lundi 19 octobre 2020

Le Conseil des mosquées du Rhône appelle à s'engager «dans la voie du vivre-ensemble»


À la suite d'une réunion, dimanche, le Conseil des mosquées du Rhône a appelé ses imams à «profiter des prêches du vendredi pour rappeler aux fidèles que la France est notre communauté de destin et les appeler à s'engager encore plus dans la voie du vivre-ensemble, respectueux et fraternel». «Nous sommes engagés à renforcer l'étude des fondements idéologiques de la pensée extrémiste et le combat contre ceux qui l'alimentent, la nourrissent et la financent», a assuré le Conseil dans un communiqué.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE SILENCE ASSOURDISSANT DES IMAMS EN FRANCE




 Certes on applaudira des deux mains le message de concorde du Conseil des mosquées de Lyon mais on ne peut que déplorer le silence assourdissant des imams en France, ce « clergé » exporté qui ne comprend rien à la complexité républicaine et de son attachement à la laïcité et qui, en vérité,  le défie. 
Il est donc grand temps, plus que temps d’enseigner, selon l’exemple allemand, dans les universités de France de Navarre et de l’Europe entière cet islam d’Europe que l’on dit volontiers éclairé.
A défaut le salafisme rampant nous promet des lendemains qui déchantent. 
Certes il est urgent de procéder à reconquête des quartiers et des territoires perdus de la République et de procéder à la fermeture des lieux de culte interlopes , comme la mosquée de Pantin, qui ont relayé l'appel contre le professeur assassiné.
A défaut, la France va  perdre la bataille contre l’islamisme qui certes participe de l’islam, instrumentalise le texte fondateur à des fins politiques mais et qui prêche  un islam dévoyé un peu comme le national socialisme est un socialisme dénaturé.
Il est impératif de promouvoir enfin un islam de France, de Belgique , d’Europe
MG


LE PRESIDENT DU GROUPE LR AU SENAT BRUNO RETAILLEAU COMMENTE DANS MARIANNE :
Quelques extraits
« Le meurtre odieux par décapitation d’un hussard noir de la république participe d’une volonté d’appliquer la « charia » sur le sol français. C’est un acte d’une  violence extrême. C’est aussi un acte qui a un sens : la terre de France doit se soumettre. » 
Qu’on se souvienne de l’attentat dans le cœur du cœur du service anti-terroriste de la préfecture de police de Paris.  Nous sommes confrontés à un combat global. 
Il y a des espaces physiques, des enclaves territoriales dans lesquelles l’islam politique peut soumettre les esprits et les territoires à la loi religieuse qui, dans ces endroits, est supérieure à la loi civile. Il y a aussi une colonisation intellectuelle, par exemple le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui utilise le concept d’islamophobie pour faire avancer la cause islamique sous couvert de défense des libertés. Et nous, nous ne luttons pas ! Nous ne nous rendons pas compte qu’aujourd’hui, si ce professeur n’a pas bénéficié d’une protection malgré les alertes, c’est parce que nous avons préféré le silence. Le même silence qu’à la préfecture de police de Paris. Ces silences coupables sont des silences criminels. »
"Emmanuel Macron lance : « ils ne passeront pas » mais ils sont déjà la !"  Il peut faire les meilleurs discours du monde, mais les mots sans les actes, c’est le mensonge, c’est la faiblesse.
Nous avons proposé d’ajouter à l’article premier de la Constitution cette phrase : « Nul individu, nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour se soustraire à la règle commune. » C’est la définition de la laïcité.
Le plus dur c’est la reconquête des esprits, il faut nommer les choses, refuser le piège de l’islamophobie. Ce qui est en jeu, c’est la défense de notre civilisation qui est attaquée dans ses fondements. Nos libertés et notre sécurité ne sont pas négociables et aucune religion n’est intouchable. »


UNE FRONTIERE DANS L’ABOMINABLE VIENT D’ETRE FRANCHIE. ON S’ATTAQUE AU BASTION LE PLUS SACRE DE LA REPUBLIQUE: L’ECOLE ET LA PERSONNE PHYSIQUE DES ENSEIGNANTS. "Pascal BRUCKNER.
extraits

 Un professeur est proprement décapité pour avoir montré les caricatures de Charlie Hebdo lors d’un cours sur la liberté d’expression. Des parents d’élèves l’auraient signalé. La victime aurait reçu des menaces de mort. Que vont faire les autres professeurs, hommes et femmes, lorsqu’ils devront aborder ces sujets délicats? Se taire au risque d’une décollation? Le boucher de Conflans-Saint-Honorine, c’est Daech à la maison: un message solennel en forme de cérémonie macabre, un avertissement pour tout le corps enseignant qui devra se taire ou périr. Ce n’est pas un acte de «séparatisme», c’est une déclaration de guerre qui doit être traitée en conséquence. 
«Nous avons perdu vingt ans» L’école n’est-elle désormais plus épargnée?
Dès 2004, le rapport Obin signalait des phénomènes inquiétants de radicalisation dans l’école de la République: impossible d’enseigner la Shoah, une affaire de Juifs ou Voltaire, qui avait raillé le prophète ou Madame Bovary, une femme adultère. Donner des cours va devenir désormais un métier aussi dangereux que celui des soldats sur le champ de bataille. Je comprendrais parfaitement que, à l’école, l’autocensure individuelle prime: quel homme, quelle femme, aurait envie de mourir de cette façon, sachant ce qu’il risque s’il parle de ces affaires à ses élèves? L’audace doit venir de la nation toute entière.
(…)Je comprendrais parfaitement que, à l’école, l’autocensure individuelle prime : quel homme, quelle femme, aurait envie de mourir de cette façon, sachant ce qu’il risque s’il parle de ces affaires à ses élèves ?
Cet attentat survient en plein procès Charlie Hebdo et quelques semaines après une attaque au couteau commise par un mineur isolé devant les anciens locaux du journal satirique. Cela signifie-t-il que, depuis cinq ans, nous n’avons pas progressé. Sommes-nous en train de perdre la bataille contre l’islamisme et pour la liberté d’expression?
Le procès Charlie réveille toutes les haines, toutes les ignominies. Il a une double et paradoxale vertu, vomitive et pédagogique. Chez les fanatiques, il ressuscite le besoin de punir, de réitérer comme une réplique de tremblement de terre le meurtre des douze en janvier 2015. Comme ils n’ont plus les moyens de monter un commando organisé, ils travaillent en solo avec des instruments rudimentaires tels des tueurs en série, semant la peur dans toute la nation. Mais le procès est aussi un élément positif, pour deux raisons: quiconque suit les témoignages des accusés constate cette banalité du mal. De pauvres types endoctrinés et souvent encouragés par leur famille ou leurs proches se croient investis d’une mission divine et doivent absolument égorger un infidèle pour gagner leur paradis et «venger le prophète».Le procès réveille les fous et révèle tout un monde parallèle qui non seulement ne vit pas sur le même fuseau horaire que nous mais ne partage en rien l’espace républicain.
Les attentats se succèdent et sont de plus en plus effrayants. Allons-nous nous habituer?
La nouveauté est que les représentants de l’islam de la République, avec une dignité et un courage remarquables, condamnent sans équivoque ces actes abjects. Nous ne sommes plus au temps de l’ancien recteur de la mosquée de Paris: le nouveau, Chems Eddine Hafiz, a eu des mots définitifs pour condamner la barbarie islamiste. C’est un progrès incontestable dans cet océan d’ignominie. Les caricatures de Charlie n’ont pas fini de faire couler le sang: combien d’années va-t-on compter les morts? 

 
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
«C’EST UNE DECLARATION DE GUERRE QUI DOIT ETRE TRAITEE EN CONSEQUENCE»  

Banalité du mal ? Je ne partage pas cette affirmation de Bruckner.  C’est au contraire à un déferlement du mal « radical » à un « ensauvagement » des esprits radicalisés que l’on assiste en France. Hannah Arendt disait que seul le bien était radical ; le Coran au nom duquel sont commises ces atrocités par ces enragés  prône  l’Agir Bellement pour désigner ce bien radical, le choix de la rectitude de préférence  l’errance et l’égarement. « Celui qui tue un innocent sera considéré comme s’il avait tué toute l’humanité ; celui qui sauve un innocent sera considéré comme s’il avait sauvé toute l’humanité » Coran, sourate 5, verset 32.

Mais c’est d’une une véritable inversion des valeurs coraniques que participe cette vague de violence islamiste sauvage et barbare, expression du mal dans sa déclinaison extrême comme l’égorgement d’un prêtre disant sa messe, le lynchage collectif d’un chauffeur de bus, le meurtre de gardiens de la, paix ...
Après la décapitation d’un professeur à Conflans-Saint-Honorine , l’essayiste et écrivain estime qu’un seuil a été franchi dans l’ignominie. N’ayons pas peur des mots la France plus encore que les pays voisins a connu  et connait une vague d’ «ensauvagement » avec des épisodes particulièrement sanglants qui ont culminé avec la décapitation d’un enseignant zélé et bienveillant soucieux de transmettre les valeurs de la République, autrement dit de la démocratie. 
La première question que je me pose est de savoir si la confrontation tellement contestée des caricatures de Charlie Hebdo est prescrite par les programmes de l’éducation nationale. Je n’ai pas la réponse...
La seconde question qui ma taraude est de savoir si la France va connaître peu ou prou la même tragédie que l’Algérie gangrenée par le FIS ?
L’Algérie a connu dix années d’horreur avec la montée du Front islamique du salut (FIS) une formation politique militant pour la création d'un État islamique. 
Fondée en février 1989, elle est dissoute en mars 1992 par le tribunal administratif d'Alger..
D'abord cantonné à certains milieux universitaires, le mouvement islamiste élabore  ensuite une stratégie de  conquête du pouvoir en vue de l'instauration d'un État théocratique et totalitaire semblable à celui des mollahs en Iran et des talibans en Afghanistan. Pour cey parvenir, il eut recours à des actions de bienfaisance et de lutte contre la pauvreté dans le but de gagner la sympathie des masses populaires, exactement comme le font les mouvements salafistes dans les banlieues françaises. 
Le FIS  demanda au président de prendre en compte le Coran « comme source de la Constitution ». Au sein de ce parti islamique la branche salafiste fut d’emblée très importante. 
L'influence de la réflexion d'Hassan el-Banna, fondateur égyptien des Frères musulmans n'est pas négligeable.  Ses principaux objectifs étaient/sont la « concrétisation de la solution islamique » et la garantie de « l'unité du pays et de la nation par l'islam »   
Lors des élections locales du 12 juin 1990, premières élections libres en Algérie depuis son indépendance , le FIS remporte 54 % des suffrages exprimés.
Le  26 décembre 1991, au premier tour des élections, législatives. Le FIS obtient 188 sièges sur 231, soit près de 82 %. Cette victoire, loin de refléter l’adhésion du peuple algérien pour le programme du FIS, a été rendue possible  par la loi électorale. En effet, le scrutin uninominal à deux tours transforma une légère majorité de voix en une très grande majorité de sièges.  Prenant acte de la situation qui prévalait, et qui risquait de tourner à son désavantage, l'armée décida le 11 janvier 1992 de pousser le chef de l'État à la démission et d'interrompre le processus électoral. 
Le 11 janvier 1992, l'armée  pousse le président Chadli Bendjedid à la démission, et interrompt le processus électoral ; les communes détenues par le FIS sont dissoutes et ses militants emprisonnés. Le FIS s'engage alors dans de vastes actions terroristes contre l'État algérien et les civils qui le soutiennent, les intellectuels et les journalistes. 
Parti résolument non-démocratique, le FIS est clairement  un regroupement de courants islamistes ayant pour but d'instaurer une république islamique en Algérie. 
De très  nombreuses personnalités civiles (intellectuels, artistes, journalistes...) vont être assassinées. 
Il s’en suivit une décennie de massacres de civils pour faire pression sur le gouvernement. Plus de 200.000 Algériens  ont perdu la vie L'ombre de violences islamistes plane toujours sur l'Algérie.
Troisième question : que sont devenus les membres du  FIS dissout par le pouvoir en place ? Beaucoup auraient pris le chemin de l’exil et se seraient  installés partout en Europe, singulièrement en France où ils ont fait souche dans le terreau fertile des banlieues enfiévrées.  Il semble bien qu’ils ne soient pas étrangers à des actions de bienfaisance et de lutte contre la pauvreté dans le but de gagner la sympathie des communautés négligées par le pouvoir, singulièrement dans les territoires perdus de la République. 
Dernière question : la France va-t-elle être confrontée aux mêmes avanies que celles subies par l’Algérie ?
Avec son discours musclé contre le séparatisme islamiste, Emmanuel Macron a déterré la hache de guerre contre la mouvance salafiste. Reste à savoir quelle sera la nature et l’ampleur de cette guerre dont les premières batailles ont eu lieu dans l’enceinte des écoles de la République. Les responsables de l’Education Nationale  pratiquent depuis vingt ans la doctrine du « pas de vagues  ». En évitant les remous ils ont provoqué le raz de marée qui pourrait menacer aujourd’hui la République autrement dit la démocratie.
Relisons « Soumission », le roman angoissant et prémonitoire( ?) de Houellebecq  ainsi que  les romans de Sansal en particulier « 2084 ou la fin du monde ». Et méditons, chers lecteurs, méditons.
MG
  « Oui, l'Europe a peur de l'islamisme, elle est prête à tout lui céder. [...] La réalité en boucle n'a pas d'effet sur les gens, en apparence du moins. On l'a vu en Algérie durant la décennie noire : les gens qui, au début, s'émouvaient pour une victime du terrorisme ont fini après quelques mois de carnage par ne ressentir d'émotion que lorsque le nombre des victimes par jour dépassait la centaine, et encore devaient-elles avoir été tuées d'une manière particulièrement horrible. Terrible résultat : plus les islamistes gagnaient de terrain et redoublaient de cruauté, moins les gens réagissaient. L'info tue l'info, l'habitude est un sédatif puissant et la terreur, un paralysant violent» (Boualem Sansal)

JESUISPROF
Et ce n'est pas juste un hashtag. Je suis prof depuis près de quarante ans. J'ai eu ma période collège, une décennie, dans la banlieue nord de Paris. Je suis souvent rentré chez moi fatigué, découragé, excédé. 
Je n'ai jamais cessé d'aimer ces gosses. 
Et je n'ai jamais eu peur. 
Jamais. 

Même quand l'atmosphère était lourde ou tendue dans le collège ou alentour. 
Aujourd'hui, je le sais. Je sais que si je devais reprendre lundi matin le RER, Gare du Nord, pour rejoindre ma classe, j'aurais la peur au ventre.

Ceux qui nous disent, triomphants et obscènes, « On vous l'avait bien dit ! On vous avait prévenus ! », n'ont rien à proposer. Pas le moindre début de solution qui nous donnerait une chance de résister au courant puissant et terrifiant qui nous emporte tous. Rien à droite. Rien à gauche. Devant nous une seule perspective : la guerre de tous contre tous. Nous avons bien un ennemi. Mais cet ennemi n'a qu'un but : nous faire devenir ce qu'il est, tel qu'il est. C'est aussi à cela qu'il nous faut résister. Et nul ne sait comment. 

Je n'ai aucun diagnostic à poser, nul horizon à dessiner, je n'ai que des erreurs à confesser. Et des larmes à verser. Sur cette mort. Sur nous. Sur le monde où nous vivons. Sur celui qui s'annonce. Et nous en sommes tous là, tous. 

Il va falloir travailler pour nous sortir de là. 
Demain. 
Sans faute.

Pour aujourd'hui, je n'ai rien de plus à dire que ceci : pendant presque quarante ans, je n'ai eu à cœur d'enseigner que la joie d'apprendre, l'art de douter, l'ambition  de créer, il me reste désormais à enseigner à lutter contre la peur.

Jean Christophe Attias sur la toile


ABASOURDI,CHOQUE ET BOULEVERSE PAR LE MEURTRE SAUVAGE DE SAMUEL PATY PAR DECAPITATION. 
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J'ai été Professeur d'histoire pendant 13 ans en banlieue parisienne de 2001 à 2013, principalement en ZEP et en lycée. Passionné par mon metier, j'ai pu faire découvrir à mes élèves des vers des grands poètes Omar Khayyam ou Abu Nawas chantant l'ivresse du vin, leur faire découvrir la pensée de Ibn Roshd/Averroes qui a tenté de concilier la foi et la raison, leur faire connaître toute la complexité et diversité de l'Islam comme le courant mutazilite ( partisan du Coran incréé qui permettait une interprétation plus ouverte des textes). On ne nous demandait pas d'aller aussi loin mais je ressentais ce besoin de les armer intellectuellement car ils avaient pour beaucoup des connaissances parcellaires d'un Islam fantasmé et nous étions déjà après le choc des attentats du World Trade Center qui je pense a été un véritable point de rupture. 

Aujourd'hui, le débat est polarisé par ceux qui instrumentalisent ces dérives identitaires et des revendications communautaristes. J'ai vraiment le sentiment que les racistes anti musulmans et ceux qui en font leur commerce et toutes ces personnes qui crient à l'Islamophobie à tout vent sont des alliés objectifs qui n'existeraient pas l'un sans l'autre. Qu'il est difficile de faire entendre une autre voix plus fragile, plus sensible sur ces questions. 

Enfant des années 80, on ne se posait même pas la question de nos croyances religieuses à l'école. Jamais il nous serait venu de demander des exceptions car musulman. En devenant professeur, j'ai pu observer à quel point l'identité musulmane était devenue centrale chez les élèves. Nous devrions nous interroger sur cela aussi. Je suis encore plus halluciné quand des français de culture musulmane hyper privilégiés jouent sur les souffrances réelles d'une partie des musulmans et vénèrent les théories simplistes et essentialistes des indigénistes. Ce 'Eux' et 'Nous' est devenu insupportable !!!
Je ne suis pas un racisé et je ne suis pas une diversité non plus. Quand bien même une certaine élite voudrait me réduire à mon identité première, m'essentialiser. J'ai toujours refusé d'intérioriser ce sentiment d'infériorité ou alors même si j'ai pu parfois le ressentir intimement ou plutôt je m'interrogeais sur la question de ma place, je suis allé m'allonger sur le divan ou alors j'ai tenté de sublimer cela par mes créations artistiques. 

Ce que je veux dire par là, c'est qu'on peut aimer la France et son pays d'origine. On peut concilier nos multiples identités sans se soustraire. Oui, il y a un impensé colonial et on en parle de plus en plus et tant mieux mais tous ces discours où on veut nous faire croire que nous vivons ce que les Juifs ont vécu dans les années 30 et où on veut nous faire passer pour les "indigènes de la République" ! Non, les musulmans ne sont pas opprimés en France ! Oui, il y a des salopards racistes islamophobes mais nous nous ne sommes pas obligés d'écouter les inepties de Pascal Praud ou les grosses têtes ! Et tous ces pseudos penseurs 

Aux hussards noirs de la République, à mes anciens collègues ! Continuez de transmettre, de distiller l'esprit critique et les idées subversives, d'interroger et de questionner notre monde avec vos élèves. De faire découvrir ces grands islamologues comme Mohamed Arkoun ( RIP)car les médias lui ont préféré la pensée low-cost à la Tarik Ramadan.  

Samuel, paix à ton âme, je pense à toi, à ton épouse et à tes proches et espérons que ta mort suscitera un véritable sursaut d'union pour combattre ensemble ces obscurantistes islamistes. 

Vive la France fraternelle et notre République métissée ! 

PS: les parents d'élèves qui ont publié des vidéos pour attaquer verbalement le professeur méritent d'être sévèrement condamnés car les mots peuvent tuer ou pousser au crime. Je remercie mon père qui donnait toujours raison aux professeurs.

Kamal Hachkar, cinéaste franco-marocain, Rabat, le 17 Octobre 

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