dimanche 20 septembre 2020

Les négociations fédérales sont actuellement suspendues, gros énervement autour du libéral Bouchez


Les sept présidents de parti réunis normalement au finish ce dimanche, pour accoucher d’un accord Vivaldi et du nom du futur Premier ministre ont suspendu leurs travaux. Gros énervement à la table. Plusieurs refilent le Zwarte Piet au président du MR. Des discussions se poursuivent sous d’autres formes, notamment bilatérales.
par Martine Dubuisson Le Soir

Les négociations entre les sept présidents de parti décidés à former une coalition Vivaldi (PS, SP.A, MR, Open VLD, Ecolo, Groen, CD&V) ont repris en début d’après-midi, mais sont actuellement suspendues. Il y a de l’énervement à la table. Dramatisation dans la dernière ligne droite (les préformateurs doivent rendre leur rapport final au Roi demain) ou vrai blocage ? Les prochaines heures le diront.
Une chose est sûre : dans certains partis, francophone comme flamand, c’est clairement le président libéral, Georges-Louis Bouchez qui est visé. Il a d’abord énervé ses homologues avec son interview de ce dimanche au magazine flamand « Humo », dans lequel il se dit notamment certain que Sophie Wilmès sera Première ministre de la Vivaldi, qu’il annonce plus à droite que la tentative de gouvernement PS-N-VA de juillet. Un entretien d’un président, publié le jour annoncé comme crucial avant la désignation d’un vrai formateur par le Roi, voilà qui est assez inhabituel…
Au MR, on dédramatise, estimant que le président n’a rien déclaré de neuf et que cette interview sert de prétexte aux partenaires. Sauf que ceux-ci reprochent aussi à Bouchez de remettre en cause les accords obtenus en groupe de travail par les sherpas, sur l’énergie, la migration, l’institutionnel et la fiscalité. Le libéral rétorquant que les accords doivent être conclus au niveau politique, donc des présidents.
Certains pointent encore la connaissance peu approfondie du néerlandais de Georges-Louis Bouchez, qui compliquerait également les choses, les discussions se déroulant pas mal dans la langue de Vondel. Et on le soupçonne (air connu) de vouloir élargir le gouvernement Wilmès (plutôt que de bâtir une vraie Vivaldi), qui se concentrerait sur un plan de relance.
Bref, au jeu du Zwarte Piet, c’est Bouchez qui a pioché la carte pour l’instant…
Quoi qu’il en soit, le contenu est également soumis au casting. Quatre partis revendiquent le 16, rue de la Loi. Le PS pour Paul Magnette, l’Open VLD pour Alexander De Croo, le CD&V pour Hilde Crevits et le MR pour Sophie Wilmès. Et cette question-là reste entière, PS et MR s’affrontant toujours fermement sur ce sujet, s’opposant un refus mutuel.
On en est là. La négociation est suspendue. Chacun est censé reprendre ses esprits et son calme. Mais à ce stade, nous dit-on, aucune heure de reprise des discussions n’a été fixée. Pour le moment, des réunions sous d’autres formats, notamment en bilatérales, ont lieu.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BOUCHEZ A L’EMERI ?

Mais que veut ce coq sans tête qui s’agite comme le lapin Duracel ?
Le sait-il lui-même ? Alors que la Vivaldi semblait en bonne voie, quelle mouche a piqué Georges-Louis Bouchez ? Est-il réellement le chien fou que décrivent ses détracteurs ? La réalité est nuancée. 
“En fait, Georges-Louis est le seul à défendre les thèses libérales, décode un poids lourd du MR. Egbert Lachaert est le président de l’Open VLD mais son rôle de préformateur le contraint à la réserve. Quant à Alexander De Croo, qui représente la voix libérale flamande, il veille à ne pas irriter les présidents des autres partis afin de ne pas hypothéquer ses chances de devenir Premier ministre. Résultat : Georges-Louis est tout seul face au catalogue des horreurs que proposent les socialistes. S’il ne fait rien, on finira avec un accord de gouvernement de gauche invendable auprès de nos mandataires. Georges-Louis est le bouc émissaire tout désigné…”(LLB)
Dans bouc émissaire il ya bouc et dans Sophie Wilmes il y a sagesse. 
MG


TENSIONS AU SEIN DE LA VIVALDI : SOPHIE WILMES A REJOINT LES NEGOCIATIONS A LA DEMANDE DES "NON LIBERAUX"
La Libre

La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), est présente aux négociations entre les présidents de parti d'une future coalition Vivaldi, apprend belga de sources concordantes.
Les négociateurs PS, SP.A, CD&V, Ecolo et Groen souhaitaient que la Première ministre Sophie Wilmès rejoigne les négociations et "cadre" ainsi son président de parti, Georges-Louis Bouchez. Il s'agit d'une condition posée à la reprise des négociations suspendues cet après-midi.
"Il est question, en effet, d'élargir les délégations des différents partis", précise diplomatiquement une source de premier plan.
D'après les informations de Belga, la Premiere ministre Sophie Wilmès s'est effectivement rendue sur place. Elle peut "parler aussi bien à gauche qu'à droite, au nord et au sud", souligne-t-on.
Les discussions en vue d'un accord ont été suspendues ce dimanche après-midi, en raison du comportement du libéral francophone, estiment certains négociateurs. Le temps presse car les préformateurs Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) sont attendus chez le Roi lundi. Il s'agit de désigner un formateur gouvernemental.
Georges-Louis Bouchez a lui-même a réfuté les allégations dimanche après-midi. Depuis la reprise des négociations physiques vendredi, dit-il, aucun accord n'a été trouvé.
Dans les rangs du MR, on laisse entendre que cette demande des cinq partis non-libéraux (PS, SP.A, CD&V, Ecolo et Groen) vise à déstabiliser Georges-Louis Bouchez dans les négociations.
“Georges-Louis est le bouc émissaire”




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