mercredi 16 septembre 2020

Trump sur le climat: "Ça finira par se refroidir"


Le Vif
Donald Trump a balayé lundi les inquiétudes de responsables californiens sur le réchauffement climatique, lors d'une visite dans cet Etat en proie à des incendies historiques aggravés par la sécheresse. "Ça finira par se refroidir", a assuré le président américain. "Je ne pense pas que la science sache réellement".
Les dizaines de brasiers qui dévastent la côte depuis des jours ont déjà fait au moins 35 morts depuis le début de l'été, dont 27 rien que cette semaine dans les trois Etats de Washington, Oregon et de Californie. Le président américain est arrivé à Sacramento, la capitale de Californie, mais il ne doit y rester que quelques heures, avant de repartir pour une étape en Arizona, un des Etats-clés qui pourrait faire basculer le scrutin du 3 novembre. Le candidat démocrate Joe Biden s'est au même moment déchaîné contre son rival, qui nie selon lui la réalité du changement climatique, en partie responsable des incendies qui ravagent l'Ouest américain.
"Si on donne à un pyromane du climat quatre années de plus à la Maison Blanche, comment pourrait-on s'étonner que l'Amérique s'embrase encore davantage ?" a déclaré l'ancien vice-président, lors d'un discours en plein air à Wilmington, dans l'Etat du Delaware où il habite. "Nous avons le choix, nous pouvons nous engager à avancer ensemble car nous savons que le changement climatique est un défi existentiel qui va déterminer l'avenir de notre pays", ou "nous pouvons choisir la voie de Donald Trump: ignorer les faits, nier la réalité, ce qui revient à se rendre complètement", a-t-il déclaré. Kamala Harris, colistière de Joe Biden, se rendra aussi lundi en Californie, Etat qu'elle représente au Sénat, pour évaluer les dégâts et rencontrer le lendemain les responsables des services d'urgence.
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- "Gestion forestière" ? -
Le responsable républicain pointe lui une supposée mauvaise gestion des forêts dans ces Etats, contrôlés par ses adversaires démocrates. "C'est la gestion forestière qui est en cause", a-t-il lancé lors d'un meeting de campagne dans le Nevada samedi soir, sans jamais mentionner le changement climatique. "Rappelez-vous ces mots, gestion forestière".
A son arrivée en Californie lundi, le président républicain a insisté sur la "gestion des forêts" dans l'Ouest, avant de s'entretenir avec le gouverneur de Californie Gavin Newsom, qui lui a martelé que le changement climatique était "réel" et qu'il "aggravait" les incendies. Selon le consensus scientifique, l'ampleur de ces feux de forêt est bien liée au changement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes. En Californie, le bilan de la semaine est passé à 16 victimes, dont 14 dans le seul comté de Butte, encore traumatisé par le souvenir des incendies de novembre 2018 qui avaient réduit en cendres la ville de Paradise. Huit personnes avaient déjà trouvé la mort dans les feux en août dans l'Etat.
- Prise de conscience -
Les fumées âcres dégagées par les flammes affectent des zones immenses. Les villes de Portland, Seattle et San Francisco figuraient parmi les plus polluées du monde lundi, selon le classement de la société IQAir.
Dix morts ont été recensés dans l'Oregon. A Mehama, à l'est de la capitale de l'Etat, Salem, des barrages de police limitaient les accès aux villes de Mill City et Lyons, évacuées face à l'avancée du Beachie Creek fire. De longues files de voitures patientaient dans l'épais brouillard, beaucoup d'agriculteurs souhaitant retourner nourrir leurs bêtes.
"Nous sommes retournés à Mill City ce matin, mais la police nous avait conseillé de ne pas le faire car c'est dangereux", a expliqué à l'AFP Elaina Early, une habitante de cette petite ville traversée par les flammes. "La maison est debout, mais nous repartons maintenant car les conditions ne sont vraiment pas bonnes." Plus de 400.000 hectares sont partis en cendres dans l'Oregon, soit le double de ce qui y brûle normalement chaque année, a souligné la gouverneure Kate Brown sur CBS dimanche. Environ 500.000 habitants sont soumis à un niveau plus ou moins élevé d'ordre d'évacuation, et 40.000 personnes ont effectivement quitté leur logement. "Cela doit nous faire prendre conscience, à tous, que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter contre le changement climatique", a-t-elle déclaré.
Une autre victime, un bébé, a été déplorée dans l'Etat de Washington. Les incendies ont d'ores et déjà consumé plus de deux millions d'hectares sur la côte ouest, alors que la saison des feux ne s'achève en théorie qu'en novembre.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"CELA DOIT NOUS FAIRE PRENDRE CONSCIENCE, A TOUS, QUE NOUS DEVONS FAIRE TOUT CE QUI EST EN NOTRE POUVOIR POUR LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE",
« Les incendies ont d'ores et déjà consumé plus de deux millions d'hectares sur la côte ouest, alors que la saison des feux ne s'achève en théorie qu'en novembre. »L’Amazonie brûle, la Sibérie se consume et la Californie est en flammes mais les trois dictateurs qui sont à la tête des ces pays regardent ailleurs. Négationnisme, dénégation refus de regarder en face la réalité…
Hitler avait habitué les Allemands au mensonge permanent, au déni de réalité. Relisons inlassablement l’avertissement de Brecht dans sa « résistible » j’insiste sur l’adjectif ascension d’Arturo Ui. (1941)
Notez que le gangster américain Arturo Ui ressemble plus au milliardaire US que le petit moustachu autrichien. 
Vous, apprenez à voir, plutôt que de rester
Les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder.
Voilà ce qui aurait pour un peu dominé le monde !
Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut
Pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt :
Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde.

L’écologie n’est pas une religion contrairement à ce que pense le prêtre Charles Delhez. Elle doit être intégrée dans les programmes politiques de tous les partis démocratiques. Exactement comme la Déclaration Universelle des Droits Humains  qui est un socle commun (dont les valeurs sont universelles et à mettre en oeuvre dans toute société, y a du boulot…) , il faudrait une Déclaration universelle de protection des êtres vivants, de la faune, de la flore, de la planète.
 Il  faudrait une Déclaration universelle de protection des êtres vivants, de la faune, de la flore, de la planète.
Avez-vous remarqué que seuls les partis démocratiques ont le souci de la protection de la planète et du vivant. Les Trump, Bolsonaro, et autres Poutine /Erdogan n’en ont cure.
Les Américains auront-ils la sagesse, la force de dégager ce personnage dangereux de la maison blanche. Rien n’est moins sûr selon une étude signée par plusieurs professeurs suisses.
MG
DONALD TRUMP DEVRAIT GAGNER LA PRESIDENTIELLE AMERICAINE, SELON UNE ETUDE
Amérique
Belga
Donald Trump présente une nette avance sur internet dans la campagne pour l'élection présidentielle américaine du 3 novembre. Le constat ressort d'une analyse de comportements réalisée à l'Université de Neuchâtel et à l'Institut pour la recherche appliquée en argumentation (IFAA) à Berne.
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Ces équipes avaient prédit en 2016, contre toute attente, la victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton sur la base d'une analyse de la campagne via les moteurs de recherche et réseaux sociaux. Elles constatent à nouveau un avantage pour le président sortant, alors que sondages et médias le donnent perdant en l'état. 
Cette année, un trio composé du professeur Jacques Savoy et de Loris Schmid, spécialistes en traitement de la langue naturelle à l'Institut d'informatique de l'Université de Neuchâtel, associés à Christoph Glauser, politologue et spécialiste des médias à l'IFAA, analysent à nouveau la campagne électorale américaine sur le web. 
Le trio d'experts relève que les internautes aux Etats-Unis portent un niveau d'intérêt pour le candidat républicain Donald Trump cinq fois plus élevé que pour son adversaire démocrate Joe Biden. "Trump recourt aux émotions comme la peur et la colère", indique le communiqué publié jeudi. "Les tweets de Biden insistent sur les valeurs morales et critiquent les actions de l'administration Trump durant la pandémie." 
Du coup, l'élection s'est transformée en référendum pour ou contre le président actuel, alors que la campagne de Joe Biden n'a pas atteint le niveau de requêtes obtenues par Hillary Clinton en 2016. "La présence et la visibilité sur internet ainsi que l'implication active est cruciale pour gagner l'élection", note Christoph Glauser. 
Comparé à la campagne de 2016, Donald Trump est de nouveau en avance en considérant le nombre de requêtes soumises à tous les moteurs de recherche aux Etats-Unis. "La campagne de Joe Biden n'est pas vraiment parvenue à s'envoler pendant l'été 2020", ajoute l'étude. Donald Trump, lui, a réussi à capter l'attention des internautes, étonnamment même pendant la période plus délicate du mouvement Black Lives Matter. Donald Trump se révèle plus prolifique avec, en moyenne, 37 tweets par jour (août) comparé à 14 pour Joe Biden. 
"La répétition d'un message, même faux ou trompeur, permet d'atteindre l'objectif visé", poursuit le communiqué. "Par exemple, à force de soutenir que le New York Times publie des 'fake news', seulement 8% des républicains considèrent ce journal comme digne de confiance." 
Si la campagne se déroulait uniquement sur le web, les trois scientifiques de Neuchâtel et Berne prédiraient une nouvelle victoire de Donald Trump.
EN OREGON, PICK-UPS ET ARMES A FEU POUR DEFENDRE L'AMERIQUE DU PRESIDENT TRUMP
AmériqueVidéo
afp
Des centaines de partisans du président Donald Trump se sont rassemblés lundi pour une grande parade automobile destinée à soutenir leur idole et la police près de Portland, où les militants anti-racistes se heurtent aux forces de l'ordre sans discontinuer depuis plus de cent jours.
Des petits groupes d'hommes bardés d'équipement paramilitaire, souvent des militants en armes de groupuscules d'extrême droite, étaient présents dans la foule, composée majoritairement de familles et de personnes âgées. Quelque 300 véhicules, parmi lesquels de nombreux pick-ups, se sont ensuite élancés sur les routes autour d'Oregon City, à une cinquantaine de kilomètres de Portland, avant de se disperser.
Mais 150 à 200 personnes emmenées par des membres de Proud Boys, une milice nationaliste prônant la supériorité de la race blanche, ont décidé de poursuivre leur route jusqu'à la capitale de l'Oregon, Salem, pour une démonstration de force sur les marches du capitole local.
La région de Portland a connu un regain de tension le 29 août lorsqu'Aaron Danielson, 39 ans, partisan d'un groupuscule nationaliste nommé Patriot Prayer, a été tué par balle dans la ville. Il venait de participer à un défilé automobile pro-Trump similaire à celui de lundi et avait quitté le cortège pour pénétrer dans Portland avec d'autres camarades. Un homme de 48 ans suspecté de ce meurtre, qui se proclamait "antifasciste" sur les réseaux sociaux, a été abattu cinq jours plus tard par la police qui était à sa recherche. Michael Reinoehl aurait tenté de s'enfuir et empoigné une arme à feu lorsqu'il a été tué. Lundi, jour férié aux Etats-Unis, les organisateurs du rassemblement avaient souligné que le parcours ne s'approcherait pas de Portland, par souci de "sécurité".
Des centaines de drapeaux américains flottaient sur la parade, avec souvent des bannières appelant à réélire Donald Trump le 3 novembre, le figurant parfois sous les traits de Rambo empoignant une mitrailleuse. "Trump a ce qu'il faut dans le crâne pour remettre en piste l'Amérique", assure Cassy Larson, comptable dans une petite ville de l'Oregon. "Il sait ce qu'il faut pour que le capitalisme génère de l'argent, et qu'on puisse réparer les bâtiments du centre de Portland qui sont détruits par les autres", assure-t-elle à l'AFP.
Elle fait référence aux manifestations déclenchées fin mai à Minneapolis par la mort de George Floyd, quadragénaire noir asphyxié sous le genou d'un policier blanc. Le drame a déclenché une vague de protestations dans tous les Etats-Unis.
Les manifestations ont été particulièrement vives à Portland (650.000 habitants), où les militants anti-fascistes se sont fréquemment affrontés avec la police.
Donald Trump dénonce régulièrement les troubles à Portland, assiégée selon lui par des "voyous" anarchistes et autres "terroristes de l'intérieur". Si la contestation reste soutenue à Portland, où de nombreux commerces du centre-ville ont condamné leurs devantures, les dégâts sont toutefois restés minimes et la vie quotidienne se poursuit dans le calme, a constaté l'AFP.
Ce n'est pas l'avis de Carol Williams, retraitée et militante républicaine de longue date, qui juge que "le centre de Portland ressemble à un pays du Tiers-Monde avec tous ces graffitis, les incendies et les pillages". "Nous ne prônons pas la violence, même si on nous en accuse", insiste Mme Williams, qui habite la petite ville de Silverton, à 60 km au sud de Portland. "NOus sommes pacifiques, nous ne cherchons pas à nous venger", ajoute-t-elle, en référence à la mort d'Aaron Danielson.
Art White, ancien combattant de la guerre du Vietnam, dit avoir fait le déplacement pour soutenir "(son) président Donald J. Trump à 1.000 pour cent".
"Nous avons enfin un président qui défend nos droits" et les valeurs de l'Amérique, se réjouit ce petit septuagénaire moustachu, qui arbore fièrement un chapeau de cowboy.
"J'ai vu ce que les Etats socialo-communistes font à leur peuple, et ce n'est pas joli", lâche l'ancien du Vietnam, qui s'inquiète d'une "invasion des communistes aux Etats-Unis ces vingt dernières années".
"Je défendrai mes droits constitutionnels avec ma vie s'il le faut", assure Art, se disant toutefois "triste d'être obligé de me battre dans son propre pays" pour en défendre les valeurs de liberté.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« TRUMP A CE QU'IL FAUT DANS LE CRANE POUR REMETTRE EN PISTE L'AMERIQUE »
Tout ceci commence à ressembler furieusement aux affrontements de rues entre les milices nazies et communistes avant 1933. On a le sentiment que cette campagne US sera la plus rude de l’après guerre. Il est clair que Trump misera gros sur le soutien à la police laquelle n’est pas, loin de là exempte de tout soupçon de sympathie pour la altright.
 Le risque de guerre civile n’est assurément pas à écarter.
MG







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