lundi 12 octobre 2020

Grand baromètre : le MR recule à Bruxelles, le PTB 3e parti de Wallonie


Politique belge
BELGA
Le MR tomberait à 14% des intentions de vote contre 17,4% précédemment, si on devait revoter demain, selon le dernier Grand baromètre Le Soir-RTL Info-Ipsos Het Laatste Nieuws.

Le parti libéral recule par contre plus légèrement en Wallonie (19,2% d'intentions de vote). En Wallonie, le PS se rapproche des 20% d'intentions de vote et le PTB frôle les 19% d'intentions de vote (18,9%), devenant le 3e parti au sud du pays devant Ecolo. En Wallonie, le PS reste le premier parti avec 21,1% d'intentions de vote, suivi par le MR (19,2%), le PTB (18,9%) et Ecolo (17,8%). Le cdh remonte un peu vers les 9,7% d'intentions de vote. A Bruxelles, Ecolo recueille le meilleur score avec 19,8% d'intentions de vote, devant le PS (19,1%), le MR (14%) et le PTB (12,1%) qui devance DéFI (11,3%).
En Flandre, la N-VA regagne des points avec 22,2% d'intentions de vote mais le Vlaams Belang reste de loin le premier parti au nord du pays (27,1%). Ensemble ces deux partis frôlent de quelques points la majorité au nord du pays. On retrouve ensuite le CD&V (10,6%), le sp.a (13,7%) et l'Open Vld (10,9%).
En terme de popularité, on retrouve en tête en Wallonie, Sophie Wilmès suivie par Alexander De Croo et Paul Magnette. Même trio de tête à Bruxelles. En Flandre, on trouve Alexander De Croo est tête suivi par Frank Vandenbroucke et Conner Rousseau.
Ce sondage a été réalisé du 2 au 8 octobre en ligne auprès de 2.595 personnes représentatives


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE DEFI DE DéFI.

Ce sondage est tout à fait intéressant.
Il révèle une chute brutale du MR singulièrement à Bruxelles (effet Bouchez) accompagné d’une course en tête de la libérale Sophie Wilmès (effet Wilmès).
Il confirme le tassement du PS au bénéfice du PTB en Wallonie ainsi que la suprématie du Belang en Flandre (27%) et la chute de popularité de Bart de Wever au bénéfice d’Alexandre de Croo et du petit Conner Rousseau, « l’écolier » comme l’appelle Georges Louis Bouchez avec mépris. Ce qui surprend, c’est la soudaine popularité d’Alexandre De Croo qui éclipse Bart le Magnifique. On le voit, le paysage politique belge est en pleine déconstruction/reconstruction. L’ambitieux président du MR est en train de perdre son pari, singulièrement à Bruxelles où  François De Smet, président de DéFI (omen est nomen) ambitionne d’attirer les libéraux sociaux de signature MR. Voilà en effet un magnifique « défi » qui pourrait attirer des dissidents du MR, un CDh moribond ainsi que certains déçus  du PS, de même que pas mal de mécontents actuellement  attirés par le PTB.  Bref un potentiel de 20 à 30% de voix. 
Une voie d’avenir ? L' avenir , disaient les anciens Grecs est sur les genoux des dieux. 
MG
 
GRAND BAROMETRE: LE MR CHUTE A BRUXELLES, LE PS EN DIFFICULTE EN WALLONIE
Le Soir
Selon notre Grand Baromètre Le Soir-RTL Info-Ipsos Het Laatste Nieuws, les libéraux francophones chutent, surtout à Bruxelles, où ils ne remportent plus que 14 % des suffrages, là où leur président vise un score de 30 %.

Le MR boit la tasse. C’est la tendance la plus marquée de notre Grand Baromètre Le Soir-RTL Info-Ipsos Het Laatste Nieuws. C’est patent à Bruxelles. Les libéraux francophones y passent de 17,4 % d’intentions de vote à 14 % (-3,4). Les bleus sont aussi en baisse en Wallonie (-1,3) et repassent sous leur score électoral de mai 2019 (qui était de 20,5 %) pour se fixer à 19,2 %.
Bruxelles : la chute du MR
Pas un parti au-dessus des 20 % des intentions de vote à Bruxelles. La confiance règne. La course au leadership est grande ouverte. Avec un avantage pour Ecolo. Qui se maintient en tête du classement, avec 19,8 % des intentions de vote. Juste derrière, le PS, avec 19,1 %, grignote quelques dixièmes de points par rapport au baromètre de juin, mais il n’y a là rien de bien engageant. La chute du MR est, elle, spectaculaire : 14 % des intentions de vote. Jamais les libéraux n’ont réalisé une telle contre-performance dans cette Région bruxelloise qui est en principe leur terrain d’élection de prédilection. Les mésaventures présidentielles y sont pour grand-chose.
Les amarantes de François De Smet ne sont pas loin, Défi (11,3 %) se trouve à moins de trois points du MR, et l’on connaît l’ambition du nouveau patron de l’ex-FDF : aspirer un maximum de voix libérales sociales. Enfin, avec 3,2 %, le CDH disparaît presque en fond de classement.
Wallonie : le PS proche de la barre symbolique des 20 %
Une réalité saute aux yeux en Wallonie : les écarts se resserrent terriblement entre les quatre partis principaux de l’échiquier sudiste. Pour le PS, le MR, Ecolo et le PTB, tout se joue dans un mouchoir de poche, autour de la barre des 20 % : 21,1 % pour le PS, 19,2 % pour le MR, 18,9 % pour le PTB et 17,8 % pour Ecolo. Aux élections de mai 2019, les résultats évoluaient quasiment du simple au double entre le PS, numéro un incontesté avec 26,1 % des voix, et le PTB, quatrième avec 13,8 % de votes.
A ce train-là, un score sous la barre symbolique des 20 % est envisageable pour le PS. Le MR y est déjà avec 19,2 % d’intentions de vote. Par rapport à juin dernier, le PTB est en hausse légère (18,9 %), mais conserve sa place sur le podium. La progression la plus spectaculaire est celle d’Ecolo qui semble bénéficier de ses participations gouvernementales : 17,8 % d’intentions de vote désormais, c’est en net progrès par rapport aux 15,1 % du sondage de juin.
A l’inverse de Bruxelles, le CDH continue à exister en Wallonie. Il est même en progression par rapport à notre sondage de juin, de 8,1 à 9,7 %, et peut envisager d’atteindre bientôt les 10,7 % obtenus lors du scrutin de mai 2019.
En Wallonie, Sophie Wilmès reste la personnalité politique la plus en vue, en tête de notre classement : elle progresse même fortement par rapport à juin 2020, de 55 à 64 % de popularité. Mais l’ancienne Première ministre est désormais talonnée par son successeur au « Seize », Alexander De Croo, qui affiche déjà 51 % d’avis favorables. Du coup, Paul Magnette glisse sur la troisième marche du podium. Le président du PS atteint 46 % de popularité, un point de moins qu’avant l’été.
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Flandre : le Vlaams Belang domine
Pas de grosse surprise au nord du pays. La nouvelle donne au fédéral ne semble avoir eu aucun impact sur les intentions de vote des électeurs flamands. Le Vlaams Belang continue de largement dominer (virtuellement) le paysage politique avec plus de 27 % des voix. La N-VA suit et retrouve quelques couleurs. Du côté des partis « traditionnels », il n’y a que les socialistes qui peuvent avoir le sourire. Grâce au nouvel élan provoqué par l’arrivée de Conner Rousseau, ils sont désormais troisième parti à 13 %. Pour le reste, avoir décroché le Seize n’impacte pas le score du VLD. Le CD&V continue de s’enfoncer et risque de passer sous les 10 %. La « hype » de Groen et du PVDA (nom du PTB) en Flandre, semble doucement s’éteindre.
Si les intentions de vote sont stables, il y a du changement – et pas qu’un peu – dans le classement des personnalités préférées des Flamands. Le nouveau Premier ministre, Alexander De Croo (VLD), parvient à éjecter la N-VA du top 3 et grimpe sur la plus haute marche du podium. Il est suivi par son nouveau ministre de la santé, Frank Vandenbroucke, qui déboule directement deuxième du classement. Suit la comète politique Conner Rousseau, lui aussi socialiste, à la troisième place.
Sondage Ipsos réalisé en ligne du 2 au 8 octobre 2020 auprès de 2.595 répondants, formant des échantillons représentatifs des Belges de 18 ans et plus à raison de 1001 en Wallonie, 1001 en Flandre et 593 dans les 19 communes de la Région Bruxelles-Capitale. La marge d'erreur maximale, pour un pourcentage de 50% et un taux de confiance de 95%, est de +-3,1 en Wallonie, +-3,1 en Flandre et de +-4,0 à Bruxelles. Affiliations: ESOMAR, Consumer Understanding Belgium.

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