mardi 3 novembre 2020

Mary Trump prédit le pire à un jour de l'élection présidentielle: "Donald Trump permettra que la violence soit commise en son nom"

M.R. La Libre Belgique

La nièce de l'actuel président des Etats-Unis a lancé un dernier avertissement aux Américains avant le jour fatidique de l'élection.

Les Américains retiennent leur souffle alors que le scrutin tant attendu approche à grands pas. Tandis que les candidats enchaînent les meetings, la nièce de l'actuel président a livré un nouveau témoignage alarmant. Celle qui a déjà dépeint un portrait peu flatteur de son oncle dans un livre paru cet été a mis en garde contre les conséquences qu'aurait la réélection de Trump à la tête du pays. "Nous nous dirigerons vers un état autoritaire si nous lui permettons de continuer sans entrave", a affirmé Mary Trump sur MSNBC News.

En effet, la psychologue clinicienne a étudié attentivement, avec un panel d'experts, les actes de son oncle tout au long de son mandat. Ce qu'elle en retient est peu glorieux. "Donald a (apparement) fait tout ce qui était en son pouvoir pour démanteler chaque institution que comportent les États-Unis", a-t-elle regretté. C'est pourquoi elle n'a aucun doute sur le fait que le locataire de la Maison-Blanche n'hésitera pas à faire tout ce qu'il peut pour être réélu, sans se soucier de la loi. "Il est vil, a mis en garde Mary Trump. Il a appelé des citoyens américains à commettre des violences contre d'autres simplement parce qu'ils avaient exprimé leur opinion." 

Des pratiques qu'il remettra en oeuvre lors de ce scrutin, selon la jeune femme. "Il va permettre que des actes violents soient commis en son nom afin de remporter cette élection parce qu'il sait qu'il ne peut gagner légitimement", a-t-elle averti, parlant de partisans armés envoyés pour surveiller les urnes.  

Mary Trump a ainsi fait part de jours "très dangereux" à venir pour les Etats-Unis. Et même si le milliardaire finissait par accepter sa défaite, la psychologue a estimé qu'il ferait tout pour laisser le pays sens dessus dessous. "Lui et ses associés vont passer les dernières 11 semaines à la présidence pour détruire tout ce qu'ils peuvent et pour voler autant que possible l'argent des contribuables", a conclu la nièce du président au New Yorker. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
HEIL DONALD !
TERRORISME NATIONAL ?
GOD BLESS AMERICA 

"Nous nous dirigerons vers un état autoritaire si nous lui permettons de continuer sans entrave"(Mary Trump)
« Il n’existe pas d’exemple récent d’une telle crise dans un pays démocratique. Le phénomène est largement nouveau et imprévisible »
Robert Malley, président de International Crisis Group
Vous avez dit imprévisible ? Comme c’est étrange…
 «Nous ne voulons pas être alarmistes, tempère néanmoins Robert Malley. Et il est sans doute exagéré de parler de guerre civile ou d’envisager un effondrement des institutions. 
« Il existe un risque sérieux de voir des troubles éclater aux États-Unis. Il suffit de voir les magasins se barricader dans les rues pour savoir que ce ne sont pas des spéculations théoriques.» Figaro

Les démocrates redoutent qu’une victoire de Trump sonne la fin de la démocratie américaine. Les républicains craignent que si Biden l’emporte, ce soit la fin de l’identité du pays.


Tout ceci pourrait, dans une Amérique sur armée, ressembler, si on n’y prend garde, au climat insurrectionnel instauré par les milices  hitlériennes et spartakistes dans les rue de Berlin et sur l’ensemble du  territoire de la république de Weimar agonisante. Sommes-nous en train d’assister à l’effondrement de la République, autrement dit de la démocratie américaine ? A lire les reportages alarmistes des envoyés spécieux du Figaro et du Soir aux States, on a vraiment l’impression que le pire est en train de se produire. 
Et si Trump déclarait victoire prématurément ? Se demande THE GUARDIAN.
C’est l’un des scénarios catastrophes de l’élection américaine : que Trump se déclare victorieux le soir du 3 novembre avant que tous les votes n’aient été comptés, en particulier dans l’État clé de Pennsylvanie.
Ce scénario pourrait survenir si Trump donne l’impression d’être en tête tard dans la soirée, et qu’il crie victoire avant que tous les votes aient été comptés.
« Le soir du scrutin, il est tout à fait possible que les chiffres penchent au début en faveur des républicains avant que tous les votes n’aient été comptés. [Les républicains] pourront alors prétendre qu’il se passe quelque chose de malhonnête quand le résultat changera en faveur des démocrates.” Julián Castro, ancien ministre du Logement du gouvernement Obama
Quand les chiffres définitifs montreraient qu’en fait c’est Joe Biden qui a été élu, plusieurs jours plus tard peut-être, le véritable résultat de l’élection serait englouti dans un maelstrom de désinformation et de chaos.
Ce scénario est d’un réalisme effrayant. 
Le comptage des votes  va prendre du retard, ce qui donnerait à Trump assez de temps pour semer le doute au sujet du résultat.
“Tous les votes ne seront pas comptés le 3 novembre à minuit”, souligne Tom Ridge, ancien gouverneur républicain de Pennsylvanie, qui dénonce le “comportement et la rhétorique absolument abjects” du président Trump autour de cette élection.
“En raison de la pandémie de Covid-19, des millions d’électeurs voteront par correspondance, et il faudra plusieurs jours pour avoir le décompte final, poursuit-il.
“Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il s’agit moins d’une ‘soirée électorale’ que d’une ‘semaine électorale’”, résume Patrick Christmas, directeur du Committee of Seventy,
J’espère que nous avons suffisamment inculqué aux Américains cette idée qu’il fallait faire preuve de patience afin que chaque voix puisse être comptée.”
Trump, bête blessée, semble jeter ses dernières forces dans la bataille car il sait que s’il devait perdre les élections, la justice et le fisc  américains lui mèneront une vie d’enfer. 
„Lieber ein Ende mit Schrecken als ein Schrecken ohne Ende...“
Plutôt une fin effroyable qu’un effroi sans fin.
MG


APRES UNE CAMPAGNE CHAOTIQUE, L’ELECTION DE CE MARDI SE TIENDRA DANS UN CLIMAT DE POLARISATION EXTREME, MARQUE PAR DES TENSIONS ENTRE LES PARTISANS DE DONALD TRUMP ET JOE BIDEN.
Par Adrien Jaulmes Figaro

En attendant, mardi 3 novembre, les résultats du scrutin, de nombreux commerces à New York ont préféré se barricader dès lundi 2 novembre, craignant des débordements. 
«On s’attend à voir des désordres éclater après l’élection de novembre, quel que soit le vainqueur, avait mis en garde le chef de la police, Peter Newsham.
Des éléments de la garde nationale ont aussi été mobilisés.
Selon un récent sondage réalisé par USA Today, les trois quarts des Américains s’attendent à ce que l’élection soit accompagnée de violences. Seuls 23 % s’attendent à une transition pacifique du pouvoir.
Décrivant la victoire éventuelle de l’autre camp dans des termes apocalyptiques. Biden a annoncé que l’Amérique était sur le point de mettre «fin à une présidence qui a attisé les flammes de la haine».
 «Il est temps pour Donald Trump de faire ses valises et de rentrer chez lui.»
En retard dans les sondages au niveau national, mais mieux placé dans les États cruciaux, Donald Trump a continué à enchaîner les discours électoraux. L’énergie du président sortant n’a d’égale que son agressivité.«Biden transformera l’Amérique en une prison où vous serez enfermés, tout en laissant les émeutiers d’extrême gauche se promener librement pour piller et brûler»,a déclaré Trump dans l’Iowa.
Selon l’analyse du Figaro, Pour les républicains, le principal danger vient des groupes d’extrême gauche, antifa ou émeutiers comme ceux qui ont profité des manifestations antiracistes de l’été pour se livrer au pillage et à l’incendie. Trump a multiplié les mises en garde contre le chaos qui suivrait selon lui une victoire de Biden, qu’il a qualifié de «candidat des émeutiers, des pillards, des incendiaires, des voleurs d’armes, brûleurs de drapeaux».
Pour les démocrates, ce sont les groupes d’extrême droite, défenseurs du droit à porter des armes à feu ou autres milices qui pourraient se livrer à des violences ou à de l’intimidation. Dans cette nébuleuse évoluent des dizaines d’organisations aux dénominations variées: Proud Boys, Boogaloo Boys, Three Percenters, Oath Keepers, Light Foot Militias, Civil Defense Forces, American Contingency, Patriot Prayer ou People’s Right. Structurés grâce aux réseaux sociaux, ces groupes ont au cours des derniers mois multiplié leurs apparitions, notamment pour protester contre les mesures de confinement prises par les gouverneurs de plusieurs États.
Le FBI a mis en garde contre le danger représenté par ce «terrorisme national», mais a reporté de plusieurs mois la publication d’un rapport consacré aux groupes d’extrême droite ou d’extrême gauche.
Il existe un risque sérieux de voir des troubles éclater aux États-Unis. Il suffit de voir les magasins se barricader dans les rues pour savoir que ce ne sont pas des spéculations théoriques.»
Les démocrates redoutent qu’une victoire de Trump sonne la fin de la démocratie américaine. Les républicains craignent que si Biden l’emporte, ce soit la fin de l’identité du pays.»


« L’AMERIQUE A PEUR, ET VERSE DANS LA CRAINTE IRRATIONNELLE D’UNE NOUVELLE GUERRE CIVILE. »

Par Maurin Picard
Correspondant aux Etats-UnisLe 3/11/2020 à 00:59
L’Amérique retient son souffle. Les Cassandre annoncent des incidents armés, des émeutes, des pillages, une agitation politico-sociale durable, et ce, quel que soit le cas de figure au sortir de l’élection présidentielle la plus heurtée, la plus délétère depuis un mémorable affrontement entre John Adams et Thomas Jefferson… en 1800.
 Si Donald Trump venait à être réélu ? Le peuple de gauche américain, exalté par les violences policières, le biais racial d’une société tout sauf apaisée et les manifestations Black Lives Matter, descendra dans la rue pour clamer son immense colère vis-à-vis d’un président dédaigneux, belliqueux, ouvertement raciste. Si Joe Biden gagne ? Une frange d’ultra-conservateurs et de militants extrémistes armés a juré de combattre un insidieux ennemi « socialiste », dont le « good ole Joe » ne serait que le paravent respectable et périssable.
L’Amérique a peur, et verse dans la crainte irrationnelle d’une nouvelle guerre civile qui verraient s’affronter… qui, au juste ? Des bandes armées, des casseurs noirs et militants antifascistes contre des suprémacistes blancs ? Sans vergogne, le président sortant jette de l’huile sur le feu, appelant les « boogaloo boys » et les « proud boys », ces milices surgies de nulle part, à « se tenir sur leurs gardes et en réserve (« stand back and stand by ») ». A tout le reste de ses fidèles, ceux qui arborent la casquette rouge « MAGA (Make America Great Again) » surmontée d’un chiffre 45 (comme son rang chronologique de président), il suggère de se muer en observateurs électoraux, pour dénoncer la moindre fraude.

La réalité du terrain
A la peur éminemment trumpienne de perdre – et de subir les foudres judiciaires de juges collés au jarret du magnat new-yorkais pour toutes sortes d’escroqueries fiscales – répond une autre crainte, chez les Démocrates celle-là : et si toutes les prévisions, modélisations, enquêtes d’opinion, analyses sectorielles et démographiques, toutes ces innombrables études donnant une large avance au Démocrate Joe Biden dans la course présidentielle, se révélaient fausses ?
Et si, au contraire, comme en 2016, le favori flanchait sous les coups de boutoir d’un « vote caché » en faveur de Donald Trump ?
Reste la réalité du terrain. Lâché par les femmes, les retraités, défavorisé parmi les millions de nouveaux électeurs, Donald Trump a objectivement peu de chances de prolonger son bail à la Maison-Blanche quatre ans de plus. Bête blessée, il trépigne et il tempête, volant de meeting en meeting, soulevant l’enthousiasme de ce curieux peuple d’adorateurs, dans une bise glaciale. Lui le premier y croit : il saura renouveler l’exploit de 2016, et compte sur tous ces déçus de son règne, revenant du diable Vauvert pour lui retourner leur confiance, malgré ses errements nombreux. Il doit y croire. Car dans le cas inverse, c’est un monde parallèle qui s’effondrerait, tel un château de cartes. Le sien.


Présidentielle américaine: comment Donald Trump peut encore faire mentir les sondages
Par Marine Buisson

Plusieurs facteurs peuvent encore nous faire croire à une victoire du Républicain malgré une nette avance de Joe Biden.

Donald Trump a multiplié les déplacements et enchaîné les meetings au cours de ces derniers jours de campagne : ce lundi, il s’est notamment rendu à Miami, en Floride. - AFP
Il l’a fait en 2016 et compte bien réitérer l’exploit en 2020 : donné perdant face à Joe Biden, Donald Trump se lance dans un dernier sprint pour déjouer les sondages. Avec un objectif : éviter à tout prix de devenir le premier président à ne pas être réélu pour un second mandat depuis plus d’un quart de siècle.
Ce 3 novembre, les électeurs américains désignent le collège électoral chargé d’élire celui qui passera les quatre prochaines années à la Maison Blanche. Et comme il y a quatre ans, l’élection va se jouer dans une poignée d’Etats-clés – « les fameux swing states », qui peuvent basculer d’un côté comme de l’autre de l’échiquier politique.
Outre le fait que 2016 doit servir de leçon aux sondeurs et aux médias, qui n’avaient pas vu venir la victoire de Trump, plusieurs facteurs peuvent encore faire croire au Républicain qu’il a ses chances.

La surmobilisation
On ne le répétera jamais assez : la base électorale de Donald Trump est très solide et loyale, son socle de soutien tourne autour des 40 %. Et, comme on a pu le voir lors de ces meetings de campagne : covid ou non, elle est très mobilisée sur le terrain. Si cette base se « surmobilise », ce que croient certains observateurs conservateurs, et si en particulier les électeurs blancs non diplômés se ruent sur les urnes, cela contribuerait aux chances du président sortant. Sachant que beaucoup d’entre eux n’ont pas voté en 2016 ou n’étaient pas inscrits sur les listes électorales, rappelle le chroniqueur Henry Olsen dans les colonnes du Washington Post. Donc, il ne faut pas négliger le « vote souterrain », cette réserve de voix parmi les électeurs qui ne sont pas captés par les sondages et qui avait profité à Trump en 2016.

Un énorme raté du côté des sondages
Si Donald Trump a gagné une aura d’invincibilité politique il y a quatre ans en faisant mentir les sondages, le Républicain se trouve aujourd’hui dans une situation beaucoup plus délicate qu’en 2016. Joe Biden profite d’une avance plus significative que celle d’Hillary Clinton à l’époque. Et les sondeurs ont affiné leurs méthodes afin de ne pas réitérer leurs ratés. Et c’est précisément ce dont Donald Trump aurait besoin pour remporter l’élection : un énorme raté de la part des sondages, notamment dans les Etats du nord du pays.

Rafler les Etats sur le fil
Pour battre Joe Biden, Donald Trump doit absolument rafler les Etats indécis où il s’était déjà imposé en 2016. Et ceux qui comptent le plus grand nombre de grands électeurs, tels que la Floride (29 grands électeurs), la Géorgie (16), l’Ohio (18), et la Pennsylvanie (20). Ce dernier Etat va s’avérer particulièrement décisif pour Donald Trump : l’avance de Joe Biden en Pennsylvanie est solide (il est en avance de 5 points) mais pas spectaculaire. Si le Démocrate perd la Pennsylvanie, il perdra son statut de favori dans d’autres Etats – comme en Géorgie et en Floride, où il profite actuellement d’une légère avance.

Le sortant est gagnant
Aux Etats-Unis, où le mandat est court, être un président sortant est un bel atout pour un candidat. Depuis 1960, presque tous les présidents sortants ont été réélus et un président sortant a deux chances sur trois de rempiler pour un second mandat. Mais vu l’impopularité de Trump concernant sa gestion de la crise sanitaire, il pourrait être l’exception qui confirme la règle.

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