lundi 7 septembre 2020

Négociations fédérales: «Ce n’est pas démocratique, ce pays ne fonctionne plus», selon la vice-présidente de la N-VA


Cieltje Van Achter, vice-présidente de la N-VA, a commenté la préformation d’un gouvernement Vivaldi-Avanti, qui se fait actuellement sans son parti.

Cieltje Van Achter, vice-présidente de la N-VA était l’invitée de la matinale de la Première. La nationaliste flamande est évidemment revenue sur la préformation d’un gouvernement Vivaldi (ou Avanti) actuellement en cours.
Selon elle, ces négociations fédérales entre les familles libérale, socialiste, écologiste et le CD&V « ce n’est pas démocratique ». Pour Cieltje Van Achter, la Belgique « ne fonctionne plus». « Nous sommes dans un pays où on ne respecte pas les élections », a-t-elle ajouté.
Après l’échec des ex-missionnaires royaux, Bart De Wever et Paul Magnette, la vice-présidente des nationalistes flamands déclare que, « le PS veut jeter le programme de la N-VA à la poubelle. C'est l'impasse politique. »
Pour Cieltje Van Achter, les libéraux ont également une grande part de responsabilité à la non-participation de la N-VA aux actuelles négociations. En effet, Mme Van Achter, pense que le MR veut « garder ses dix ministres et son poste de Premier ministre actuel ». Les libéraux « ont torpillé la note PS et N-VA, ce n’est pas sérieux », a-t-elle ajouté.

Selon elle, depuis les élections de mai 2019, « la N-VA a toujours été constructive ».
Sept partis poursuivront les négociations dans la semaine: les préformateurs Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) sonderont le MR, l’Open VLD, le PS, le SP.A, Groen, Ecolo et le CD&V pour préparer la formation d’un gouvernement fédéral. S’ils s’allient effectivement, la coalition Vivaldi ne serait pas soutenue par une majorité en Flandre.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GROSSE PANIQUE A LA NVA

Au vu des déclarations de Bart De Wever et de sa vice-présidente, la NVA semble prise de panique à l’idée d’être rejetée pour trois ans dans l’opposition. « Tout mais pas ça » semble dire la vice présidente. En effet la coalition Avanti risque de mettre à mal le gouvernement flamand dirigé par Jan Jambon où siègent le VLD et le CD&V et surtout de donner des ailes au Belang qui risque de lui siphonner un maximum de voix aux prochains scrutins. La NVA se meurt, vive le Belang !
Bart De Weser, sur les plateaux de la VRT et de VTM.: 
" L'avènement d'une coalition Vivaldi sera une catastrophe pour la Flandre, » "Si ce gouvernement dominé par la gauche et les francophones voit le jour, cela signifie que pendant 12 années sur 16 (soit de 2008 à 2024, la seule exception étant le gouvernement Michel, ndlr), la Flandre aura été dirigée sans majorité flamande. Nous faisons 83% des exportations, nous payons 70% des impôts, nous payons des milliards de transfert et, en guise de remerciement, nous sommes mis en minorité au moment où devons subir une grave crise."
 A ses yeux, c'est la démocratie même qui est bafouée. "Je ne peux plus appeler ça une démocratie. Les résultats électoraux sont mis sans dessus-dessous, les plus grands partis sont écartés et on sera dominé par des partis pour lesquels on ne peut même pas voter", a-t-il dit.
L'Open Vld est particulièrement visé. Selon le président de la N-VA, les libéraux flamands avaient déjà fait le choix d'une coalition avec les socialistes et les écologistes depuis le mois de décembre. Pourquoi ont-ils attendu si longtemps? "J'ai l'impression que l'on a utilisé tout ce temps pour ramollir la population et la préparer à un gouvernement. Les gens seront soulagés. Enfin, il y a quelque chose et on aura oublié entretemps que c'est tout à fait contraire aux résultats des élections", a-t-il affirmé.
Et de cibler également le président du MR, Georges-Louis Bouchez, avec qui il ne serait pas possible de négocier une réforme de l'État: "C'est un Belgicain du 19e siècle, il parle seulement le français, il célèbre le combat francophone dans la périphérie et veut repousser la frontière linguistique", a-t-il lancé.
De Wever excelle dans son numéro de prédilection, celui du caliméro que personne n’aime et qui pourtant, selon lui, est de si bonne volonté. C’est oublier que c’est lui de Wever qui a tiré la fiche de la Suédoise précipitant la Belgique dans la crise politique la plus inextricable de l’après guerre. Et maintenant qu’allons nous faire ?  Commencer par se mettre d’accord sur le nom du prochain premier ministre. Paul Magnette s’est auto proclamé candidat et Bouchez veut à toute force plébisciter sa Sophie Wilmes. En aucun cas ce sera un fancophone car déjà eux seuls sont majoritaires dans leur région. Donc un Flamand : soit le fils du célèbre Herman  De Croo, soit le CD&V Koen Geens qui en rêve et qui est taillé pour le job avec sa stature CVP à la Dehaene/Mertens/Eyskens. Parfait bilingue et jésuite parfait.
Mais on en n’est pas encore là.
MG


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