jeudi 8 octobre 2020

"C'est affreux mais c'est la vérité": Mary Trump veut ouvrir les yeux des Américains sur le président et sa personnalité "avant qu'il ne soit trop tard"

La Libre Belgique

La nièce de l'actuel président américain est revenue, une nouvelle fois, sur les traits de caractère de Donald Trump, qu'elle a décrit comme un "roi de l'évasion fiscale". "Je veux que les gens aient toutes les informations possibles avant qu'il ne soit trop tard", a affirmé Mary Trump.

Après l'avoir défini comme "l'homme le plus dangereux du monde" dans un livre sorti cet été, la nièce de Donald Trump a - à nouveau - dressé un portrait peu flatteur du président américain. Sur les ondes de France Inter , elle a assuré qu'elle n'aurait jamais cru que son oncle serait élu. "Il y a quatre ans, beaucoup de choses abominables étaient dites par Donald Trump, mais les gens ne se rendaient pas compte de ce que ça voulait dire et à quel point c'était abominable ce qu'il allait faire" , a-t-elle expliqué.

Selon la jeune femme, le locataire de la Maison-Blanche est non seulement un "mauvais businessman" , mais également le "roi de l'évasion fiscale" . "Des documents l'ont prouvé" , a-t-elle argué, ajoutant qu'il n'hésitait pas à tricher pour arriver à ses fins. Quant à son caractère, Mary Trump a tenu à attirer l'attention des gens sur le nombre de symptômes observés chez le milliardaire qui sont le signe d'un trouble de la personnalité. "Il n'est absolument pas en mesure d'avoir un poste où il détient l'autorité , a-t-elle estimé. Il n'a pas d'empathie, il perd son sang froid, il a beaucoup de mal à gérer l'information et à la traiter. De plus, son état se détériore. Il absorbe des énormes quantités de caféine. Ce n'est pas bon pour la santé. Il ne dort pas suffisamment."

En résumé, la nièce du président n'a pas hésité à affirmer que "Trump n'était pas intelligent" . "On ne peut pas être intelligent si on est complètement insensible sur le plan affectif et qu'on n'a pas de curiosité intellectuelle , a détaillé la psychologue. Il a des compétences, il est charmant en surface et il sait comment manipuler les plus vulnérables. Il est très fort pour trouver vos faiblesses."
Enfin, elle est revenue sur la mise en scène du locataire de la Maison-Blanche testé positif au coronavirus à sa sortie de l'hôpital. L'homme avait enlevé son masque et appelé les Américains à sortir de chez eux, à ne pas avoir peur du Covid-19.  "En ce qui me concerne, ça dit tout ce qu'on a besoin de savoir sur lui: c'est un homme cruel, égoïste , a conclu Mary Trump sur France Inter . Il sait qu'il est mal parti par rapport aux élections, c'est un homme désespéré et s'il a le sentiment qu'il est en train de couler, il va entraîner le pays avec lui. Il se fiche de savoir combien de gens sont malades ou meurent. C'est affreux mais c'est la vérité." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DALLAS DYNASTY OU LA SAGA KENNEDY ?

Ouvrons grands nos mirettes, chers lecteurs, et cessons de regarder avec des yeux écarquillés les Windsor, les frères ennemis, les brus en colère de sa majesté et avec des yeux étonnés les tellement « sages » Saxe-Cobourg quand  la princesse  Delphine,  petite dernière, sort en pleurs du chapeau d’un brillant avocat bruxellois. 
Les dynasties américaines sont taillées dans un tout autre bois : de l’acajou poli qui scintille sous les projecteurs de la jet set.  Les flamboyants Kennedy, les Bush senior et junior semblent pourtant bien ternes comparés à la dynastie super bling bling des Trump senior et juniors.  Pouvons/devons -nous  gober tout ce que nous dit la nièce courroucée de son horrible oncle Donald ?
Chacun en jugera. En vérité, si on veut croire encore à un avenir démocratique, on a très envie  de lui donner raison, surtout quand, comme le fait le Figaro, on passe en revue les membres non pas de « Dinasty », pendant de « Dallas » mais ceux de l’incroyable  famille Trump.  Cela ressemble à un mauvais  gag de tv réalité, à un casting excessif d’une série Netflix. Soyons heureux, chers lecteurs, d’être européens et belges en particulier car chez nous les dynasties politiques se contentent de produire des clones  Michel et des avatars De Croo. Vive le roi et vive sa fille la très prometteuse princesse Elisabeth.
MG


LES TRUMP, LEUR UNIVERS IMPITOYABLE
Par Marion Galy-Ramounot Figaro
 
LA DYNASTIE TRUMP
MELANIA, L'INTRIGANTE FIRST LADY
Occupation principale : première dame des États-Unis. Sinon ? Mannequin d'origine slovène, 1,80 m et soutien inconditionnel de son mari quand elle ne cherche pas à tout faire capoter avec une veste à message. Melania Trump est ambassadrice de bonne volonté de la Croix-Rouge et mère de Barron, le benjamin du clan, âgé de 14 ans.
Profil psychologique : de «bon cœur», c'est Donald qui le dit, et téméraire - elle supporte Don-Don depuis 1998.
Profil stylistique : classico-bling et cible privilégiée du social media. Vous vous souvenez bien sûr de son chemisier fuchsia signé Gucci, porté lors d'un meeting républicain et victime d'un flot de moqueries en ligne à cause de son descriptif («pussy-bow», ou «nœud de minou» en français) ; et de son casque colonial en visite au Kenya.
Une citation parmi d'autres : «Je savais que s'il se présentait, il gagnerait.» (Tatler, octobre 2020.)
Occupation principale : féroce vice-présidente exécutive au développement et aux acquisitions de la Trump Organization, et consultante de premier ordre à la Maison-Blanche.

IVANKA, LA FILLE PREFEREE
Profil stylistique : parfaitement maîtrisé. Que ce soit clair : Ivanka Trump ne porte plus de pantalon depuis 2013 et s'est greffé à vie des escarpins aux pieds.
Profil psychologique : irréprochable et avisé. C'est un peu elle, la vraie première dame de Donald. Toujours en train de nettoyer ses propos misogynes, toujours en train de discrètement le défendre, sans jamais être éclaboussée par le scandale ni écailler son vernis.
Une citation parmi d'autres : «À chacun de ses détracteurs, je dirais "donnez-lui du temps, laissez-le prendre ses fonctions, laissez-le prouver que vous avez tort" !» (ABC, janvier 2017.)

TIFFANY, LA PIECE RAPPORTEE
Occupation principale : à la recherche d'un emploi après avoir obtenu un diplôme en Droit à l'université de Georgetown à Washington. «Elle a des A partout, nous sommes très fiers d'elle», confiait un jour Donald à propos de sa deuxième fille, issue de son deuxième mariage - avec Marla Marples, la présentatrice télé pour laquelle il a quitté Ivana.
Profil stylistique : americano-bal de promo. Un temps accro aux matières brillantes, elle a cédé aux sirènes de la politique, et aux robes droites et proprettes rouges et bleu marine.
Profil psychologique : opportuniste et plus maligne qu'elle en a l'air. La progéniture bimbo de Donald a été élevée loin de ses demi-frères et sœur Trump, à Los Angeles. À l'époque, elle disait naïvement que son père habitait « le centre de New York ». Aujourd'hui, elle déjeune avec Anna Wintour et a publiquement snobé un baiser de son père en plein meeting républicain.
Une citation parmi d'autres : «Donald n'est pas le père qui m'emmenait à la piscine, mais il a énormément motivé ma vie.» (Dujour, 2016.)

DONALD JR, LE FILS DE SON PERE
Occupation principale : vice-président général de la Trump Organization. À 42 ans, il a les cheveux bruns - assez bizarre pour être souligné - et incarne l'aile extrême-droite de la campagne de son père adoré, dont il porte le doux prénom.
Profil psychologique : donaldo-trumpien. Son père utilise une quantité confidentielle de laque chaque matin ? Donald fils ne pourrait pas survivre sans gomina. Papa aime tweeter sans réfléchir ? Twitter a déjà suspendu douze heures le compte de Donald Jr (après qu'il a partagé une vidéo vantant les mérites de l'hydroxycholoroquine).
Profil stylistique : implacable et instable. Alors que son père est toujours resté droit sous sa "moumoute" jaune, Donald II fait le yoyo en termes de poids et a un temps vénéré la raie au milieu.
Une citation parmi d'autres : «Si j'avais un bol de Skittles et que je te disais que trois d'entre eux veulent te tuer. En prendrais-tu une poignée entière ? Voilà notre problème avec les réfugiés syriens.» (Twitter, septembre 2016.)

ERIC, LE BEAU GOSSE DE LOIN
Occupation principale : vice-président adjoint au développement et aux acquisitions de la Trump Organization. Comprenez le second d'Ivanka. Par ailleurs président de la Fondation Eric Trump, en faveur des enfants victimes du cancer. À 36 ans, il est le moins médiatisé de la fratrie.
Profil stylistique : jeune premier californien. S'il ne brille pas par son sourire tout de dents et ses costumes à rayures, il porte le blond à merveille et passe ses week-ends au golf, toujours apprêté d'un pantalon beige et petit polo, brillant bien sûr.
Profil psychologique : discret et frileux. En octobre, Eric s'est dit publiquement «heureux » que son père s'excuse sur ses propos sexistes tenus en 2005, tout en l'excusant aussi un peu : «Parfois ce genre de discussion a lieu quand deux mâles alpha sont en présence.»
Une citation parmi d'autres : «En un sens, c'est mon frère Donald Jr qui m'a élevé. Mon père, je l'aime et je le respecte, mais il a toujours travaillé 24 heures sur 24.» (New York Times, 2006.)

BARRON, LE SOCIAL MEDIA MARTYR
Occupation principale : objet d'adoration de sa mère, Melania, et ultime enfant - croisons les doigts - de Donald, accessoirement élève d'un collège privé proche de la Ve avenue. À 10 ans, Barron sera le plus jeune locataire de la Maison-Blanche depuis JFK Jr.
Profil stylistique : faussement badass. Après avoir longtemps ressemblé à «Richie Rich» sauce 2016 - «il n'est pas un enfant à jogging », le défendait alors Melania -, Barron a récemment viré teddy en satin noir et coupe undercut. N'empêche, le tee-shirt «The Expert» qu'il portait pour son installation à la Maison-Blanche en 2017 a provoqué une rupture de stock en quelques heures.
Profil psychologique : «indépendant et créatif», dixit Melania Trump, qui l'appelle - donc ? - son «Little Donald». Fragile et hésitant, dixit la presse américaine qui a souvent relevé ses «absences» soudaines, ses clignements d'yeux exagérés et autres petits gestes incompréhensibles, faisant de lui une proie idéale pour les tyranniques réseaux sociaux.
Une citation parmi d'autres : Barron ne s'est encore jamais exprimé. Sa mère le fait pour lui. «Quand il avait 5 ans, il voulait être comme son papa : un homme d'affaires et un golfeur.» (GQ, avril 2016.)

JARED KUSHNER, LE SI PARFAIT MARI
Occupation principale : conseiller spécial auprès du président des États-Unis et publiquement -ou presque - «favori» de ce dernier, devant ses deux fils Donald Jr et Eric.
Profil stylistique : Chuck Bass sauce Maison-Blanche. Comme sorti tout droit d'un épisode de la série Gossip Girl, il est jeune, beau et riche. À Harvard, ses cheveux gominés, son visage d'ange et ses jeans 7 for All Mankind (le must de l'époque) faisaient déjà merveille au sein de la société secrète le Fly Club.
Profil psychologique : dangereusement sage. Sous ses airs de doux agneau, c'est un requin de l'immobilier et un lion en politique. À 26 ans, il achetait le numéro 666 de la Ve Avenue, gratte-ciel de 41 étages et voisin de la Trump Tower, pendant que son père était en prison. À la Maison-Blanche, Michael Wolff le décrit comme «le cerveau de tout ce qui de près ou de loin sort du Bureau ovale».
Une citation parmi d'autres : «Une chose dont il faut se souvenir quand on travaille pour le président Trump, c'est qu'on n'est pas là pour faire les vagues. Il fait les vagues.» (Time, janvier 2020.)

LARA TRUMP, LA BRU SURINVESTIE
Lara Trump est la conseillère principale du comité de réélection de Donald Trump. (Orlando, le 18 juin 2019.)
Occupation principale : volubile conseillère principale du comité de réélection du président américain. Elle est aussi l'épouse d'Eric Trump depuis 2014.
Profil stylistique : business "freak". Son brushing californien n'a pas bougé depuis ses 16 ans en 1998 et toutes ses combinaisons ultramoulantes ne sont là que pour souligner ses muscles affutés par des séances de sport probablement bi-quotidiennes.
Profil psychologique : ultradéterminé et surcorporate. Pour séduire la dynastie de Donald, elle est devenue plus Trump que son mari.
Une citation parmi d'autres : «Abraham Lincoln a dit un jour ces mots célèbres : "L'Amérique ne sera jamais détruite de l'extérieur. Si nous perdons nos libertés, ce sera parce que nous les avons détruites nous-mêmes".» Lors d'un meeting républicain, en août 2020. (Mais Abraham Lincoln n'a pas dit ça, NDLR.)

IVANA, LA PREMIERE EPOUSE
Occupation principale : jet-setteuse sexagénaire professionnelle. L'ex-athlète tchécoslovaque, mariée quinze ans à Donald entre 1977 et 1992, et mère de trois de ses enfants (Ivanka, Donald Jr et Eric), a passé les deux campagnes républicaines à le soutenir depuis Saint-Tropez.
Profil psychologique : indépendante et miséricordieuse. Elle a pardonné les infidélités de Donald avec Marla Maples (contre un chèque de plus de 10 millions de dollars) et n'a jamais cessé de croire que son ex-mari ferait un merveilleux président des États-Unis.
Profil stylistique : surabondant. Over habillée, over maquillée, over brushée, en matière de mode, Ivana n'a jamais fait dans la dentelle. Avec ses chignons palmiers décolorés, ses manteaux en fourrure extralongs, ses trucs en plumes et à paillettes, la première épouse de «The Donald» était juste une icône du bling avant l'heure.
Une citation parmi d'autres : «Sa seule faiblesse, c’est la nourriture. Il [Donald Trump, NDLR] aime les Big Mac.» (People, octobre 2020.)


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"L'Amérique ne sera jamais détruite de l'extérieur. Si nous perdons nos libertés, ce sera parce que nous les avons détruites nous-mêmes"»(Même si A. Lincoln ne l'a pas dit.)

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