mercredi 20 janvier 2021

Bannon gracié, guerres, bilan économique…: les derniers moments de Trump à la Maison Blanche


Le Soir

C’est par le biais d’un message vidéo préenregistré que le président sortant américain, Donald Trump, a pris congé de ses concitoyens. Dans son discours d’adieu, le Républicain, au plus bas dans les sondages, a vanté son bilan et s’est exprimé sans jamais faire mention de son successeur démocrate Joe Biden.
S’il a, pour la première fois, souhaité la réussite de la nouvelle administration, il n’a à aucun moment félicité son successeur, ni prononcé son nom. Il a invité à prier pour le succès de nouvelle administration pour « garder l’Amérique sure et prospère (…). Nous leur souhaitons aussi bonne chance. »
Dans son message d’adieu, le défenseur de « l’Amérique d’abord » a vanté son bilan économique et en politique étrangère, notamment sa fermeté face à la Chine. Il a cité les réductions fiscales, les mesures de sécurité aux frontières et ses gestes diplomatiques. « Je suis tout particulièrement fier d’être le premier président depuis des décennies à ne pas avoir déclenché de nouvelles guerres », s’est targué le président sortant.
Il a fait mention de l’insurrection au Capitole en début de mois, imputé à ses partisans. « Tous les Américains sont horrifiés par l’attaque sur notre Capitole », assurant que la violence ne peut jamais être tolérée.

Enfin, Donald Trump a décidé de gracier 73 personnes, dont son ancien conseiller à la Maison Blanche, Steve Bannon, accusé d’avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d’un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.


DONALD TRUMP SONGERAIT A FONDER UN NOUVEAU PARTI POLITIQUE
Selon le Wall Street Journal, le président américain sortant aurait discuté de la question avec plusieurs assistants et songerait à créer le «Patriot Party».
Par Le Figaro
Selon le Wall Street Journal, le président sortant Donald Trump aurait discuté ces derniers jours avec des associés de la formation d'un nouveau parti politique, dans un effort pour continuer d'exercer une forme d'influence après son départ de la Maison-Blanche, le 20 janvier. D'après le journal des milieux d'affaires, le président aurait discuté de la question avec plusieurs assistants et des membres de son entourage la semaine passée. Le milliardaire aurait déclaré qu'il voulait le baptiser «Parti patriote» (Patriot Party).
Donald Trump a eu des rapports tendus ces derniers jours avec plusieurs dirigeants républicains, dont le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, qui a déclaré mardi que le président sortant méritait d'être blâmé pour avoir provoqué l'émeute meurtrière du 6 janvier au Capitole. Les sondages montrent que Donald Trump conserve toujours un solide soutien parmi les électeurs de base du Grand Old Party, l'autre nom du parti conservateur.
La Maison-Blanche a refusé de commenter cette information.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’ACTE ULTIME : « MEME NIXON N'A PAS PARDONNE A SES COPAINS EN PARTANT. »  

Peu avant de passer le relais à Joe Biden, le président américain sortant Donald Trump a gracié Steve Bannon, l'un de ses anciens plus proches confidents. Il y a 72 autres personnes sur la liste – mais aopparemment pas de membres de la famille Trump ni même le président lui-même, comme on l’avait imaginé un instant.
Apparemment les membres de la famille Trump ou même le président sortant lui-même ne figurent pas sur la liste, bien que récemment, des spéculations répétées aient été émises sur une telle mesure.
Steve Bannon est un type très influent et un pion essentiel dans la stratégie post présidentielle en vue d’une possible réélection en 2024. .  Le co-fondateur de la plateforme Internet "Breitbart" est l'une des voix les plus influentes du camp ultra-conservateur de la politique américaine. Il a été arrêté cet été pour avoir détourné l'argent d'une collecte de fonds en ligne pour construire un mur à la frontière avec le Mexique. Bannon a plaidé non coupable et a été libéré sous caution. Il se présente comme une victime de persécution politique. Son procès devait commencer en mai 2021.
Bannon avait rejoint l'équipe de Trump en 2016 et avait pris en charge la  du futur président campagne. On attribue à cet homme  de 67 ans un rôle important dans le succès surprise de Trump à l'époque. Après avoir gagné les élections, Bannon est devenu le stratège en chef de Trump, mais il a été contraint de prendre la porte en 2017. Les critiques accusent Trump d'avoir fait usage du pouvoir de grâce, en particulier pour les personnes qui lui sont proches.
L'ancien stratège de Trump, Steve Bannon, avait été arrêté l'année dernière pour avoir utilisé de manière inappropriée les fonds d'une collecte de fonds de Build The Wall. 
Bannon devait être jugé en mai prochain après son arrestation en août dernier sur un yacht de luxe au large des côtes du Connecticut, accusé d'avoir détourné l'argent de We Build the Wall, une collecte de fonds en ligne pour le mur frontalier controversé de Trump avec le Mexique.
La nouvelle sur Bannon a suscité un tollé immédiat. Noah Bookbinder de l'observatoire juridique Citizens for Responsibility and Ethics à Washington  a déclaré : "Même Nixon n'a pas pardonné à ses copains en partant. »  
Étonnamment, dans ses dernières 24 heures de mandat, « Donald Trump a trouvé un moyen de plus de ne pas respecter les normes éthiques de Richard Nixon".
Bannon a récemment été banni de Twitter pour avoir appelé à la décapitation du Dr Anthony Fauci et du directeur du FBI, Christopher Wray.
Il est semble bien  que Trump n'ait pas tenté de s'accorder à lui-même  une grâce préventive, et qu’il n’ait pas gracié les membres de sa famille ou Rudy Giuliani, son ancien avocat personnel avec lequel il s'est brouillé. Les procureurs et les spécialistes  ont toutefois laissé entendre qu'une zone d'ombre dans la constitution permet qu'un président puisse être en mesure d'accorder des grâces "secrètes", sans en informer le Congrès ou le public. Wait and see !
Trump réfléchit, semble-t-il,  à ses futures ambitions politiques. Selon le Wall Street Journal, il aurait parlé à ses collaborateurs de la possibilité de former un nouveau parti politique. Le président a favorisé le nom de Patriot Party, rapporte-t-il. Il est clair que Bannon pourrait fort bien devenir la cheville ouvrière de cette opération « come back » et/ ou , le cas échéant, de la création d’une Trump TV à la Berlusconi. 
Selon certaines sources, Jared Kushner et Ivanka Trump auraient été étroitement impliqués dans le processus de décision de la grâce finale de Trump.
Trump qui fait l'objet d'enquêtes de l'État sur ses affaires pourrait être mis en danger pour des actes commis pendant son mandat, notamment ses tentatives de inverser la défaite électorale et son incitation à l'émeute du Capitole le 6 janvier, pour laquelle il a été mis en accusation une seconde fois.
Si Trump est condamné lors de son deuxième procès au Sénat, il pourrait se voir interdire de se présenter à nouveau. C’est un vrai enjeu.
Ce qui est clair, c’est qu’on risque d’entendre encore beaucoup parler de lui. Le roi Trump est mort politiquement ; le trumpisme risque , tel le phénix, de renaître de ses cendres. On se souviendra peut-être que Steve Bannon avait fait une tournée triomphante dans les principaux partis illibéraux d’Europe occidentale en feignant de leur venir en aide. Marine Le Pen et le Belang lui avaient réservé un accueil royal.  C’est dire dans quel camp se situe exactement le trumpisme à la sauce Bannon.
MG


LE VLAAMS BELANG REÇOIT MARINE LE PEN ET STEVE BANNON POUR ATOMISER LE PACTE SUR LES MIGRATIONS
RTBF
 Publié le samedi 08 décembre 2018 

Le Vlaams Belang s’est entouré de deux poids lourds de l’extrême droite pour mener sa campagne contre le pacte de l’ONU sur les migrations. Il reçoit aujourd’hui au parlement flamand, Steve Bannon, l'ancien conseiller de Donald Trump et Marine le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN). Le pacte de l’ONU sur les migrations doit être approuvé lors d’une conférence intergouvernementale les 10 et 11 décembre à Marrakech.
Cette initiative du Vlaams Belang entre dans le cadre d'une campagne du parti politique européen d'extrême droite, le "Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés" (MENL).
"Le Pacte de l'ONU sur les migrations est mort avant même d'avoir été signé", a déclaré Steve Bannon à la tribune du Parlement Flamand, avant de se réjouir d'avoir des leaders comme Donald Trump, Marine Le Pen ou encore Viktor Orban "qui osent dire qu'on ne veut pas de ce pacte".
L'ancien conseiller à la Maison Blanche s'en est pris aux médias d'opposition : "Ils nous qualifient de racistes quels que soient les faits. Mais ce n'est pas aux travailleurs de Hongrie, de France et des États-Unis de résoudre les problèmes africains', a-t-il ajouté.
Depuis plusieurs mois, Steve Bannon s'efforce de rassembler les forces populistes de toute l’Europe, notamment la Ligue du Nord en Italie, le PVV de Geerts Wilders aux Pays-Bas, le Rassemblement National de Marine Le Pen en France et donc aussi, le Vlaams Belang.
Mais aujourd'hui, le Vlaams Belang a cherché sa légitimité du côté de l’Europe. "En élargissant son arène politique à l’international avec Steve Bannon et Marine Le Pen, le Vlaams Belang gagne en crédibilité politique", analyse Régis Dandoy, "car habituellement, c'est un mouvement centré sur la Flandre. Il veut montrer aux électeurs qu’il est capable d’avoir des relations avec d’autres pays, comme les États-Unis, la France ou la Hongrie".

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