mercredi 16 septembre 2020

La volonté de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) d'imposer aux étudiants de réussir leur première année dans l'enseignement supérieur en deux ans maximum suscite l'étonnement, voire l'agacement, au sein de ses partenaires de majorité socialiste et écologiste.


Le Soir

"Il n'y a pas de texte, il n'y a pas eu de concertation avec les acteurs, il n'y a pas de décision, et donc pas d'accord a fortiori", grinçait-on mardi dans l'arc-en-ciel. "C'est un peu surprenant comme sortie. C'est une drôle de méthode en tout cas..."
"Le texte n'a en effet pas été présenté en gouvernement", confirmait une seconde source. "Il y a donc une absence de concertation. La DPC (déclaration de politique communautaire, l'accord de majorité, ndlr) parle d'évaluation préalable du décret Paysage, mais celle-ci n'existe pas encore. En plus, le sort des étudiants précarisés n'apparaît pas du tout dans les annonces de la ministre. Or, cela doit être pris en compte", insistait-on.
Lundi, dans l'Avenir et Le Soir, la ministre Glatigny faisait sa rentrée politique en détaillant les premiers contours de la réforme du décret paysage qu'elle compte soumettre au gouvernement le mois prochain déjà.
L'une des nouvelles dispositions prévoit que l'étudiant aura à l'avenir l'obligation de réussir sa première année en deux ans maximum, sous peine de voir se fermer les portes de la formation entamée (ce qui ne l'empêchera pas d'en entamer une autre).
La Fédération des étudiants francophones (FEF) avait immédiatement dénoncé une mesure qui allait "renforcer les inégalités", les jeunes issus de milieux défavorisés ayant plus de difficultés à réussir dans l'enseignement supérieur.
Dans les rangs socialistes et écologistes, cette annonce de la ministre a pris tout le monde au dépourvu.
"Nous avons pris connaissance de la proposition de la ministre dans la presse. C'est assez surprenant", disait mardi une source dans la majorité. "C'est clairement une sortie en solo (de la ministre Glatigny)."
"Les constats (sur les effets du décret paysage, ndlr) sont partagés, c'est clair. Mais sur les solutions, il faut encore discuter. On verra avec attention quand on aura le texte. On l'examinera dans sa globalité, notamment sur les mesures d'accompagnement et d'aide à la réussite".
D'aucuns pointent aussi le calendrier peu réaliste, selon eux, de la ministre qui voudrait voir les changements annoncés entrer en vigueur dès la rentrée académique prochaine, en septembre 2021.
"Le décret n'est pas encore adopté, ce qui va prendre encore du temps vu la nécessaire concertation avec les acteurs, notamment les étudiants. Ce qui est clair, c'est que ces changements représenteront une charge administrative pour les hautes écoles et les universités qui auront un délai très court pour s'adapter. Or, avec le Covid, celles-ci ont déjà une actualité très chargée..."
Sur Twitter, le député Manu Disabato (Ecolo) a aussi laissé transparaître -publiquement- son malaise face à l'annonce de Valérie Glatigny.
"Cette sortie ne permet pas de prendre en compte d'autres volets importants de la réforme dont l'aide à la réussite. Permettre à tous les étudiants -dont les plus défavorisés- de mieux réussir leurs études doit être l'objectif final de la réforme", insiste-t-il.
Il a déjà prévu de demander des clarifications à la ministre Glatigny la semaine prochaine en commission du Parlement.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SUS AUX GLANDEURS : FORMONS DES APPRENANTS ,PARTICIPE PRESENT VOIX ACTIVE ET NON PAS DES ENSEIGNES, PARTICIPE PASSE , VOIX PASSIVE. 

La ministre a évidemment raison, c’est quoi ces glandouilleurs qui passent plus de deux ans à réussir leur première année d’univ ?
Les enfants issus de l’immigration et de la diversité ne sont pas ipso facto condamnés à l’échec. La preuve le petit Sallah Eddine inscrit à 15 ans à la faculté Solvay. « Il apprend juste plus vite que les autres." « Autodidacte Sallah dévore enfant les livres et autres manuels scolaires. Compte tenu de sa capacité à apprendre par lui-même, Sallah a d’ailleurs reçu un enseignement à domicile. 
Ne serait-il pas temps de changer le fusil d'épaule et de  former des autodidactes autonomes et critiques capables de discernement et de déjouer les pièges d'internet et des réseaux sociaux. Kant voulait déjà dans son traité de pédagogie former des autodidactes, autrement dit des élèves capables d'apprendre en toute autonomie et avec le plus grand discernement : des apprenants participe présent voix active et non pas des enseignés, participe passé , voix passive. 
"Ce que l'on apprend le plus solidement et ce que l'on retient le mieux, c'est ce que l'on apprend en quelque sorte par soi-même" Kant écrivait ceci en 1803 ...
"Ce qui est très fort chez Sallah, c’est qu’il a cette capacité à prendre de la distance, raconte le préfet. I l fait bien la part des choses entre les moments qu’il doit consacrer à l’étude, les moments qu’il doit consacrer pour lui et les moments qu’il partage en famille ou avec ses amis."
Sallah dit entamer ce nouveau défi avec enthousiasme. "L’un de mes points forts, c’est l’autonomie. 
En cause, selon nous, la médiocrité de la formation des élèves et le nivellement vers le bas dans la plupart des établissements scolaires de WalloBrux. Il s’agit d’un mot d’ordre pour ne pas traumatiser les ressortissants de communautés défavorisées. Bref c’est de la démagogie pure qui rabote le niveau général et à terme transformera wallobrux en un désert intellectuel.
Il faut absolument relever le niveau des élèves et aussi celui des profs. Cela exige une réforme musclée de la formation des profs. 
Une réforme en ce sens est dans le pipeline mais elle se heurte à une puissante contestation des universités. « Le projet de réforme de la formation initiale des enseignants (FIE) est redevenu d’actualité. Il s’agit de répondre à un vrai besoin, celui d’améliorer la qualité de l’enseignement obligatoire, par un renforcement quantitatif (durée) et qualitatif (acquis d’apprentissage visés) de la formation des enseignants. « 
Ce projet de réforme part du postulat que « les carences de l’école obligatoire pourraient être largement comblées par une nouvelle formation des enseignants, allongée d’une année » . 
« Cette réforme doit permettre également à terme une revalorisation salariale des enseignants de l’obligatoire, et de leur pension ce dont on peut se réjouir. »
Mais cette réforme compte de nombreux détracteurs :
« Le modèle imaginé avec co-diplomation est d’une complexité administrative extrême et, inévitablement, une majorité du budget sera consommé par la gestion de cette complexité. » 
« Les étudiants des Hautes Écoles recevront une partie de leur formation à l’université et que les étudiants des universités recevront une partie de leur formation dans une Haute École. 
Cette formation au coût important améliorera-t-elle vraiment le système ? »
Il semblerait ,selon les signataires d’une carte blanche de protestation, qu’ « on avance sans prévision budgétaire stable. Pire, selon certains analystes, ce projet pourrait tout simplement ruiner les finances des universités. Pour d’autres, il pourrait carrément couler les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans son ensemble. »
« Les facultés en charge de la formation des enseignants devront puiser de l’argent dans le budget global des universités. Cela signifie que cette situation touchera fortement d’autres facultés moins, voire pas concernées par la réforme, ce qui appauvrira la formation et la recherche dans leur ensemble. » 
« On a besoin d’une réforme de la formation initiale des enseignants, mais la réforme ne peut se faire qu’avec le support d’un plan budgétaire qui ne pénalise pas les universités. »
Ce vaste débat  engage l’avenir de la Communauté Wallobrux.
MG 


CARTE BLANCHE: «LA NOUVELLE FORMATION INITIALE DES ENSEIGNANTS, UN PROJET SUSCEPTIBLE DE RUINER LES UNIVERSITES»
Le Soir

Le projet de réforme de la formation initiale des enseignants, qui exige notamment une collaboration accrue entre universités et hautes écoles, entraînera certaines facultés dans un gouffre.

Sylvain Piraux.
Par Un collectif de 33 Doyens et Doyennes de 31 facultés universitaires en Fédération wallonie-Bruxelles*
Les recteurs des universités francophones rappellent régulièrement et unanimement à quel point nos universités sont définancées. La question a fait l’objet d’un mémorandum en 2019 et de nouvelles interpellations récentes des recteurs de l’ULB, de Liège et de Louvain, soulignant combien, en comparaison des pays voisins, mais aussi d’autres niveaux d’enseignement, les universités souffrent d’une fragilisation structurelle croissante. Et inévitablement, lorsqu’arrivent les classements internationaux, on constate que si, en moyenne, les universités belges « résistent », en réalité elles progressent en Flandre tandis qu’elles régressent en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Pour expliquer ce phénomène, l’économiste et ancien recteur J.-P. Lambert rappelle, dans un article de novembre 2018, que les universités belges francophones ont un financement inférieur de 30 % à celles de Flandre.
Un enracinement local porteur de rayonnement
Les universités jouent un rôle fondamental dans le développement économique et social d’une région, a fortiori dans une société de la connaissance, où le savoir devient un élément constitutif du progrès des États. On songe au rôle clé que jouent Louvain-la-Neuve, le site de la Plaine à l’ULB, le Biopark à Gosselies, ou le Sart-Tilman dans la création de start-up. Les parcs scientifiques autour des universités sont des lieux d’innovation et des poumons économiques pourvoyeurs de nombreux emplois. On pense au potentiel qu’offrent l’ensemble des réseaux internationaux tissés par les universités et dont bénéficient étudiant.e.s, chercheur.se.s ou professeurs, mais aussi jeunes diplômés. Soulignons encore l’inestimable apport des hôpitaux universitaires durant la crise sanitaire : leur soutien à la population, et aussi leur rôle dans le progrès des connaissances sur la maladie. Enfin, les universités sont des lieux de rayonnement de l’art et de la culture. D’une certaine manière, elles constituent des baromètres de l’état et de l’avenir d’une société. Y investir, c’est investir dans des institutions à hauts effets démultiplicateurs.
Un dossier extrêmement politisé
En dépit de ce définancement structurel, les attentes politiques à l’égard de l’université ne manquent pas. Récemment, le projet de réforme de la formation initiale des enseignants (FIE) est redevenu d’actualité. Il s’agit en théorie de répondre à un vrai besoin, celui d’améliorer la qualité de l’enseignement obligatoire, par un renforcement quantitatif (durée) et qualitatif (acquis d’apprentissage visés) de la formation des enseignants. Ce projet de réforme part du postulat que les carences de l’école obligatoire pourraient être largement comblées par une nouvelle formation des enseignants, allongée d’une année. Nous n’allons pas ici discuter le postulat qui fonde cette réforme. Et nous nous contenterons d’insister sur l’importance de procéder à des comparaisons internationales pour envisager d’autres hypothèses expliquant les faibles performances de l’école belge francophone et pouvoir dès lors agir sur les leviers les plus déterminants. Toutefois, le débat en cours depuis quatre ans, où chacun fait valoir son point de vue sans que jamais un consensus sur les fins et les moyens de cette réforme ne se dégage, est révélateur de la complexité du dossier. Cela résulte notamment de son extrême politisation et des nombreux enjeux. En effet, pour d’aucuns, cette réforme doit permettre également à terme une revalorisation salariale des enseignants de l’obligatoire, et de leur pension ce dont on peut se réjouir.
Un montage complexe
Mais le modèle imaginé avec co-diplomation est d’une complexité administrative extrême et, inévitablement, une majorité du budget sera consommé par la gestion de cette complexité. Le principe de co-diplomation inscrit au cœur de cette réforme prévoit en effet que les étudiants des Hautes Écoles recevront une partie de leur formation à l’université et que les étudiants des universités recevront une partie de leur formation dans une Haute École. Si la collaboration est souhaitable, les modalités imaginées impliquent un montage complexe, nécessitant mobilité accrue et complication organisationnelle. Et en période de crise, plus qu’en toute autre, le contribuable est en droit d’attendre une efficacité renforcée. Or, la co-diplomation envisagée actuellement est en soi une source de complexité intenable à cadre administratif constant. Les équipes facultaires peinent déjà, sans véritable augmentation de personnel, à assumer les décrets récents sans véritable augmentation de personnel…
Malgré la durée des débats, les désaccords politiques et pédagogiques sont encore nombreux : cette formation au coût important améliorera-t-elle vraiment le système ? Vise-t-elle avant tout à une revalorisation des personnels ou de certains acteurs au détriment d’autres ? Quel sera l’impact pour l’étudiant d’un système qui l’obligera à « voyager » en permanence entre une Haute École et une Université ? Ce système complexe ne génère-t-il pas automatiquement une bureaucratie étendue ? Pédagogiquement, ne tranche-t-on pas un peu vite sur les subtils équilibres nécessaires entre pédagogie et savoirs disciplinaires ? Comment encadrer autant de stages sans mieux les financer ? Et au final, pourquoi une proposition si complexe alors que des alternatives moins onéreuses et plus simples existent ?
Boîte de Pandore budgétaire ?
Outre les débats sur le fond pédagogique et politique d’un tel projet, la difficulté principale est que l’on avance sans prévision budgétaire stable. Pire, selon certains analystes, ce projet pourrait tout simplement ruiner les finances des universités. Pour d’autres, il pourrait carrément couler les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans son ensemble.
Bien que les discussions soient en cours depuis 4 ans, pas une seule simulation financière rigoureuse n’a pu être proposée aux universités. L’ancien ministre Marcourt, grand artisan du projet, évaluait son coût à 50 millions pour les finances de la FWB. À moyen terme toutefois, en incluant la revalorisation salariale, ce surcoût s’élèverait à 300 millions d’euros. En comparaison, toutes les universités, qui réclament un refinancement depuis des décennies (pour l’ensemble de leurs activités) n’ont obtenu que 50 millions, soit l’équivalent du coût strict de la FIE. Mais pour d’autres experts, le coût pourrait monter jusqu’à 500 millions (selon des économistes de l’UNamur) voire un milliard d’euros (selon le Service d’étude du SEGEC), soit autant que le budget actuel de toutes les universités. Et la source permettant de financer ce budget n’est pas du tout limpide, d’autant que la Fédération Wallonie-Bruxelles n’a pas de capacité à lever l’impôt pour augmenter ses recettes. On est donc face à une véritable boîte noire, potentiellement boîte de Pandore. Suite à ces craintes déjà exprimées, un groupe de travail inter-cabinets a été mis en place en février 2020… Mais aujourd’hui, au moment où les différents établissements doivent se positionner sur le projet, aucun élément financier concret n’a encore été rendu public.
Des finances déjà dans le rouge
Or, les 6 derniers mois ont dégradé une situation économique et budgétaire déjà difficile à la base. La pandémie de coronavirus et ses nombreuses conséquences pour les établissements d’enseignement ont plongé les finances de ceux-ci dans le rouge. L’année académique qui s’annonce ne sera pas non plus une année financièrement favorable au vu des mesures d’adaptation qu’exige la situation sanitaire. Certaines institutions ont déjà dû prendre des mesures difficiles pour se maintenir à flot.
Ainsi, adopter des mesures comme celles de la FIE, sans cadre budgétaire clair et unanime, aura à court terme un impact délétère pour toutes les universités. En effet, à cause des définancements chroniques depuis des décennies, les universités peinent de plus en plus à organiser leur mission. Dans le contexte Covid, la situation s’est aggravée. On comprend dès lors qu’ajouter encore un nouveau projet comme la FIE, gouffre budgétaire potentiel, charrie un péril probable pour l’équilibre financier – déjà précaire – des universités. La suite se devine aisément : incapable de faire face au définancement, les facultés en charge de la formation des enseignants devront puiser de l’argent dans le budget global des universités. Cela signifie que cette situation touchera fortement d’autres facultés moins, voire pas concernées par la réforme, ce qui appauvrira la formation et la recherche dans leur ensemble. En effet, même si les financements ne sont pas à la hauteur, il faudra assumer… Ceci pèsera lourdement sur les autres activités.
Loin d’être un petit projet anodin, et au-delà de son importance pour l’enseignement obligatoire, la FIE engage l’avenir de nos universités. Celles-ci sont dans l’attente d’un refinancement qui semble impossible et l’on voudrait aujourd’hui qu’elles soient partie prenante d’un projet supplémentaire au coût manifestement colossal. Dans ce contexte, il y tout lieu de craindre une dégradation linéaire de l’ensemble des formations, faute de moyens suffisants pour ce projet.
D’autres composantes à tenir en compte
On l’aura compris, nous devons impérativement garantir des bases financières saines pour tous ces projets indispensables, comme la FIE. C’est pourquoi une réforme de cette ampleur demande le respect d’un principe fondamental avant d’être mise en œuvre : on ne fait pas courir un risque systémique au financement général des universités, voire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour un projet particulier. Le corollaire est simple : il faut impérativement lier la dimension « projet de réforme » à celle de « pérennité financière ». Ne pas respecter ce principe nous entraînerait dans une spirale budgétaire mortifère, hypothéquant l’avenir du développement wallon et bruxellois. Et il est minuit moins une ! Nous attendons donc des réponses claires, responsables et courageuses de notre gouvernement et de nos élus aux deux questions suivantes : la FWB a-t-elle les moyens de financer cette réforme sans altérer significativement sa situation budgétaire à moyen terme ? Est-il raisonnable de consacrer à la seule FIE des moyens qui manquent déjà pour refinancer les universités dans leur ensemble ? Et ce alors que les alternatives sont possibles ? On a besoin d’une réforme de la formation initiale des enseignants, mais la réforme ne peut se faire qu’avec le support d’un plan budgétaire qui ne pénalise pas les universités. En outre, la réforme est une composante de la réponse aux problèmes de l’enseignement obligatoire, mais elle n’est pas la seule composante. Elle doit être menée conjointement à d’autres améliorations du système qui devraient ainsi engendrer des effets bénéfiques sur le financement des universités.
*Signataires : Prof. Per Joakim Agrell, Doyen de la Louvain School of Management, UCLouvain ; Prof. Julie Allard, Doyenne de la Faculté de droit et de criminologie, ULB ; Prof. Ph. Baret, Doyen de la Faculté des bioingénieurs, UCLouvain ; Prof. Catherine Behets, Doyenne de la Faculté des sciences de la motricité, UCLouvain ; Prof. George Daube, Doyen de la Faculté de médecine vétérinaire, ULiège ; Prof. Pierre-Olivier De Broux, Doyen de la Faculté de droit, Université Saint-Louis-Bruxelles ; Prof. Gérard Degrez, Doyen de l’École Polytechnique de Bruxelles, ULB ; Prof. Philippe Desmette, Doyen de la Faculté de philosophie, lettres et sciences humaines, Université Saint-Louis-Bruxelles ; Prof. William D’Hoore, Doyen de la Faculté de santé publique, UCLouvain ; Prof. Vincenzo D’Orio, Doyen de la Faculté de médecine, ULiège ; Prof. Dany Etienne, Doyen de la Faculté de traduction et interprétation – Marie Haps, Université Saint-Louis Bruxelles ; Prof. Cédrick Fairon, Doyen de la Faculté de philosophie, arts et lettres, UCLouvain ; Prof. Véronique Feipel, Doyenne de la Faculté des sciences de la motricité, ULB ; Prof. Eric Gaziaux, Doyen de la Faculté de théologie, UCLouvain ; Prof. Louis Gerrekens, Doyen de la Faculté de philosophie et lettres, ULiège ; Prof. Emmanuel Hermans, Doyen de la Faculté de pharmacie et sciences biomédicales, UClouvain ; Prof. Alain Jonas, Doyen élu de l’École polytechnique de Louvain, UCLouvain ; Prof. Xavier Luffin, Doyen de la Faculté de lettres, traduction et communication, ULB ; Prof. Olivier Markowitch, Doyen de la Faculté des sciences, ULB ; Prof. Nicolas Mavroudakis, Doyen de la Faculté de médecine, ULB ; Prof. Pascal Poncin, Doyen de la Faculté des sciences, ULiège ; Prof. Valérie Piette, Doyenne de la Faculté de philosophie et sciences sociales, ULB ; Prof. Geneviève Schamps, Doyenne de la Faculté de droit et de criminologie, UCLouvain ; Prof. Frédéric Schoenaers, Doyen de la Faculté des Sciences Sociales, ULiège ; Prof. Olivier Servais, Doyen de la Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication, UCLouvain ; Prof. Françoise Smets, Doyenne de la Faculté de médecine et médecine dentaire, UCLouvain ; Prof. Robert Sporken, Doyen de la Faculté des sciences, UNamur ; Prof. Bruno Van Pottelsberghe, ex-Doyen Solvay Brussels School of Economics and Management, ULB ; Prof. Eric Van Overtsraeten, Doyen de la Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme, UCLouvain ; Prof. Michel Verleysen, Doyen de l’École polytechnique de Louvain, UCLouvain ; Prof. Philippe Vergauwen, Doyen Solvay Brussels School of Economics and Management, ULB ; Prof. Enrico Vitale, Doyen de la Faculté des sciences, UCLouvain ; Prof. David Vrydaghs, Doyen de la Faculté de philosophie et lettres, UNamur ; Prof. Xavier Wauthy, Doyen de la Faculté des sciences économiques, sociales, politiques, et de la communication, Université Saint-Louis-Bruxelles.
A 15 ANS, SALLAH EDDINE DASSY DEVIENT LE PLUS JEUNE ETUDIANT DE L’ULB
Alice Dive La libre Belgique
A 15 ans, ce jeune prodige bruxellois a été admis à l'ULB pour entamer des études d'ingénieur de gestion à Solvay.
4.1K144
Il fait sa rentrée ce lundi sur les bancs de l’Université libre de Bruxelles (ULB). À tout juste 15 ans, Sallah Eddine Dassy a été admis à l’université après avoir réussi l’examen d’admission aux études supérieures de premier cycle. Alors qu’il n’a même pas son diplôme d’études secondaires en poche, ce jeune prodige bruxellois entame en effet dès cette rentrée de septembre sa première année en ingénieur de gestion à Solvay. "J’aime bien me surpasser. Quand je poursuis un objectif, je me dis que c’est possible. Je donne tout pour y parvenir", déclarait-il ce week-end à nos confrères de BX1.
Le jeune homme, originaire de Crainhem, a toujours eu des facilités à l’école. "Ses professeurs de primaire ont rapidement remarqué qu’il apprenait très vite. Dès la deuxième primaire, Sallah est passé à l’année supérieure", raconte Fatima, sa maman, à La Capitale. Aîné de la famille, il a une sœur qui entre en quatrième secondaire à l’âge de 12 ans et un petit frère qui passe en quatrième primaire. "C’est un enfant agréable à vivre. Il s’entend très bien avec tout le monde. Il aime beaucoup jouer avec ses copains, décrit sa maman. Il ne passe pas ses journées à étudier. Il apprend juste plus vite que les autres."
Autodidacte donc, Sallah dévore enfant les livres et autres manuels scolaires. Compte tenu de sa capacité à apprendre par lui-même, Sallah a d’ailleurs reçu un enseignement à domicile. Mais c’est le manque de sociabilité qui l’a finalement poussé à retourner à l’école, en l’occurrence à l’athénée royal de Woluwe-Saint-Pierre-Crommelynck.
C’est en fait le préfet des études de l’établissement, Abed Mellouli, qui lui a suggéré de présenter l’examen d’admission aux études supérieures de premier cycle. "Ce qui est très fort chez lui, c’est qu’il a cette capacité à prendre de la distance, raconte le préfet. I l fait bien la part des choses entre les moments qu’il doit consacrer à l’étude, les moments qu’il doit consacrer pour lui et les moments qu’il partage en famille ou avec ses amis."
Doté d’une maturité certaine, Sallah dit entamer ce nouveau défi avec enthousiasme. "L’un de mes points forts, c’est l’autonomie. C’est donc avec plaisir que je rejoins les bancs de l’université ce lundi", déclarait-il ce week-end sur BX1.

Aucun commentaire: