5 000 voitures et environ 10 000 personnes sont présentes. Il n'y a pas encore de décompte officiel, mais le parking du Heysel est complet. " De toute façon, c'est un succès ", dit Van Grieken.
Le Vlaams Belang manifeste contre la coalition de Vivaldi qui semble sur le point de se faire. La coalition des libéraux, des verts et des socialistes, complétée par le CD&V, qualifie le parti d'"anti-démocratique et anti-flamand". "Le 26 mai 2019, le Flamand a donné un signal clair, la politique doit être plus flamande et plus à droite. Maintenant, nous allons avoir le contraire et c'est inacceptable", déclare M. Van Grieken. "J'espère que le Vlaams Belang et la N-VA uniront leurs forces dans l'opposition." Dries Van Langenhove, parlementaire du Vlaams Belang, a déclaré pendant l'action qu'ils "combattront la particratie violet-vert sur tous les fronts : au parlement, sur les médias sociaux et dans la rue. Barbara Pas, chef de groupe du Vlaams Belang à l'Assemblée, s'en est pris au CD&V et à l'Open Vld.
La manifestation est à l'origine d'un trafic dense sur les autoroutes menant à la capitale, où roulaient de longues colonnes de voitures habillées de drapeaux au lion. Sur le ring de Bruxelles, il y avait même des embouteillages aux sorties du Heysel.
La coalition contre l'extrême droite Stand-Up dénonce la manifestation
La coalition contre l'extrême droite et le fascisme Stand-Up dénonce la manifestation du Vlaams Belang qui se tient ce dimanche aux abords de Bruxelles alors que "la marche 'Oostende tegen racisme' (Ostende contre le racisme, NDLR) prévue le même jour est interdite", a-t-elle annoncé dans un communiqué dimanche. La coalition Stand-Up a réagi à ce rassemblement automobile dans un communiqué co-signé par une vingtaine d'organisations, syndicats et collectifs. "Alors que de nombreux mouvements sociaux se sont vu interdire ou limiter leur droit à la liberté d'expression, et que la marche 'Oostende tegen racisme' prévue le même jour est interdite, le Vlaams Belang reçoit l'autorisation de propager ses idées nauséabondes au plus proche de la capitale."
La coalition a également annoncé son soutien et sa participation au rassemblement antifasciste du 3 octobre prochain à 14h00 à la Gare centrale en solidarité avec les antifascistes grecs à l'occasion du procès d'Aube Dorée. Ce parti politique grec d'extrême droite est pointé comme le parti frère du Vlaams Belang pour Stand-Up. La coalition ajoute que ce procès illustre jusqu'où "la banalisation de l'extrême droite peut mener". Le verdict du procès-fleuve contre des dizaines de membres du parti néo-nazi grec Aube dorée, jugés notamment pour le meurtre d'un rappeur antifasciste, est attendu début octobre.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE MAREE DE CINQ MILLE DRAPEAUX
LE VENTRE EST ENCORE FECOND, D'OU A SURGI LA BETE IMMONDE.

Et voici qu’avant même que soit formée la coalition Vivaldi Le Belang sort la grosse artillerie et renoue avec ses traditionnelles marches sur Bruxelles. Les images de la marée de drapeau (plus de 5.000) sont impressionnantes. On imagine sans peine l’impression que ceci donnerait si ces drapeaux n’étaient pas ornés de lions héraldiques mais de croix gammées sur fond rouge… « Ce gouvernement est diamétralement opposé à ce que le peuple flamand a voté", déclare Van Langenhove. Il a promis que cette action n'est que le début de la lutte contre "ce gouvernement anti-flamand".M. Van Grieken. "J'espère que le Vlaams Belang et la N-VA uniront leurs forces dans l'opposition ».
Le climat démocratique est en train de se détériorer chez nous et dans nombre d’autres pays européens.

"Vous, apprenez à voir, plutôt que de rester
Les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder.
Voilà ce qui aurait pour un peu dominé le monde !
Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut
Pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt :
Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde."
Brecht La résistible ascension d’Arturo Ui

Insistons pour dire qu’à ce stade, l’ascension de l’extrême droite demeure encore résistible mais pour combien de temps encore.
L’extrême droite nationaliste flamande veut à toute force son indépendance. Vivaldi freine cette évolution.
Bart De Wever s’énerve et s’agite comme un diable dans un bénitier.  Il redoute que condamné à l’opposition son parti se coupe en deux avec une aile radicale qui se rapproche du Belang. Pour faire évoluer la situation en sa faveur, il plaide pour un système électoral majoritaire, qui ferait basculer tous les sièges d'une circonscription dans l'escarcelle du parti arrivé premier, plutôt que l'actuel système proportionnel.
Tout ceci est de très mauvais augure.
MG


DEZE REGERING STAAT DIAMETRAAL OP DATGENE WAAR DE VLAMING OP HEEFT GESTEMD”, aldus Van Langenhove. Hij beloofde dat deze actie nog maar het begin is van de bestrijding tegen “deze anti-Vlaamse regering”. Barbara Pas, fractieleider voor Vlaams Belang in de Kamer, haalde dan weer hard uit naar CD&V en Open Vld.  
De manifestatie zorgde voor een opvallende drukte op de snelwegen naar de hoofdstad, waar lange colonnes van met leeuwenvlaggen uitgedoste wagens reden. Op de Brusselse ring was er zelfs file aan de afritten naar de Heizel. 
De Brusselse politie liet verstaan dat er her en der een loopje werd genomen met de coronamaatregelen. “Er is vastgesteld dat de afstandsregels en de mondmaskerdracht niet door iedereen werd nageleefd”, aldus Ilse Van de keere, woordvoerster van de politiezone Brussel-Hoofdstad en Elsene, zoals ook op beelden van de bijeenkomst te zien was. Van de keere laat intussen weten dat de wagens vertrokken zijn en de uittocht goed is verlopen.
Schrik voor de kiezer
“Wij zijn het beu dat er niet naar ons wordt geluisterd. De kiezer was toch duidelijk, denk ik”, reageren Leslie en Priska, die vanuit Boom naar de Heizel zijn getrokken. “Het eigen volk moet eerst komen. We waren deze zomer in Blankenberge; ik zat er middenin. Zo’n dingen moeten stoppen.” 
Edwin heeft het op zijn beurt gehad met de traditionele particratie: “Er wordt geen rekening gehouden met de twee grootste partijen van Vlaanderen. Het heeft vijfhonderd dagen geduurd om een regering te vormen waarvan we nog niet zeker zijn of ze er wel komt, want het belangrijkste moet nog komen: de postjes. Dat zegt genoeg. Die zeven partijen hebben zich enkel aan elkaar geklikt zodat ze niet naar de kiezer moeten gaan.”
Het Laatste Nieuws


BART DE WEVER RECLAME UN SYSTEME ELECTORAL MAJORITAIRE POUR ALLER VERS LE CONFEDERALISME
Politique belge
Belga
Le président de la N-VA Bart De Wever a répété dimanche ses faveurs pour un changement de système électoral en Belgique afin de passer du mode proportionnel actuel à un mode majoritaire qui favoriserait l'émergence de deux grands blocs politiques au nord et au sud du pays.
pour la fourmi", qui est à ses yeux "l'épargnant flamand".
La N-VA, qui avait elle-même négocié cet été de manière approfondie avec le PS en vue d'un gouvernement de crise de deux ans, était disposée à accepter des revendications sociales contre des réformes institutionnelles, mais cet accord a échoué.
Elle a publié ce week-end une note qu'elle présente comme le dernier état des négociations PS-N-VA avant leur échec. En trahissant la confidentialité de ce document, Bart De Wever affirme faire preuve de transparence, là où d'aucuns y auront vu une tentative de déstabiliser la formation de la Vivaldi. Le bourgmestre d'Anvers reconnaît que les exigences des socialistes étaient chèrement payées dans cette note, mais il prédit que le prochain accord Vivaldi fera advenir "des projets verts une nouvelle fois très onéreux", notamment en raison du maintien de la sortie du nucléaire et de l'ambition de réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre.
Pour faire évoluer la situation en sa faveur, Bart De Wever plaide pour un système électoral majoritaire, qui ferait basculer tous les sièges d'une circonscription dans l'escarcelle du parti arrivé premier, plutôt que l'actuel système proportionnel, où les sièges sont répartis en fonction des résultats de chaque formation. Il y voit la possibilité de faire émerger de grands blocs politiques. "On aurait ainsi probablement un grand parti au nord qui sera dominant, au sud également, et ces deux-là devraient conclure un accord qui serait confédéraliste".
Concernant la présidence de la N-VA, Bart De Wever affirme ne pas encore avoir décidé s'il se porterait candidat à un nouveau mandat, même si le conseil du parti l'a récemment autorisé à se présenter une nouvelle fois.

dimanche 27 septembre 2020

Harry bientôt citoyen américain : cette petite phrase qui agite le Royaume-Uni


People & Royals
Un détail tout sauf anodin.

En encourageant les Américains à se rendre aux urnes Meghan Marke et le prince Harry semblent avoir fait l'unanimité... contre eux. Aux États-Unis, Donald Trump n'a pas manqué de tacler l'ancienne actrice et, du côté de Buckingham Palace, on s'est fendu d'un communiqué on ne peut plus sec : " Le Duc n'est plus un membre actif de la famille royale et tous ses commentaires sont faits à titre personnel". Une manière élégante de se désolidariser complètement de leur récente sortie médiatique.
On le sait, le prince Harry n'a jamais eu l'occasion de voter en vertu de son statut, et Elizabeth II a toujours mis un point d'honneur à ne pas se mêler de la politique de son pays. Daily Express, The Sun, Daily Mail, Mirror... c'est donc comme un seul homme que la presse britannique a bondi en écoutant une petite phrase tout sauf anodine du duc de Sussex. "Lors de ces élections, je ne vais pas pouvoir voter aux États-Unis. Mais comme la plupart d'entre vous le sait, je n'ai jamais pu voter au Royaume-Uni de ma vie", a-t-il déclaré sur la chaîne ABC. Le frère de William semble donc ouvrir la porte à la citoyenneté américaine dans un futur proche, soit avant 2024. "Le fait qu'Harry se mêle des élections américaines en demandant aux Américains de prendre parti contre le président Trump est une attitude complètement déplacée pour un membre de la famille royale", a quant à lui pesté le célèbre animateur Piers Morgan


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« JE SUIS LE MARI DE MADAME  MEGHAN MARKE », UN REMAKE DU DRAME DE FEU LE PATHETIQUE DUC DE WINSDOR


Voilà ce que c’est que de négliger, comme le fit Diana, l’éducation d’un prince. A vouloir en faire des enfants rois on les transforme en pantin de la première starlette venue. Or voici que la très jolie Meghan  n’est pas vraiment la première venue mais une aussi subtile intrigante que l’Américaine (tiens, tiens)  Wallis qui tourna jadis son milord Windsor autour du petit doigt. 
Il fut un temps où les starlettes imitaient les princesses. Depuis Diana, ce sont les princesses qui imitent les starlettes.
« Je souhaite braucoup de courage à Harry » a dit Trump et pour le première et sans doute la dernière fois, je suis d’accord avec lui.
MG

samedi 26 septembre 2020

Mécontents, plusieurs experts décident de ne plus s'exprimer


La Libre Belgique

Leur objectif est de faire passer un message aux hommes et femmes politiques.
Plusieurs virologues ont fait savoir, ce vendredi 25 septembre, qu'ils allaient faire une "grève médiatique" durant tout le week-end. Parmi ceux qui ont décidé de ne plus s'exprimer publiquement pendant 48 heures, on retrouve notamment Erika Vlieghe, membre de la Celeval, Marc Van Ranst, Geert Molenberghs, Niel Hens et Pierre Van Damme.

Selon les informations de la VRT, ils souhaitent, par ce silence, faire passer un message au monde politique. Les scientifiques estiment, en effet, que les politiciens se cachent trop souvent derrière eux, refusant de répondre aux médias. C'est pourquoi, ce week-end, ils ne se prononceront plus, laissant la voie libre aux dirigeants de notre pays pour répondre aux questions des journalistes. 

Le virologue de la KULeuven, Marc Van Ranst, a toutefois fait savoir que l'action ne visait aucunement les médias et qu'elle prendrait fin dès lundi. 

La tension est montée plus d'une fois entre les experts et les politiques depuis le début de la crise sanitaire. Erika Vlieghe avait notamment fustigé le comportement de Jan Jambon, qui lui avait prêté des propos qui n'étaient pas les siens. Si le ministre-président flamand s'était excusé par la suite, la situation avait poussé l'infectiologue à se mettre en retrait du Conseil national de sécurité.
La Belgique en rouge sur la carte de l’ECDC: nous sommes désormais parmi les cinq pires pays d'Europe
La Belgique est passée au rouge sur la carte de l’ECDC et tombe en cinquième position dans le classement des infections pour 100.000 habitants au cours des deux semaines précédentes.
Le nombre d'infections au coronavirus a dépassé 120 pour 100 000 habitants au cours des quatorze derniers jours. Nous rejoignons ainsi des pays comme l'Espagne et la France, qui sont déjà devenus rouges auparavant. Seuls l'Espagne (310), la République tchèque (207), la France (192) et le Luxembourg (157) ont des taux de d’infection pires que la Belgique.


VIROLOOG PETER PIOT: “GROEPSIMMUNITEIT IS DE OPLOSSING, MAAR DIT IS DE 21STE EEUW”
Het Laatste Nieuws

Volgens de gerenommeerde Belgische viroloog Peter Piot is groepsimmuniteit niet de juiste strategie tegen het nieuwe coronavirus. Dat heeft hij gezegd in een interview met de krant La Libre Belgique. “In principe is het de oplossing”, klinkt het. “De geschiedenis bewijst het. Maar dat zou je reinste Darwinisme zijn (waarbij alleen de sterksten overleven, red.). Dat is niet aanvaardbaar. We leven in de 21ste eeuw. Je kan mensen niet laten sterven.”
Volgens Piot (71) – die directeur is van de London School of Hygiene and Tropical Medicine en sinds mei adviseur van Europees Commissievoorzitter Ursula van der Leyen – zijn er ook nog te veel onbekenden als het op het virus aankomt. “Er is een vaccin nodig, we moeten onze risicopopulaties goed beheren en we moeten ook onze mentaliteit veranderen”, vat hij een volgens hem betere aanpak samen. “We zullen een hele tijd met Covid-19 moeten leven. Met of zonder vaccin.”
Als er eenmaal een vaccin is, zullen er volgens Piot nog altijd kleine uitbraken voorkomen, maar het zal allemaal beter beheersbaar zijn. “We kijken in de school die ik leid eerder naar welk deel van de bevolking gevaccineerd moet worden en in welke volgorde, dan naar groepsimmuniteit. Hoewel er ook bij ons heel wat wiskundigen bezig zijn met de studie van dat laatste.”
Wanneer het coronavaccin precies beschikbaar zal zijn, is moeilijk te voorspellen. Net als de manier waarop het zal werken. “Het is niet te zeggen of het bijvoorbeeld een besmetting zal voorkomen, of het zal beschermen tegen de effecten van de ziekte of het de mortaliteit naar omlaag zal halen”, aldus Piot.
De viroloog raakte midden maart ook zelf besmet met het virus. Hij kreeg hoge koorts en hevige hoofdpijn en werd met een longontsteking en zuurstoftekort in het ziekenhuis opgenomen. Nooit eerder was hij zo zwaar ziek, getuigde hij in het weekblad Knack. “Ze hebben me te pakken, dacht ik soms”, vertelde hij eerder al. “Ik heb mijn leven gewijd aan het bestrijden van virussen, eindelijk kunnen ze wraak nemen.”
Zweden is het bekendste voorbeeld van een land dat gelooft in groepsimmuniteit. Ook onder meer het Verenigd Koninkrijk en Nederland experimenteerden ermee, maar kwamen erop terug.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TAISEZ VOUS VIROLOGUES A LA PAROLE VIRALE

Y en a marre de ces virologues qui disent une chose puis son contraire et se prennent pour des divas, des pythies bavardes pour nous dire qu’au fond ils ne savent pas ce qui nous attend, simplement qu’une deuxième vague s’approche, sûrement pire que la première  avec  des hôpitaux qui, sans doute, ne sauront pas y faire face avec l’enfer de l’hiver, son cortège de malades chroniques.
Seule l’immunité collective mettra fin à la pandémie, comme en Suède mais vous n’y pensez pas, ce serait du darwinisme social : seuls les plus solides survivraient. Et le vaccin ? Tintin le vaccin, c’est vraiment pas pour demain. 
MG 

jeudi 24 septembre 2020

Visa pour la Flandre: «Ouvre la bouche et avale»


 « Les amis bleus devront se mettre à genoux, ouvrir la bouche et avaler ce qu’il faudra ». Les propos de Bart De Wever ont suscité le tollé en Flandre. Mais c’est l’ensemble du monde politique qui est mis en garde : « Faites de la politique autrement, ou il ne nous restera plus qu’à prier. »

Par Béatrice Delvaux, Le Soir

Les amis devront se mettre à genoux, ouvrir la bouche et avaler tout ce qu’il faudra. » Cette idée-là a servi de mantra au martyre infligé à Louvain par dix-huit jeunes membres du club « d’élite » Reuzegom à une recrue qui était censée, au terme de ces horreurs, être jugée digne du groupe. Cette idée-là a suscité l’horreur et le dégoût de la Flandre et ensuite de tout qui a eu connaissance de ces actes pervers, mus par un désir de domination malsaine et une humiliation mortifère. Cette idée-là, mise en actes, a conduit à la mort un jeune homme de 20 ans, à genoux au fond d’un trou, aspergé d’eau glacée, étouffé par de l’huile sale et des poissons rouges vivants, au terme de deux jours en enfer.
Alors, cette phrase-là, ce lundi, dans la bouche d’un Bart De Wever, badin, face aux caméras de la Vier à Anvers était tout juste insupportable. Interrogé lundi sur la crise politique dans le cadre du Gert Late Night sur la Vier, un talk-show du méga « BV » Gert Verhulst, Bart De Wever déclarait en fait exactement : « Nous les briserons dans l’opposition. Les amis bleus devront se mettre à genoux, ouvrir la bouche et avaler tout ce qu’il faudra. »
Allusion inaudible au viol pour certain.e.s, dérapage inacceptable et dangereux pour d’autres dans la manière dont le langage est dévoyé par le monde politique. Même l’intervieweur s’est exclamé en direct en entendant la réponse du président de la N-VA : « Là, vous allez trop loin ! »
C’est De tijd qui frappe cette fois, à la fois sur Conner Rousseau et ses « godverdomme » ou « je m’en bats les c. » en direct à la télévision, et sur Bart De Wever au Gert Late Night. « Ces déclarations n’émanent pas de l’arrière-ban de l’extrême droite, ou d’un troll sur Twitter, mais du préformateur et du leader de l’opposition. Même le Vlaams Belang communique de façon plus élégante. » L’éditorialiste de ce journal très lu par l’élite financière et politique en Flandre avertit : « La politique n’est pas le fait de vierges effarouchées. Et les différences d’opinion peuvent donner lieu à des échanges brutaux. Mais on perd quelque chose de nos valeurs si on pervertit les usages et la tradition orale. »
« Politics as usual », la politique comme d’habitude ? Ça ne passe plus, que ce soit sous couvert d’humour – ce qu’a tenté de défendre la N-VA face au tollé – ou de tactiques politiques. C’est le message sans concession qu’a aussi envoyé Liesbeth Van Impe, la rédactrice en chef du Nieuwsblad, à Georges-Louis Bouchez et à ses camarades politiques. Jugez plutôt (sur une traduction de Daar Daar) de ce qui s’écrit au nord du pays : « Il sera le premier à souligner que la politique n’est pas un métier de poules mouillées. Et il n’a pas tout à fait tort. Que tout cela est de bonne guerre. (...) Bien sûr, la politique n’a pas grand-chose en commun avec une veillée autour d’un feu de camp, mais elle ne saurait pas davantage se résumer à un combat sans merci, tous contre tous, jour après jour. Le temps du “politics as usual” est passé. Le problème fondamental est ailleurs. Ce qui disqualifie Georges-Louis Bouchez aujourd’hui, c’est justement sa conviction de ne rien faire que ce que les politiciens ont toujours fait. Or, comme le reste du monde, notre pays traverse une crise sanitaire sans précédent, susceptible de se muer sous peu en une crise économique, elle aussi sans précédent. Et c’est le moment que choisit notre classe politique pour jeter aux orties sa crédibilité, transformant pendant 16 mois la formation du gouvernement en un véritable cirque. Le temps du “politics as usual” est passé. »
Visant au départ cruellement Bouchez – « Il est seul à se prendre en selfie sur le Titanic. Tout cela, parce qu’il est convaincu qu’on lui réservera un canot de sauvetage personnel » –, Liesbeth Van Impe élargit son propos à l’ensemble du monde politique : « Notre pays a besoin d’une autre approche de la politique. Georges-Louis Bouchez n’est pas un cas particulier : toute la classe politique belge a en elle quelque chose de Bouchez. Il est l’émanation ultime de la particratie, un animal politique qui ne voit d’autre d’intérêt que celui de son parti et de son ego. Quoi que l’avenir nous réserve, nous devrons nous débarrasser de ce type de politique si nous voulons arriver à quelque chose. Sinon, le moment sera venu de faire nos prières. »
Ce mercredi soir à Gand, l’écrivain Stefan Hertmans ne disait pas autre chose, mais encore plus gravement. L’auteur présentait son nouveau roman, De Opgang (Bezige Bij, bientôt traduit chez Gallimard), où il raconte l’histoire d’un Gantois devenu SS durant la Seconde Guerre mondiale. Interrogé sur ce que ce livre « d’histoire » dit à notre époque, Stefan Hertmans était sans concession : « On demande s’il y a un retour des années 30 ou si c’est une lubie d’ex-hippies obsédés par le fascisme. Ce que je constate est pire : les années 30 n’ont jamais disparu. Ces choses sont toujours là. La façon dont on fait les ragots, les accusations, la “twittertaal” (le langage en mode Twitter) du monde politique, la perversion des discours. La tâche de la littérature n’est pas de moraliser mais de montrer à travers des vies individuelles le destin d’une époque. » Nous ajouterons : Et de mettre en garde.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FUMEE BLANCHE ?

Béatrice Delvaux signe ici un de ses meilleurs éditoriaux  en embouchant la trompette des donneurs d’alarme: « les années 30 n’ont jamais disparu. Ces choses sont toujours là. La façon dont on fait les ragots, les accusations, la “twittertaal” (le langage en mode Twitter) du monde politique, la perversion des discours. La tâche des écrivains (et nous ajouterons des bons )  n’est pas de moraliser mais de montrer le destin d’une époque et de mettre en garde »
Bravo ! 
Fumée blanche, nous avons enfin un formateur ! Nous en avons même deux, c’est à dire un de trop pour constituer le prochain gouvernement fédéral. Il a plu à sa majesté le roi des Belges de désigner comme co-formateurs Paul Magnette (PS) et Alexander De Croo (VLD). Un écheveau à démêler au plus vite. La Vivaldi n'est pas au bout de ses peines : le MR ne veut pas du PS au Seize et vice-versa, le CD&V ne veut pas de l'Open VLD et vice-versa. "L'intérêt des partis prime sur l'intérêt communautaire" constate le politologue Dave Sinardet dans le Vif. Mais le plus dur sera de rédiger une déclaration gouvernementale dans laquelle devront se retrouver les priorités des sept partenaires de la Vivaldi : PS, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo, Groen et le CD&V. Bonne chance !
«La confiance est rétablie. Un accord a été trouvé», se sont réjouis Egbert Lachaert et Conner Rousseau à la sortie du Palais.
 «Nous avons travaillé dur pour restaurer la confiance entre des partis d’idéologies différentes. Nous n’avons pas beaucoup dormi.»
Le travail de formation d’un nouveau gouvernement fédéral peut à présent commencer. 
 « Vivaldi est vivant mais il arpente un champ de mines. »(De Morgen)
« Il fallait doter la Belgique d'un gouvernement de plein exercice. Alors on ne va pas cracher dans la soupe. Même si elle ne s'avère finalement pas très savoureuse. » commente Anne Sophie Bailly dans le VIF. C’était ça ou le chaos des élections. Il est à redouter qu’ils auront, d’ici pas très longtemps, et le chaos et des élections.
MG

mercredi 23 septembre 2020

Covid-19 : pour le prince Charles, la crise climatique va «éclipser» l'impact de la pandémie


«La pandémie mondiale est un avertissement que nous ne pouvons ignorer», estime l'héritier de la couronne britannique, partisan de longue date des causes environnementales.
Par Le Figaro avec AFP

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a appelé ce dimanche à agir promptement pour lutter contre le changement climatique, dont l'impact va «éclipser», selon lui, celui de la pandémie de nouveau coronavirus.
 «Sans action rapide et immédiate, à un niveau et un rythme sans précédent, nous manquerons la fenêtre de tir» pour créer «un avenir plus durable et inclusif», a-t-il déclaré dans un message enregistré qui doit être diffusé à l'ouverture de la Semaine du climat ce lundi à New York (États-Unis). «Autrement dit, la pandémie mondiale est un avertissement que nous ne pouvons ignorer», a poursuivi le prince de 71 ans, partisan de longue date des causes environnementales.
 «La crise (environnementale) existe depuis de trop nombreuses années - dénoncée, dénigrée et niée», a-t-il ajouté. «Cela devient maintenant une catastrophe générale qui va éclipser l'impact de la pandémie de nouveau coronavirus». En janvier déjà, devant l'élite mondiale réunie au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le prince Charles avait lancé un cri d'alarme sur le changement climatique, avant une rencontre avec la jeune militante du climat Greta Thunberg. Le fils aîné de la reine Elizabeth II avait été testé positif au nouveau coronavirus en mars mais n'a souffert que de légers symptômes.


COMMENTAIRE DE DIVERCUTY
« LA PANDEMIE MONDIALE EST UN AVERTISSEMENT QUE NOUS NE POUVONS IGNORER»

«La crise (environnementale) existe depuis de trop nombreuses années - dénoncée, dénigrée et niée», a-t-il ajouté. «Cela devient maintenant une catastrophe générale qui va éclipser l'impact de la pandémie de nouveau coronavirus».
Guéri du covid 19, le prince Charles veut placer la nature «au centre de tout» Quand la petite Greta tient ce discours, on sourit et on regarde ailleurs. Lorsque Charles d’Angleterre qui se rapproche du trône à pas de loup l’affirme cela devient plus crédible. Les Britanniques ont beaucoup de chance que ce sera Charles, l’original, l’intello de la famille qui succédera à Elisabeth II et non pas son frère Andrew car le chouchou adoré de souveraine est dans de sales draps.
Charles avait été invité à épouser Diana, une erreur de casting qu’il rectifia en refaisant sa vie avec Camilla sa complice, son amour de toujours.
Aquarelliste de talent et jardinier passionné, adepte du chic anglais décalé et gentleman farmer avisé et archi bio, son style rigolard, très décontracté en costume de bonne coupe et cravate club contraste avec le look guindé de sa mummy. Charles attend : Time for a change !
MG

mardi 22 septembre 2020

François De Smet (Défi) sur les négociations fédérales: «C’est une mauvaise sitcom»


Le Soir

Le président de Défi s’est déclaré « assez consterné » par la situation. Il craint un rejet de la classe politique par les électeurs.
François De Smet a réagi à l’actualité politique ce mardi au matin au micro de BelRTL. Le président de Défi s’est déclaré « assez consterné » par le développement des négociations fédérales. « C’est une mauvaise sitcom et ça en devient ridicule, a-t-il poursuivi. C’est Hélène et les garçons. »
Le décalage entre les enjeux et le comportement des hommes politique est grave, estime également François De Smet. Ce dernier craint un rejet de la classe politique par les électeurs.
 « Je crois que le Roi a eu raison de refuser la démission, affirme par ailleurs le président de Défi. Aller aux élections ne résout rien. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
REJET DE LA CLASSE POLITIQUE PAR LES ELECTEURS ?
Que veut Bouchez ? Faire échouer Vivaldi pour continuer à gouverner le pays en affaires courantes avec sept ministres, un commissaire européen et la présidence du sénat ?
C’est puéril !
Le président de la N-VA est persuadé que les libéraux craignent de devoir ramper face aux demandes des autres partis. « Selon moi, ils iront plus loin. Nos amis bleus devront se mettre à genoux » « Nous les briserons dans l’opposition .»« Les  bleus devront se mettre à genoux, ouvrir la bouche et avaler tout ce qu’il faudra »
Le député N-VA Theo Francken en remet une couche et plaide pour « un accord entre le PS, plus grand parti et force dominante en Wallonie, et la N-VA, plus grand parti et force dominante en Flandre, par ailleurs. Si cet accord n’advient pas maintenant, alors ce sera le cas en 2024 ou 2028. Cet accord doit survenir pour remettre ce pays sur les rails et lui donner une nouvelle direction ».
Alors retour aux urnes ? Aucun parti n’en veut hormis les nationalistes du Belang et les pétébistes. Les Belges n’en peuvent plus de ce shadow boxing, de ce théâtre d’ombres avec des acteurs lamentables  qui ne savent pas leur texte et s’agitent dans une pièce sans auteur.  Une "farce", "un spectacle lamentable commente het Laatste Nieuws. "C'est la commedia dell'arte dans le plus minable des  théâtres : à part quelques journalistes politiques qui baillent il n’y a plus personne dans la salle mais le rideau ne tombe pas. 485 jours de tergiversations, un record mondial d’indécision politique. »
 « Une chose est certaine ce sera la sanction électorale la plus cinglante de l’histoire belge. Cette obsession qui fait paniquer le présidentde parti semble être la seule raison pour laquelle les conversations se poursuivent".
François De Smet est un sage, il n’est pas philosophe pour rien : un rejet de la classe politique par les électeurs est vraiment à redouter.
MG


lundi 21 septembre 2020

Maxime Prévot (CDH): "Quand on fait n'importe quoi, on devient n'importe qui"


Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express

Le président humaniste attaque vivement son homologue libéral... sur fond d'une rivalité exacerbée par l'exclusion du CDH de la Vivaldi et les désaffections à la Ville de Bruxelles.
Maxime Prévot, président du CDH, était remonté ce matin sur la RTBF, alors que les négociations de la Vivaldi tavèrsent une période de turbulence. "Je ne suis pas autour de la table, dit-il. Je ne peux pas donner des bons et mauvais points aux uns et aux autres. Mais il y a des attitudes récurrentes. Quand on fait de la politique, on aime les médias, mais il faut résister à la tentation de sauter sur tout ce qui bouge pour faire parler de soi. À force de faire n'importe quoi on devient n'importe qui."
Une façon de critiquer Georges-Louis Bouchez, dont il n'a toutefois pas cité le nom. Et une allusion remarquée à Rémi Gaillard, vidéaste et activiste de la cause animale français qui avait pris cette phrase pour slogan.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’ARROSEUR ARROSE

Il court il court le Bouchez. Il est passé par ici, il repassera par là. Il rêve de conquérir trente %des électeurs francophones au prochain scrutin mais ne réussit qu’à agacer le landerneau politique. Il est vrai qu’il pratique le mantra de feu Roger Nols et de Donald Trump : en mal ou en bien, peu importe l’essentiel est qu’on parle beaucoup de lui dans les media. Objectif réussi. « George-Louis Bouchez, l’homme au masque tricolore belgicain bloquerait la formation Vivaldi dans le seul dessein  de maintenir en selle  ses sept ministres libéraux. Si Vivaldi capote ce sera par sa faute » commente Het Laatste Nieuws.
Mais qu’attendent les Prévot (CDH) les Desmedt (Défi) et les dissidents du MR adversaires de Bouchez aux élections à la présidence du MR pour lancer enfin une formation qui s’inspire du libéralisme social cher à Louis Michel le père, pas Michel le fils bien évidemment ?
MG

ANDERE VOORZITTERS ZIJN GEDRAG BOUCHEZ BEU: “ALS HET MISLUKT, IS HET ZIJN SCHULD”
Het Laatste Nieuws

In de laatste sprint naar de eindmeet steekt naar verluidt één onderhandelaar stokken in de wielen van de Vivaldi-fiets. MR-voorzitter Georges-Louis Bouchez speelt het hard, want met zijn zeven ministers vandaag heeft hij veel te verliezen. “Hij blokkeert werkelijk alles.” Trekken de preformateurs straks met lege handen naar de koning?

dimanche 20 septembre 2020

Les négociations fédérales sont actuellement suspendues, gros énervement autour du libéral Bouchez


Les sept présidents de parti réunis normalement au finish ce dimanche, pour accoucher d’un accord Vivaldi et du nom du futur Premier ministre ont suspendu leurs travaux. Gros énervement à la table. Plusieurs refilent le Zwarte Piet au président du MR. Des discussions se poursuivent sous d’autres formes, notamment bilatérales.
par Martine Dubuisson Le Soir

Les négociations entre les sept présidents de parti décidés à former une coalition Vivaldi (PS, SP.A, MR, Open VLD, Ecolo, Groen, CD&V) ont repris en début d’après-midi, mais sont actuellement suspendues. Il y a de l’énervement à la table. Dramatisation dans la dernière ligne droite (les préformateurs doivent rendre leur rapport final au Roi demain) ou vrai blocage ? Les prochaines heures le diront.
Une chose est sûre : dans certains partis, francophone comme flamand, c’est clairement le président libéral, Georges-Louis Bouchez qui est visé. Il a d’abord énervé ses homologues avec son interview de ce dimanche au magazine flamand « Humo », dans lequel il se dit notamment certain que Sophie Wilmès sera Première ministre de la Vivaldi, qu’il annonce plus à droite que la tentative de gouvernement PS-N-VA de juillet. Un entretien d’un président, publié le jour annoncé comme crucial avant la désignation d’un vrai formateur par le Roi, voilà qui est assez inhabituel…
Au MR, on dédramatise, estimant que le président n’a rien déclaré de neuf et que cette interview sert de prétexte aux partenaires. Sauf que ceux-ci reprochent aussi à Bouchez de remettre en cause les accords obtenus en groupe de travail par les sherpas, sur l’énergie, la migration, l’institutionnel et la fiscalité. Le libéral rétorquant que les accords doivent être conclus au niveau politique, donc des présidents.
Certains pointent encore la connaissance peu approfondie du néerlandais de Georges-Louis Bouchez, qui compliquerait également les choses, les discussions se déroulant pas mal dans la langue de Vondel. Et on le soupçonne (air connu) de vouloir élargir le gouvernement Wilmès (plutôt que de bâtir une vraie Vivaldi), qui se concentrerait sur un plan de relance.
Bref, au jeu du Zwarte Piet, c’est Bouchez qui a pioché la carte pour l’instant…
Quoi qu’il en soit, le contenu est également soumis au casting. Quatre partis revendiquent le 16, rue de la Loi. Le PS pour Paul Magnette, l’Open VLD pour Alexander De Croo, le CD&V pour Hilde Crevits et le MR pour Sophie Wilmès. Et cette question-là reste entière, PS et MR s’affrontant toujours fermement sur ce sujet, s’opposant un refus mutuel.
On en est là. La négociation est suspendue. Chacun est censé reprendre ses esprits et son calme. Mais à ce stade, nous dit-on, aucune heure de reprise des discussions n’a été fixée. Pour le moment, des réunions sous d’autres formats, notamment en bilatérales, ont lieu.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BOUCHEZ A L’EMERI ?

Mais que veut ce coq sans tête qui s’agite comme le lapin Duracel ?
Le sait-il lui-même ? Alors que la Vivaldi semblait en bonne voie, quelle mouche a piqué Georges-Louis Bouchez ? Est-il réellement le chien fou que décrivent ses détracteurs ? La réalité est nuancée. 
“En fait, Georges-Louis est le seul à défendre les thèses libérales, décode un poids lourd du MR. Egbert Lachaert est le président de l’Open VLD mais son rôle de préformateur le contraint à la réserve. Quant à Alexander De Croo, qui représente la voix libérale flamande, il veille à ne pas irriter les présidents des autres partis afin de ne pas hypothéquer ses chances de devenir Premier ministre. Résultat : Georges-Louis est tout seul face au catalogue des horreurs que proposent les socialistes. S’il ne fait rien, on finira avec un accord de gouvernement de gauche invendable auprès de nos mandataires. Georges-Louis est le bouc émissaire tout désigné…”(LLB)
Dans bouc émissaire il ya bouc et dans Sophie Wilmes il y a sagesse. 
MG


TENSIONS AU SEIN DE LA VIVALDI : SOPHIE WILMES A REJOINT LES NEGOCIATIONS A LA DEMANDE DES "NON LIBERAUX"
La Libre

La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), est présente aux négociations entre les présidents de parti d'une future coalition Vivaldi, apprend belga de sources concordantes.
Les négociateurs PS, SP.A, CD&V, Ecolo et Groen souhaitaient que la Première ministre Sophie Wilmès rejoigne les négociations et "cadre" ainsi son président de parti, Georges-Louis Bouchez. Il s'agit d'une condition posée à la reprise des négociations suspendues cet après-midi.
"Il est question, en effet, d'élargir les délégations des différents partis", précise diplomatiquement une source de premier plan.
D'après les informations de Belga, la Premiere ministre Sophie Wilmès s'est effectivement rendue sur place. Elle peut "parler aussi bien à gauche qu'à droite, au nord et au sud", souligne-t-on.
Les discussions en vue d'un accord ont été suspendues ce dimanche après-midi, en raison du comportement du libéral francophone, estiment certains négociateurs. Le temps presse car les préformateurs Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) sont attendus chez le Roi lundi. Il s'agit de désigner un formateur gouvernemental.
Georges-Louis Bouchez a lui-même a réfuté les allégations dimanche après-midi. Depuis la reprise des négociations physiques vendredi, dit-il, aucun accord n'a été trouvé.
Dans les rangs du MR, on laisse entendre que cette demande des cinq partis non-libéraux (PS, SP.A, CD&V, Ecolo et Groen) vise à déstabiliser Georges-Louis Bouchez dans les négociations.
“Georges-Louis est le bouc émissaire”




Présidentielle: premières foules dans les bureaux de vote américains


Figaro

Quatre États ont ouvert dès vendredi leurs bureaux de vote pour permettre à leurs citoyens de déposer un bulletin par anticipation. Premier constat: la participation dépasse les attentes.
 «Il n'y a rien de plus important». Affrontant parfois plusieurs heures d'attente, masqués contre le Covid-19, les électeurs se sont pressés, vendredi dans les bureaux de vote de Virginie, l'un des premiers Etats américains à autoriser le vote anticipé en personne pour l'élection présidentielle du 3 novembre. À moins de cinquante jours du scrutin qui opposera Donald Trump à Joe Biden, de nombreux électeurs américains peuvent déjà voter.
«Nous ne voulons pas prendre le risque», que nos bulletins par correspondance soient perdus, affirme à l'AFP David Apatoff. Quitte à attendre pendant des heures pour voter malgré la menace du Covid-19? «Cela en vaut la peine. Il n'y a rien de plus important», déclare-t-il. «Il y a eu tellement d'inquiétudes concernant les tentatives d'attaquer la poste et le vote par correspondance, et les tentatives d'ingérence dans le scrutin, que nous voulions enregistrer notre bulletin aussi vite que possible», renchérit son épouse Nell Minow.
Dans ce bureau de vote de Fairfax, en grande banlieue de Washington, certains électeurs confient avoir attendu quatre heures pour déposer leur bulletin. La Virginie avait voté pour Hillary Clinton en 2016 face à Donald Trump et les sondages donnent encore cette fois l'avantage au démocrate Joe Biden face au président républicain sortant. Le comté de Fairfax avait donné une large victoire à l'ancienne secrétaire d'État. Trois autres États ont ouvert vendredi la possibilité de voter en personne: le Dakota du Sud, le Minnesota et le Wyoming. Avec eux, plus d'une vingtaine des cinquante États américains auront aussi lancé d'ici samedi le vote par correspondance.
Avec la pandémie de nouveau coronavirus, les électeurs pourraient opter en masse pour cette dernière option, qui leur évitera d'affronter les longues files d'attente. Lors de la présidentielle de 2016, près du quart des votes (33 millions) s'étaient déjà effectués par courrier. Cette fois, entre 50 et 80 millions de bulletins pourraient arriver par la poste. Or Donald Trump sape depuis des mois la confiance dans le vote par correspondance en criant à la fraude annoncée. Ce qui a valu au milliardaire républicain, qui vote lui-même par courrier, d'être épinglé, et contredit, à plusieurs reprises, par Twitter.
«Un monde tellement fou»
Au-delà d'incidents isolés, aucune étude sérieuse n'a rapporté de fraudes majeures liées au vote par correspondance. «Nous vivons dans un monde tellement fou que je sentais juste qu'il serait plus sûr de, quoiqu'il arrive, y aller en personne», explique Suzanne Jones, devant le même bureau de vote. La longue file d'attente l'a surprise mais «c'est encourageant de voir qu'autant de gens viennent». Gary Jones, un responsable des bureaux de vote du comté de Fairfax, admet que la participation vendredi «est plus importante que ce à quoi on s'attendait». Des électeurs qui avaient demandé à voter par correspondance sont en fait venus en personne, explique-t-il. «Cela ralentit beaucoup le processus parce que nous devons nous assurer qu'ils n'ont pas deux bulletins», en annulant celui déjà émis par courrier.
Donald Trump a salué sur Twitter le premier jour du scrutin en Virginie: «Nous allons GAGNER». Et promis aux électeurs de cet État, qui compte aussi des régions rurales plus conservatrices: «Votez pour moi. Je me présente pour vos armes, et je me présente pour vos valeurs».
Son rival démocrate le devance dans les sondages nationaux, mais l'écart est plus serré dans certains Etats-clés qui font les élections américaines en basculant d'un parti à l'autre. En plus de la présidentielle, les électeurs choisiront le 3 novembre les 435 membres de la Chambre des représentants, 35 des 100 sénateurs ainsi qu'une multitude d'élus locaux.
Face aux nombreuses photos des longues files d'attente en Virginie qui circulaient sur Twitter, Dave Wasserman, analyste du site indépendant Cook Political Report, a mis en garde: «Oui, l'enthousiasme pour le vote est très élevé. Mais nous ne pourrons tout simplement pas avoir une image claire du niveau de chaque côté», démocrate et républicain, «jusqu'au 3 novembre».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
«IL N'Y A RIEN DE PLUS IMPORTANT»

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais attention ceci est un signal fort qui pourrait, souhaitons le, annoncer un sursaut démocratique indispensable. Un second mandat de ce président imprévisible serait la pire des choses pour la démocratie dans le monde et l’humanité. Si j’étais Américain, je ferais la file pour aller voter quitte à poiroter des heures et risquer de se chopper le covid.
«Nous ne voulons pas prendre le risque», que nos bulletins par correspondance soient perdus Il n'y a rien de plus important»
 «Il y a eu tellement d'inquiétudes concernant les tentatives d'attaquer la poste et le vote par correspondance, et les tentatives d'ingérence dans le scrutin, que nous voulions enregistrer notre bulletin aussi vite que possible», 
Certains électeurs confient avoir attendu quatre heures pour déposer leur bulletin. 
Plus d'une vingtaine des cinquante États américains ont lancé d'ici samedi le vote par correspondance.
Lors de la présidentielle de 2016, près du quart des votes (33 millions) s'étaient déjà effectués par courrier. Cette fois, entre 50 et 80 millions de bulletins pourraient arriver par la poste. Or Donald Trump sape depuis des mois la confiance dans le vote par correspondance en criant à la fraude annoncée. 
 «Nous vivons dans un monde tellement fou que je sentais juste qu'il serait plus sûr de, quoiqu'il arrive, y aller en personne»
Plus les Américains seront nombreux à voter, plus grandes seront les chances d’écarter enfin Trump de la Maison Blanche.
MG

vendredi 18 septembre 2020




COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EN ECOUTANT LES « QUATRE SAISONS »

En scannant la presse ce matin, sur le mode de «  la lecture de la presse est la prière quotidienne de l’honnête homme », ne trouvant rien de très sexy à me mettre sous la dent pour le commenter je tombe enfin sur le Kroll du jour et je me dis :eureka, le Kroll, mais c’est bien sûr. Vivaldi en pleine perplexité dans la posture du penseur de Rodin méditant du point de vue de Sirius l’état de la belge situation. Perplexité quand tu nous tiens. Je sirote mon thé chaud  du matin aux herbes du jardin et prends la posture méditative de Vivaldi dessiné par Kroll. Je suis ce Vivaldi, nous sommes tous ce Vivaldi.
J’adore Vivaldi mais je ne puis plus souffrir ses quatre saisons tellement entendues sur toutes les ondes, dans les grands magasins, partout, on n’en peux plus de ce Vivaldi là. C’est exactement comme cette crise de régime belge qui nous conduit droit au séparatisme. On n’en peut plus ; Philippe faites quelque chose : enfermez les à clé dans un de vos châteaux, mettez les au vert à Ciergnon par exemple. Ne les libérez  que quand sortira la fumée blanche de votre royale cheminée.
Qu’ils fassent surgir un premier ministre du chapeau : Sophie, Koen, le fils de Croo ou le père Vande Lanotte on s'en fout pourvu qu’on en finisse et qu’on passe enfin à autre chose, cette autre crise qui nous ronge et nous gangrène le moral : la peste soit de ce maudit covid 19, je le mets en minuscule quoiqu’il exige de nous une majuscule attention.
MG 


jeudi 17 septembre 2020

Chronique «Variations» – «Négociations fédérales: la force des faibles»


plus.lesoir.be

La fragilité électorale de presque tous les partis, à l’issue des élections de mai 2019, les conduit paradoxalement à redoubler d’intransigeance dans les négociations pour former un gouvernement fédéral.
Par Vincent de Coorebyter
Chroniqueur in Le soir

Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi faudra-t-il, en fin de compte, environ 500 jours pour former un gouvernement fédéral, dont la feuille de route ne comprendra même pas le détail d’une réforme de l’Etat ?
La réponse à cette question est évidemment complexe. Je voudrais, ici, insister sur un seul point : l’impact de la fragmentation des votes, qui affaiblit la plupart des partis politiques et complique la formation d’une coalition.
On a gardé l’habitude, dans le commentaire politique, de parler des deux « grands » partis belges, la N-VA et le PS. Mais s’ils étaient si grands, donc si puissants, leur présence s’imposerait sans discussion au sein du gouvernement fédéral. A une époque encore proche, de 1958 à 1999, la force électorale des partis chrétiens, l’un premier en Flandre, l’autre deuxième ex aequo en Wallonie, couplée à leur positionnement au centre de l’échiquier politique, garantissait leur présence au gouvernement. Le PS a bénéficié d’une même position de force à de nombreux moments, comme la N-VA en 2014 : les mettre de côté demandait une prise de risque et paraissait aller à contre-courant de la volonté populaire.
La N-VA n’est numériquement plus indispensable
A l’issue du scrutin du 26 mai 2019, le PS et la N-VA obtenaient environ 26 % des voix dans leur région de meilleure implantation. On ne peut plus parler de « grands » partis, comme le montre le fait que la N-VA est aujourd’hui écartée des négociations et que le PS l’a aussi été pendant quelque temps, quand les présidents des partis de la suédoise ont pris l’initiative dans la recherche d’une solution. La N-VA crie au scandale démocratique parce que l’on s’apprête à rejeter le premier parti flamand dans l’opposition, mais elle oublie de dire qu’elle paye ainsi, outre ses positions souvent clivantes, le reflux électoral qu’elle a subi. La valse-hésitation autour de sa participation ou non au prochain gouvernement est largement due au fait qu’elle n’est plus numériquement indispensable.
Un gouvernement d’urgence climatique qui se fait attendre
Une autre explication des difficultés actuelles tient à la relative faiblesse d’une des tendances qui ont remporté le scrutin, à savoir les écologistes. En 1999, leur bond en avant était si spectaculaire – ils doublaient pratiquement leurs scores et tournaient autour des 20 % du côté francophone – qu’il était presque inconcevable de les maintenir dans l’opposition. En 2019, malgré d’excellents résultats aux européennes et surtout à Bruxelles, le score global était plus mitigé, avec une performance en demi-teinte en Wallonie. Alors qu’on pouvait, avant le scrutin, les imaginer boostés par les marches des jeunes pour le climat et par l’inquiétude environnementale qui n’avait cessé de croître, les enjeux écologiques n’ont pas été les seuls à faire une percée lors de l’élection, comme en témoignent les résultats du VB et du PTB. Il reste frappant, à cet égard, que malgré toutes les promesses de campagne en faveur du climat, l’on n’ait pas tenté de mettre en place un gouvernement fédéral d’urgence climatique, fût-ce à titre provisoire. Ou que Bart De Wever se soit senti à l’aise pour estimer que la présence des Verts au sein de l’exécutif fédéral était facultative.
La force des faibles
L’impact de la fragmentation électorale prend aussi une autre forme, plus indirecte. On n’assiste pas seulement à l’affaiblissement des partis dominants et à la difficulté, pour certains des vainqueurs, de s’imposer sans conteste. La fragilité électorale de presque tous les partis, à l’issue des dernières élections, les conduit paradoxalement à redoubler d’intransigeance. C’est la force des faibles : poussés par la crainte d’une chute plus prononcée encore, ou par le risque de ne pas pouvoir peser suffisamment dans la négociation, ils sont contraints de formuler des exigences incontournables et de menacer de quitter la table s’ils ne sont pas entendus. Et ce durcissement ne choque pas, car chaque parti comprend, voire partage, la nécessité de préserver un électorat fidèle ou de reconquérir une position perdue.
C’est une des raisons pour lesquelles la Vivaldi, qui paraît constituer une formule plus réaliste qu’un axe PS/N-VA, n’a pas pu être mise en œuvre plus tôt. Il lui a d’abord manqué l’accord du CD&V, qui craignait d’en sortir laminé : le CD&V se rappelle ce que lui a coûté la rupture de son cartel avec la N-VA. Mais par-delà ce cas particulier, la même crainte a travaillé l’Open VLD, tandis que de manière générale chacun sentait bien que l’entente entre ces sept partis ne serait pas facile à atteindre.
Une question de survie
Poussés dans le dos par le PTB, les socialistes doivent impérativement obtenir des avancées pour les moins favorisés, comme la pension minimale à 1.500 €. 
Effrayés par le déficit budgétaire qui s’est creusé et par l’opposition que mènera la N-VA sur ce thème, les libéraux doivent obtenir l’engagement d’un retour à plus d’orthodoxie et une certaine stabilité fiscale. Echaudés par la mise entre parenthèses de la lutte pour le climat au niveau fédéral, les écologistes doivent forcer un programme ambitieux tout en obtenant, enfin, une sortie effective du nucléaire. Quant au CD&V, on sait avec quelle détermination il tente d’empêcher la réforme de la loi sur l’IVG, pourtant appuyée par une large majorité au parlement et dans l’opinion. Chacun de ces partis est prêt à tout pour obtenir gain de cause, car par-delà leurs convictions, ils font l’analyse qu’il y va de leur avenir.
Un spectacle déroutant
Tout cela compromet le sens du compromis. On n’a jamais autant évoqué l’obligation, pour les partis, de tenir leurs engagements électoraux. Et ce, à juste titre : cela fait partie des contrats de confiance qui font vivre la démocratie. Mais on sait bien, en Belgique, qu’un compromis politique exige au contraire d’en rabattre, de renoncer à certaines exigences : , ils sont contraints de formuler des exigences incontournables et de menacer de quitter la table s’ils ne sont pas entendus.On assiste ainsi à un spectacle déroutant. De nombreux partis semblent convaincus qu’ils ne peuvent pas céder sur leurs fondamentaux. Mais le courant d’opinion qui s’est développé en faveur de parlements de citoyens tirés au sort postule, lui, que les citoyens-électeurs acceptent les compromis et sont prêts à en passer entre eux.
Qui a raison, qui a tort ? Nous voilà renvoyés au mystère démocratique par excellence : que veut ce peuple au nom duquel on gouverne ?


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TANT QU’IL N’Y A PAS ACCORD SUR TOUT, IL N’Y A ACCORD SUR RIEN.

Enfin une analyse claire et lucide de la raison pour laquelle rien ne va plus en Belgique :
« On n’assiste pas seulement à l’affaiblissement des partis dominants et à la difficulté, pour certains des vainqueurs, de s’imposer sans conteste. » 
On assiste aussi à une montée en puissance des partis extrémistes en Flandre (Vlaams Belang et NVA ) comme en Belgique francophone (PTB)
« La fragilité électorale de presque tous les partis, à l’issue des dernières élections, les conduit paradoxalement à redoubler d’intransigeance. »
Tout est paradoxe et  « Tout cela compromet le sens du compromis »
« Ils sont contraints de formuler des exigences incontournables et de menacer de quitter la table s’ils ne sont pas entendus. »
« Nous voilà renvoyés au mystère démocratique par excellence : que veut ce peuple au nom duquel on gouverne ? »
En quelques phrases fortes, tout est dit et on comprend pourquoi notre démocratie est de venue muette et pourquoi les partis extrêmes comme le Belang donnent de la voix qui va organiser une marche  de protestation « automobile » sur Bruxelles le 27 septembre. « A moins que la Vivaldi ne rédige un texte de centre-droit dans les domaines de la migration, de l’économie ou de la sécurité », M. De Crem (CD&V)plaide pour une cure d’opposition.
Nous vivons un moment démocratique dangereux où les partis démocratiques dits traditionnels mettent genou à terre.
Qui sortira le pays de l’impasse ? Le CD&V n’est apparemment pas chaud ;"Si nous rejoignons la Vivaldi, l'opposition sera majoritaire",. On parle de Johan Vande Lanotte comme deus ex machina. Un sage, ce Vande Lanotte, constitutionnaliste de métier issu de l’écurie de Louis Toback.
MG


PIETER DE CREM HYPOTHEQUE LE REDEMARRAGE DES NEGOCIATIONS DE LA COALITION VIVALDI: "POUR NOS REPRESENTANTS LOCAUX, LE VIOLET-VERT EST TOUT SIMPLEMENT IMPENSABLE"
La libre Belgique
"Si nous rejoignons la Vivaldi, l'opposition sera majoritaire", souligne le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) au cours d'un entretien accordé à De Standaard, cité aussi dans Het Nieuwsblad, Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen.

PIETER DE CREM SUR LA NOTE DES PREFORMATEURS: «CELA RESSEMBLE PLUS AU PROGRAMME DE GROEN EN ECOLO»
A moins que la Vivaldi ne rédige un texte de centre-droit dans les domaines de la migration, de l’économie ou de la sécurité, M. De Crem plaide pour une cure d’opposition.
par Belga, Le Soir

Si nous rejoignons la Vivaldi, l’opposition sera majoritaire », souligne le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem Il estime que son parti n’a rien à faire dans un tel gouvernement. Non, le train à sept partis n’est pas encore sur les rails, selon M. De Crem. 
« Si les partis violets-verts souhaitent partir seuls, ils le peuvent. Nous sommes mathématiquement superflus. Mon expérience m’a appris que cela signifie que nous n’allons jouer aucun rôle ».
Le CD&V n’a reçu aucune garantie au sujet des deux thèmes saillants, l’éthique et le communautaire, insiste M. De Crem. « Niente, nada, niets. Cela ressemble plus au programme de Groen en Ecolo (…). »
M. De Crem assure encore avoir le soutien des sections locales du CD&V. « A tous les niveaux, il y a beaucoup de réticences. Mais pour nos représentants locaux, le violet-vert est tout simplement impensable. »


LA MENACE DU VLAAMS BELANG QUI APPELLE A ROULER SUR BRUXELLES
Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express

LES EXTREMISTES FLAMANDS DENONCENT LA FUTURE COALITION VIVALDI EN S'INSPIRANT DU PASSE. MOT D'ORDE: #NIETMIJNREGERING. EST-CE LE RETOUR DES TENSIONS COMMUNAUTAIRES VIOLENTES DU PASSE?
Le Vif
La perspective d'une majorité fédérale minoritaire du côté flamand et sans les deux premiers partis nationalistes fait rugir le lion flamand. Les propos menaçants voire militaires se multiplient et un hashtag fleurit sur les réseaux sociaux: #nietmijnregering. Pas mon gouvernement...
Derrière ce slogan se cache l'extrême droite flamande du Vlaams Belang qui mobilise ses militants. Son président, Tom Van Grieken, lance un appel pour une manifestation en voiture vers Bruxelles le dimanche 27 septembre.
Objectif: "Nous montrerons à l'establishement combien ses plans et ses choix sont impopulaires et intenables, poursuit-il. La Flandre mérite le changement pour lequel elle a voté."
Ce slogan d'une majorité non démocratique car non respectueuse du choix des électeurs flamands sera martelé par les nationalistes, tant de la N-VA que du Vlaams Belang.
"Aucun parti ne peut parler au nom de tous les Flamands, mais je maintiens que le signal de l'électeur était flamand et de droite, soulignait à nos confrères de Knack l'ancien secrétaire d'Etat N-VA The Francken. J'ai mené une campagne intensive, du Bachten de Kupe au Maaskant. Des centaines de personnes m'ont accosté : "Désolé Theo, les choses doivent être encore plus strictes et plus sévères en matière d'immigration et d'asile. Tu as fait de ton mieux, mais cette fois, nous allons voter VB". J'ai entendu ça un peu trop souvent. Ce gouvernement, c'est la négation de ce signal de l'électeur." Le même Theo Francken avait affirmé auparavant qu'une Vivaldi risquerait d'entraîner une alliance entre N-BA et Vlaams Belang en 2024.
Le retour des marches sur Bruxelles est une menance potentielle. Au début des années 1960, à l'époque où la Flandre craignait la "tache d'huile francophone" et avant que la frontière linguistique ne soit établie, des milliers de militants nationalistes flamands avaient marché à deux reprises sur la capitale, provoquant de vives tensions, avec à la clé des dizaines de blessés et de nombreuses arrestations.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE CLIMAT COMMUNAUTAIRE BELGE VA-T-IL A NOUVEAU S'ENVENIMER?

Francken ne se contrôle plus. Il prend des accents  churchilliens pour annoncer qu’il combattra Vivaldi « sur terre, sur mer et dans les airs » Il est clair qu’il veut une sorte de cartel tacite avec le Belang et que, fort d’un réel soutien populaire, l’homme qui monte en Flandre  n’hésitera pas à mettre Bart de Wever en difficulté. Observons avec soin le rapprochement entre Van Grieken (Belang) et Francken (NVA).
Certains observateurs flamands avertis vont jusqu’à prédire un inévitable éclatement de la NVA dont la fraction la plus et activiste rejoindrait le Belang, c’est le cauchemar qui perturbe le sommeil de Bart de Wever ;
MG




mercredi 16 septembre 2020

La volonté de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) d'imposer aux étudiants de réussir leur première année dans l'enseignement supérieur en deux ans maximum suscite l'étonnement, voire l'agacement, au sein de ses partenaires de majorité socialiste et écologiste.


Le Soir

"Il n'y a pas de texte, il n'y a pas eu de concertation avec les acteurs, il n'y a pas de décision, et donc pas d'accord a fortiori", grinçait-on mardi dans l'arc-en-ciel. "C'est un peu surprenant comme sortie. C'est une drôle de méthode en tout cas..."
"Le texte n'a en effet pas été présenté en gouvernement", confirmait une seconde source. "Il y a donc une absence de concertation. La DPC (déclaration de politique communautaire, l'accord de majorité, ndlr) parle d'évaluation préalable du décret Paysage, mais celle-ci n'existe pas encore. En plus, le sort des étudiants précarisés n'apparaît pas du tout dans les annonces de la ministre. Or, cela doit être pris en compte", insistait-on.
Lundi, dans l'Avenir et Le Soir, la ministre Glatigny faisait sa rentrée politique en détaillant les premiers contours de la réforme du décret paysage qu'elle compte soumettre au gouvernement le mois prochain déjà.
L'une des nouvelles dispositions prévoit que l'étudiant aura à l'avenir l'obligation de réussir sa première année en deux ans maximum, sous peine de voir se fermer les portes de la formation entamée (ce qui ne l'empêchera pas d'en entamer une autre).
La Fédération des étudiants francophones (FEF) avait immédiatement dénoncé une mesure qui allait "renforcer les inégalités", les jeunes issus de milieux défavorisés ayant plus de difficultés à réussir dans l'enseignement supérieur.
Dans les rangs socialistes et écologistes, cette annonce de la ministre a pris tout le monde au dépourvu.
"Nous avons pris connaissance de la proposition de la ministre dans la presse. C'est assez surprenant", disait mardi une source dans la majorité. "C'est clairement une sortie en solo (de la ministre Glatigny)."
"Les constats (sur les effets du décret paysage, ndlr) sont partagés, c'est clair. Mais sur les solutions, il faut encore discuter. On verra avec attention quand on aura le texte. On l'examinera dans sa globalité, notamment sur les mesures d'accompagnement et d'aide à la réussite".
D'aucuns pointent aussi le calendrier peu réaliste, selon eux, de la ministre qui voudrait voir les changements annoncés entrer en vigueur dès la rentrée académique prochaine, en septembre 2021.
"Le décret n'est pas encore adopté, ce qui va prendre encore du temps vu la nécessaire concertation avec les acteurs, notamment les étudiants. Ce qui est clair, c'est que ces changements représenteront une charge administrative pour les hautes écoles et les universités qui auront un délai très court pour s'adapter. Or, avec le Covid, celles-ci ont déjà une actualité très chargée..."
Sur Twitter, le député Manu Disabato (Ecolo) a aussi laissé transparaître -publiquement- son malaise face à l'annonce de Valérie Glatigny.
"Cette sortie ne permet pas de prendre en compte d'autres volets importants de la réforme dont l'aide à la réussite. Permettre à tous les étudiants -dont les plus défavorisés- de mieux réussir leurs études doit être l'objectif final de la réforme", insiste-t-il.
Il a déjà prévu de demander des clarifications à la ministre Glatigny la semaine prochaine en commission du Parlement.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SUS AUX GLANDEURS : FORMONS DES APPRENANTS ,PARTICIPE PRESENT VOIX ACTIVE ET NON PAS DES ENSEIGNES, PARTICIPE PASSE , VOIX PASSIVE. 

La ministre a évidemment raison, c’est quoi ces glandouilleurs qui passent plus de deux ans à réussir leur première année d’univ ?
Les enfants issus de l’immigration et de la diversité ne sont pas ipso facto condamnés à l’échec. La preuve le petit Sallah Eddine inscrit à 15 ans à la faculté Solvay. « Il apprend juste plus vite que les autres." « Autodidacte Sallah dévore enfant les livres et autres manuels scolaires. Compte tenu de sa capacité à apprendre par lui-même, Sallah a d’ailleurs reçu un enseignement à domicile. 
Ne serait-il pas temps de changer le fusil d'épaule et de  former des autodidactes autonomes et critiques capables de discernement et de déjouer les pièges d'internet et des réseaux sociaux. Kant voulait déjà dans son traité de pédagogie former des autodidactes, autrement dit des élèves capables d'apprendre en toute autonomie et avec le plus grand discernement : des apprenants participe présent voix active et non pas des enseignés, participe passé , voix passive. 
"Ce que l'on apprend le plus solidement et ce que l'on retient le mieux, c'est ce que l'on apprend en quelque sorte par soi-même" Kant écrivait ceci en 1803 ...
"Ce qui est très fort chez Sallah, c’est qu’il a cette capacité à prendre de la distance, raconte le préfet. I l fait bien la part des choses entre les moments qu’il doit consacrer à l’étude, les moments qu’il doit consacrer pour lui et les moments qu’il partage en famille ou avec ses amis."
Sallah dit entamer ce nouveau défi avec enthousiasme. "L’un de mes points forts, c’est l’autonomie. 
En cause, selon nous, la médiocrité de la formation des élèves et le nivellement vers le bas dans la plupart des établissements scolaires de WalloBrux. Il s’agit d’un mot d’ordre pour ne pas traumatiser les ressortissants de communautés défavorisées. Bref c’est de la démagogie pure qui rabote le niveau général et à terme transformera wallobrux en un désert intellectuel.
Il faut absolument relever le niveau des élèves et aussi celui des profs. Cela exige une réforme musclée de la formation des profs. 
Une réforme en ce sens est dans le pipeline mais elle se heurte à une puissante contestation des universités. « Le projet de réforme de la formation initiale des enseignants (FIE) est redevenu d’actualité. Il s’agit de répondre à un vrai besoin, celui d’améliorer la qualité de l’enseignement obligatoire, par un renforcement quantitatif (durée) et qualitatif (acquis d’apprentissage visés) de la formation des enseignants. « 
Ce projet de réforme part du postulat que « les carences de l’école obligatoire pourraient être largement comblées par une nouvelle formation des enseignants, allongée d’une année » . 
« Cette réforme doit permettre également à terme une revalorisation salariale des enseignants de l’obligatoire, et de leur pension ce dont on peut se réjouir. »
Mais cette réforme compte de nombreux détracteurs :
« Le modèle imaginé avec co-diplomation est d’une complexité administrative extrême et, inévitablement, une majorité du budget sera consommé par la gestion de cette complexité. » 
« Les étudiants des Hautes Écoles recevront une partie de leur formation à l’université et que les étudiants des universités recevront une partie de leur formation dans une Haute École. 
Cette formation au coût important améliorera-t-elle vraiment le système ? »
Il semblerait ,selon les signataires d’une carte blanche de protestation, qu’ « on avance sans prévision budgétaire stable. Pire, selon certains analystes, ce projet pourrait tout simplement ruiner les finances des universités. Pour d’autres, il pourrait carrément couler les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans son ensemble. »
« Les facultés en charge de la formation des enseignants devront puiser de l’argent dans le budget global des universités. Cela signifie que cette situation touchera fortement d’autres facultés moins, voire pas concernées par la réforme, ce qui appauvrira la formation et la recherche dans leur ensemble. » 
« On a besoin d’une réforme de la formation initiale des enseignants, mais la réforme ne peut se faire qu’avec le support d’un plan budgétaire qui ne pénalise pas les universités. »
Ce vaste débat  engage l’avenir de la Communauté Wallobrux.
MG 


CARTE BLANCHE: «LA NOUVELLE FORMATION INITIALE DES ENSEIGNANTS, UN PROJET SUSCEPTIBLE DE RUINER LES UNIVERSITES»
Le Soir

Le projet de réforme de la formation initiale des enseignants, qui exige notamment une collaboration accrue entre universités et hautes écoles, entraînera certaines facultés dans un gouffre.

Sylvain Piraux.
Par Un collectif de 33 Doyens et Doyennes de 31 facultés universitaires en Fédération wallonie-Bruxelles*
Les recteurs des universités francophones rappellent régulièrement et unanimement à quel point nos universités sont définancées. La question a fait l’objet d’un mémorandum en 2019 et de nouvelles interpellations récentes des recteurs de l’ULB, de Liège et de Louvain, soulignant combien, en comparaison des pays voisins, mais aussi d’autres niveaux d’enseignement, les universités souffrent d’une fragilisation structurelle croissante. Et inévitablement, lorsqu’arrivent les classements internationaux, on constate que si, en moyenne, les universités belges « résistent », en réalité elles progressent en Flandre tandis qu’elles régressent en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Pour expliquer ce phénomène, l’économiste et ancien recteur J.-P. Lambert rappelle, dans un article de novembre 2018, que les universités belges francophones ont un financement inférieur de 30 % à celles de Flandre.
Un enracinement local porteur de rayonnement
Les universités jouent un rôle fondamental dans le développement économique et social d’une région, a fortiori dans une société de la connaissance, où le savoir devient un élément constitutif du progrès des États. On songe au rôle clé que jouent Louvain-la-Neuve, le site de la Plaine à l’ULB, le Biopark à Gosselies, ou le Sart-Tilman dans la création de start-up. Les parcs scientifiques autour des universités sont des lieux d’innovation et des poumons économiques pourvoyeurs de nombreux emplois. On pense au potentiel qu’offrent l’ensemble des réseaux internationaux tissés par les universités et dont bénéficient étudiant.e.s, chercheur.se.s ou professeurs, mais aussi jeunes diplômés. Soulignons encore l’inestimable apport des hôpitaux universitaires durant la crise sanitaire : leur soutien à la population, et aussi leur rôle dans le progrès des connaissances sur la maladie. Enfin, les universités sont des lieux de rayonnement de l’art et de la culture. D’une certaine manière, elles constituent des baromètres de l’état et de l’avenir d’une société. Y investir, c’est investir dans des institutions à hauts effets démultiplicateurs.
Un dossier extrêmement politisé
En dépit de ce définancement structurel, les attentes politiques à l’égard de l’université ne manquent pas. Récemment, le projet de réforme de la formation initiale des enseignants (FIE) est redevenu d’actualité. Il s’agit en théorie de répondre à un vrai besoin, celui d’améliorer la qualité de l’enseignement obligatoire, par un renforcement quantitatif (durée) et qualitatif (acquis d’apprentissage visés) de la formation des enseignants. Ce projet de réforme part du postulat que les carences de l’école obligatoire pourraient être largement comblées par une nouvelle formation des enseignants, allongée d’une année. Nous n’allons pas ici discuter le postulat qui fonde cette réforme. Et nous nous contenterons d’insister sur l’importance de procéder à des comparaisons internationales pour envisager d’autres hypothèses expliquant les faibles performances de l’école belge francophone et pouvoir dès lors agir sur les leviers les plus déterminants. Toutefois, le débat en cours depuis quatre ans, où chacun fait valoir son point de vue sans que jamais un consensus sur les fins et les moyens de cette réforme ne se dégage, est révélateur de la complexité du dossier. Cela résulte notamment de son extrême politisation et des nombreux enjeux. En effet, pour d’aucuns, cette réforme doit permettre également à terme une revalorisation salariale des enseignants de l’obligatoire, et de leur pension ce dont on peut se réjouir.
Un montage complexe
Mais le modèle imaginé avec co-diplomation est d’une complexité administrative extrême et, inévitablement, une majorité du budget sera consommé par la gestion de cette complexité. Le principe de co-diplomation inscrit au cœur de cette réforme prévoit en effet que les étudiants des Hautes Écoles recevront une partie de leur formation à l’université et que les étudiants des universités recevront une partie de leur formation dans une Haute École. Si la collaboration est souhaitable, les modalités imaginées impliquent un montage complexe, nécessitant mobilité accrue et complication organisationnelle. Et en période de crise, plus qu’en toute autre, le contribuable est en droit d’attendre une efficacité renforcée. Or, la co-diplomation envisagée actuellement est en soi une source de complexité intenable à cadre administratif constant. Les équipes facultaires peinent déjà, sans véritable augmentation de personnel, à assumer les décrets récents sans véritable augmentation de personnel…
Malgré la durée des débats, les désaccords politiques et pédagogiques sont encore nombreux : cette formation au coût important améliorera-t-elle vraiment le système ? Vise-t-elle avant tout à une revalorisation des personnels ou de certains acteurs au détriment d’autres ? Quel sera l’impact pour l’étudiant d’un système qui l’obligera à « voyager » en permanence entre une Haute École et une Université ? Ce système complexe ne génère-t-il pas automatiquement une bureaucratie étendue ? Pédagogiquement, ne tranche-t-on pas un peu vite sur les subtils équilibres nécessaires entre pédagogie et savoirs disciplinaires ? Comment encadrer autant de stages sans mieux les financer ? Et au final, pourquoi une proposition si complexe alors que des alternatives moins onéreuses et plus simples existent ?
Boîte de Pandore budgétaire ?
Outre les débats sur le fond pédagogique et politique d’un tel projet, la difficulté principale est que l’on avance sans prévision budgétaire stable. Pire, selon certains analystes, ce projet pourrait tout simplement ruiner les finances des universités. Pour d’autres, il pourrait carrément couler les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans son ensemble.
Bien que les discussions soient en cours depuis 4 ans, pas une seule simulation financière rigoureuse n’a pu être proposée aux universités. L’ancien ministre Marcourt, grand artisan du projet, évaluait son coût à 50 millions pour les finances de la FWB. À moyen terme toutefois, en incluant la revalorisation salariale, ce surcoût s’élèverait à 300 millions d’euros. En comparaison, toutes les universités, qui réclament un refinancement depuis des décennies (pour l’ensemble de leurs activités) n’ont obtenu que 50 millions, soit l’équivalent du coût strict de la FIE. Mais pour d’autres experts, le coût pourrait monter jusqu’à 500 millions (selon des économistes de l’UNamur) voire un milliard d’euros (selon le Service d’étude du SEGEC), soit autant que le budget actuel de toutes les universités. Et la source permettant de financer ce budget n’est pas du tout limpide, d’autant que la Fédération Wallonie-Bruxelles n’a pas de capacité à lever l’impôt pour augmenter ses recettes. On est donc face à une véritable boîte noire, potentiellement boîte de Pandore. Suite à ces craintes déjà exprimées, un groupe de travail inter-cabinets a été mis en place en février 2020… Mais aujourd’hui, au moment où les différents établissements doivent se positionner sur le projet, aucun élément financier concret n’a encore été rendu public.
Des finances déjà dans le rouge
Or, les 6 derniers mois ont dégradé une situation économique et budgétaire déjà difficile à la base. La pandémie de coronavirus et ses nombreuses conséquences pour les établissements d’enseignement ont plongé les finances de ceux-ci dans le rouge. L’année académique qui s’annonce ne sera pas non plus une année financièrement favorable au vu des mesures d’adaptation qu’exige la situation sanitaire. Certaines institutions ont déjà dû prendre des mesures difficiles pour se maintenir à flot.
Ainsi, adopter des mesures comme celles de la FIE, sans cadre budgétaire clair et unanime, aura à court terme un impact délétère pour toutes les universités. En effet, à cause des définancements chroniques depuis des décennies, les universités peinent de plus en plus à organiser leur mission. Dans le contexte Covid, la situation s’est aggravée. On comprend dès lors qu’ajouter encore un nouveau projet comme la FIE, gouffre budgétaire potentiel, charrie un péril probable pour l’équilibre financier – déjà précaire – des universités. La suite se devine aisément : incapable de faire face au définancement, les facultés en charge de la formation des enseignants devront puiser de l’argent dans le budget global des universités. Cela signifie que cette situation touchera fortement d’autres facultés moins, voire pas concernées par la réforme, ce qui appauvrira la formation et la recherche dans leur ensemble. En effet, même si les financements ne sont pas à la hauteur, il faudra assumer… Ceci pèsera lourdement sur les autres activités.
Loin d’être un petit projet anodin, et au-delà de son importance pour l’enseignement obligatoire, la FIE engage l’avenir de nos universités. Celles-ci sont dans l’attente d’un refinancement qui semble impossible et l’on voudrait aujourd’hui qu’elles soient partie prenante d’un projet supplémentaire au coût manifestement colossal. Dans ce contexte, il y tout lieu de craindre une dégradation linéaire de l’ensemble des formations, faute de moyens suffisants pour ce projet.
D’autres composantes à tenir en compte
On l’aura compris, nous devons impérativement garantir des bases financières saines pour tous ces projets indispensables, comme la FIE. C’est pourquoi une réforme de cette ampleur demande le respect d’un principe fondamental avant d’être mise en œuvre : on ne fait pas courir un risque systémique au financement général des universités, voire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour un projet particulier. Le corollaire est simple : il faut impérativement lier la dimension « projet de réforme » à celle de « pérennité financière ». Ne pas respecter ce principe nous entraînerait dans une spirale budgétaire mortifère, hypothéquant l’avenir du développement wallon et bruxellois. Et il est minuit moins une ! Nous attendons donc des réponses claires, responsables et courageuses de notre gouvernement et de nos élus aux deux questions suivantes : la FWB a-t-elle les moyens de financer cette réforme sans altérer significativement sa situation budgétaire à moyen terme ? Est-il raisonnable de consacrer à la seule FIE des moyens qui manquent déjà pour refinancer les universités dans leur ensemble ? Et ce alors que les alternatives sont possibles ? On a besoin d’une réforme de la formation initiale des enseignants, mais la réforme ne peut se faire qu’avec le support d’un plan budgétaire qui ne pénalise pas les universités. En outre, la réforme est une composante de la réponse aux problèmes de l’enseignement obligatoire, mais elle n’est pas la seule composante. Elle doit être menée conjointement à d’autres améliorations du système qui devraient ainsi engendrer des effets bénéfiques sur le financement des universités.
*Signataires : Prof. Per Joakim Agrell, Doyen de la Louvain School of Management, UCLouvain ; Prof. Julie Allard, Doyenne de la Faculté de droit et de criminologie, ULB ; Prof. Ph. Baret, Doyen de la Faculté des bioingénieurs, UCLouvain ; Prof. Catherine Behets, Doyenne de la Faculté des sciences de la motricité, UCLouvain ; Prof. George Daube, Doyen de la Faculté de médecine vétérinaire, ULiège ; Prof. Pierre-Olivier De Broux, Doyen de la Faculté de droit, Université Saint-Louis-Bruxelles ; Prof. Gérard Degrez, Doyen de l’École Polytechnique de Bruxelles, ULB ; Prof. Philippe Desmette, Doyen de la Faculté de philosophie, lettres et sciences humaines, Université Saint-Louis-Bruxelles ; Prof. William D’Hoore, Doyen de la Faculté de santé publique, UCLouvain ; Prof. Vincenzo D’Orio, Doyen de la Faculté de médecine, ULiège ; Prof. Dany Etienne, Doyen de la Faculté de traduction et interprétation – Marie Haps, Université Saint-Louis Bruxelles ; Prof. Cédrick Fairon, Doyen de la Faculté de philosophie, arts et lettres, UCLouvain ; Prof. Véronique Feipel, Doyenne de la Faculté des sciences de la motricité, ULB ; Prof. Eric Gaziaux, Doyen de la Faculté de théologie, UCLouvain ; Prof. Louis Gerrekens, Doyen de la Faculté de philosophie et lettres, ULiège ; Prof. Emmanuel Hermans, Doyen de la Faculté de pharmacie et sciences biomédicales, UClouvain ; Prof. Alain Jonas, Doyen élu de l’École polytechnique de Louvain, UCLouvain ; Prof. Xavier Luffin, Doyen de la Faculté de lettres, traduction et communication, ULB ; Prof. Olivier Markowitch, Doyen de la Faculté des sciences, ULB ; Prof. Nicolas Mavroudakis, Doyen de la Faculté de médecine, ULB ; Prof. Pascal Poncin, Doyen de la Faculté des sciences, ULiège ; Prof. Valérie Piette, Doyenne de la Faculté de philosophie et sciences sociales, ULB ; Prof. Geneviève Schamps, Doyenne de la Faculté de droit et de criminologie, UCLouvain ; Prof. Frédéric Schoenaers, Doyen de la Faculté des Sciences Sociales, ULiège ; Prof. Olivier Servais, Doyen de la Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication, UCLouvain ; Prof. Françoise Smets, Doyenne de la Faculté de médecine et médecine dentaire, UCLouvain ; Prof. Robert Sporken, Doyen de la Faculté des sciences, UNamur ; Prof. Bruno Van Pottelsberghe, ex-Doyen Solvay Brussels School of Economics and Management, ULB ; Prof. Eric Van Overtsraeten, Doyen de la Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme, UCLouvain ; Prof. Michel Verleysen, Doyen de l’École polytechnique de Louvain, UCLouvain ; Prof. Philippe Vergauwen, Doyen Solvay Brussels School of Economics and Management, ULB ; Prof. Enrico Vitale, Doyen de la Faculté des sciences, UCLouvain ; Prof. David Vrydaghs, Doyen de la Faculté de philosophie et lettres, UNamur ; Prof. Xavier Wauthy, Doyen de la Faculté des sciences économiques, sociales, politiques, et de la communication, Université Saint-Louis-Bruxelles.
A 15 ANS, SALLAH EDDINE DASSY DEVIENT LE PLUS JEUNE ETUDIANT DE L’ULB
Alice Dive La libre Belgique
A 15 ans, ce jeune prodige bruxellois a été admis à l'ULB pour entamer des études d'ingénieur de gestion à Solvay.
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Il fait sa rentrée ce lundi sur les bancs de l’Université libre de Bruxelles (ULB). À tout juste 15 ans, Sallah Eddine Dassy a été admis à l’université après avoir réussi l’examen d’admission aux études supérieures de premier cycle. Alors qu’il n’a même pas son diplôme d’études secondaires en poche, ce jeune prodige bruxellois entame en effet dès cette rentrée de septembre sa première année en ingénieur de gestion à Solvay. "J’aime bien me surpasser. Quand je poursuis un objectif, je me dis que c’est possible. Je donne tout pour y parvenir", déclarait-il ce week-end à nos confrères de BX1.
Le jeune homme, originaire de Crainhem, a toujours eu des facilités à l’école. "Ses professeurs de primaire ont rapidement remarqué qu’il apprenait très vite. Dès la deuxième primaire, Sallah est passé à l’année supérieure", raconte Fatima, sa maman, à La Capitale. Aîné de la famille, il a une sœur qui entre en quatrième secondaire à l’âge de 12 ans et un petit frère qui passe en quatrième primaire. "C’est un enfant agréable à vivre. Il s’entend très bien avec tout le monde. Il aime beaucoup jouer avec ses copains, décrit sa maman. Il ne passe pas ses journées à étudier. Il apprend juste plus vite que les autres."
Autodidacte donc, Sallah dévore enfant les livres et autres manuels scolaires. Compte tenu de sa capacité à apprendre par lui-même, Sallah a d’ailleurs reçu un enseignement à domicile. Mais c’est le manque de sociabilité qui l’a finalement poussé à retourner à l’école, en l’occurrence à l’athénée royal de Woluwe-Saint-Pierre-Crommelynck.
C’est en fait le préfet des études de l’établissement, Abed Mellouli, qui lui a suggéré de présenter l’examen d’admission aux études supérieures de premier cycle. "Ce qui est très fort chez lui, c’est qu’il a cette capacité à prendre de la distance, raconte le préfet. I l fait bien la part des choses entre les moments qu’il doit consacrer à l’étude, les moments qu’il doit consacrer pour lui et les moments qu’il partage en famille ou avec ses amis."
Doté d’une maturité certaine, Sallah dit entamer ce nouveau défi avec enthousiasme. "L’un de mes points forts, c’est l’autonomie. C’est donc avec plaisir que je rejoins les bancs de l’université ce lundi", déclarait-il ce week-end sur BX1.