mercredi 4 novembre 2020

Présidentielle américaine: duel très serré entre Biden et Trump, qui revendique prématurément la victoire


Le démocrate devance le républicain avec 235 grands électeurs contre 213. Mais les résultats dans plusieurs Etats-clés se font attendre.

Joe Biden arrive, sans surprise, en tête dans plusieurs Etats du Nord-Est des États-Unis, lui permettant pour l’heure de devancer son concurrent républicain, Donald Trump avec 235 grands électeurs contre 213, selon le décompte du New York Times.
Les résultats
Le candidat démocrate Joe Biden est donné vainqueur dans l’État de New York, représentant 29 grands électeurs et le Colorado (9 grands électeurs). Il arrive également en tête dans l’État du Nouveau Mexique (5), dans l’État de Virginie (13), dans l’Illinois (20 grands électeurs), le Maryland (10), le New Jersey (14), le Connecticut (7), le Massachusetts (11), le Delaware (3), Rhode Island (4), le New Hampshire (4), la Californie (55), l’Oregon (7), l’État de Washington (12), Hawaï (4) et le district de Columbia (Washington, 3) après avoir déjà été victorieux au Vermont (3). Parmi les Etats-clés, Biden remporte le Minnesota (10) et l’Arizona (11), le premier Etat-clé à changer de camp. Il remporte le 5e grand électeur du Nebraska, l’un des deux états avec le Maine qui inclut une dose de suffrage proportionnel.

Le président sortant républicain Donald Trump est, quant à lui, donné vainqueur dans les États du Wyoming (3), du Dakota du Nord et du Sud (3 chacun), du Nebraska (4 sur les 5), de Louisiane (8), de Virginie occidentale (5), d’Oklahoma (7), du Tennessee (11), Mississippi (6), d’Alabama (9), de Caroline du Sud (9), d’Indiana (11), de l’Utah (6), du Missouri (10), du Nebraska (2), de l’Idaho (4) et d’Arkansas (6) en plus du Kentucky (8). Parmi les Etats-clés, Trump a conservé l’Ohio (18), la Floride (29), le Texas (38) et l’Iowa (6).
Jusqu’à présent, les projections des résultats électoraux formulées par les médias américains correspondent aux attentes car aucun n’a basculé pour la partie adverse par rapport à l’élection présidentielle de 2016.
Les déclarations des candidats
« Nous pensons être sur la bonne voie pour gagner cette élection », a déclaré Joe Biden depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware. « Gardez confiance, nous allons gagner (cette élection). Merci pour votre patience », a-t-il ajouté. Le démocrate est rentré chez lui et ne devrait plus faire de déclaration dans les prochaines heures.
Le président américain a accusé sur Twitter son rival d’essayer de « voler » l’élection, sans aucun élément concret à l’appui, au moment où le décompte se poursuivait dans un scrutin extrêmement serré. Il s’est ensuite exprimé depuis la Maison-Blanche, en compagnie de sa famille. «  On a gagné en Ohio, au Texas de 700.000 voix et ça, on le voit même pas dans les statistiques. On a clairement gagné en Géorgie, comme la Caroline du Nord ». Il a ensuite enchaîné sur l’Azirona : « Quelqu’un a déjà déclaré une victoire pour Biden alors qu’il y a encore beaucoup de voix qu’on peut encore compter mais on arrive dans le territoire de Trump. Ils ont annoncé qu’on avait peu de chances pour rattraper dans l’Arizona. Peu de chances, ça veut rien dire ». Il a ensuite revendiqué la victoire dans plusieurs Etats-clés où tous les votes n’ont pas encore été comptabilisés.
« Nous avons d’ores et déjà gagné les élections. C’est de la fraude, avec comme victime le peuple américain. (…) C’est très triste », a-t-il déclaré avant d’annoncer qu’il allait saisir la Cour Suprême pour stopper le comptage des voix et proclamer les résultats. « En ce qui me concerne, nous avons gagné ».
Une participation record
Avec plus de 101,1 millions de votes anticipés exprimés en personne et par courrier avant même l’ouverture des bureaux de vote le jour du scrutin, le taux de participation pourrait s’envoler. La dernière fois que le taux de participation a dépassé 65 %, c’était en 1908, selon le United States Elections Project. Selon des spécialistes, il pourrait atteindre les 67 %.
Au moins six États – le Texas, le Colorado, Washington, l’Oregon, Hawaï et le Montana – ont enregistré plus de votes lors du vote anticipé que pendant toute l’élection de 2016.
Les faits notables
Les démocrates américains ont conservé et même renforcé mardi leur majorité à la Chambre des représentants. Les démocrates vont gagner entre quatre et cinq sièges supplémentaires, selon Fox News et ABC. Ils détiennent actuellement 232 des 435 sièges.
Les démocrates ont pris un premier siège de sénateur aux républicains, qui détiennent actuellement la majorité à la chambre haute du Congrès, avec la victoire de l’ex-gouverneur du Colorado John Hickenlooper dans son État contre l’élu républicain sortant Cory Gardner. Mais les démocrates en ont perdu un en Alabama avec la victoire du républicain Tommy Tuberville face au sénateur démocrate Doug Jones. En Arizona, le démocrate Mark Kelly, un ancien astronaute, bat l’ex-pilote de chasse républicaine Martha McSally.
Le sénateur Lindsey Graham, un proche du président américain Donald Trump, a été réélu à son poste de sénateur de Caroline du Sud. L’ancien médecin de la Maison Blanche Ronny Jackson, connu pour avoir vanté « l’excellente santé » de Donald Trump dont il est devenu un fervent partisan, a été élu à la Chambre des représentants du Congrès américain.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
C’EST PLIE ! 

Trump, Trump, Trump dit l’Amérique profonde.
A mon sens on est reparti pour quatre ans.
Pour l’Europe  européenne, c’est sans doute une chance et un défi.
Pour la démocratie c’est le scénario du pire.
Le Trumpisme est un phénomène de fond.
Marée bleue ? Non douche froide
MG à neuf heures ce-matin

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