mercredi 6 janvier 2021


 
Commencer sa  journée dans le noir avec Kroll dans Le Soir, c’est la réussir à moitié.
Son dessin de ce matin est un blasphème à l’envers, un message d’ d’empathie,  d’amour à l’égard  d’une humanité souffrante,  un sourire complice à nous tous qui peinons  dans l’angoisse d’un nouveau  confinement , dans  l’expectation  d’un vaccin salvateur  attendu, non pas comme le messie, mais  plutôt comme  Godot.
« En attendant Godot » est sans doute  le nouveau récit de l’humanité haletante ou ce qui le plus s’en rapproche  tandis que les vieux mythes des évangiles et tous les récits religieux ont failli,  ainsi parlait à peu près Zarathoustra. Kroll lui  nous  parle autrement, il retouche le récit évangélique fondateur, lui donne une tout  autre couleur. Il nous touche infiniment avec ces rois  mages dérisoires et la couronne  de carton nonchalamment posée sur le crâne de l’enfant salvateur.
Sacré Kroll qui nous aide à supporter ce cauchemar.
MG


CORONAVIRUS: LES SECRETS DE LA CAMPAGNE DE VACCINATION ISRAELIENNE
Israël est le pays qui vaccine le plus au monde. Plus de 14 % de la population est déjà immunisée. Mais les autorités renforcent le confinement alors que la troisième vague s’annonce dévastatrice.
 
Par Samuel Forey Le Soir
Dans le petit jardin du centre de santé Clalit de Givat Gonen, un quartier de classe moyenne de Jérusalem, une vingtaine de personnes, âgées pour la plupart, patientent sous les arbres. Tsila, 82 ans, un masque de toutes les couleurs et des perles dorées aux oreilles, vient de se faire vacciner. Elle doit attendre une demi-heure pour voir s’il n’y a pas d’effets secondaires indésirables. « Je me sens en pleine forme. Normalement, je reste à la maison, je ne prends ni les bus ni les taxis. À mon âge, les sorties sont rares », dit-elle, enjouée.
Elle a reçu un SMS du centre de santé, il y a trois semaines, mais c’est une amie qui l’a décidée à venir, elle-même sur les conseils de sa belle-sœur. Plus fort que toutes les campagnes de communication, c’est le bouche-à-oreille qui a convaincu les Israéliens, dont le quart de la population était réticent à se faire vacciner. Or, la campagne bat tous les records. Commencée le 19 décembre dernier, la campagne de vaccination a bénéficié à près de 1,4 million de personnes, qui sont désormais immunisées – soit un rythme proche de 100.000 personnes vaccinées par jour. Les individus âgés de plus de 60 ans sont prioritaires, puis vient le personnel de santé. Un immense vaccinodrome a été ouvert sur la place Yitzhak Rabin, à Tel-Aviv. Selon le directeur du ministère de la Santé, Chezy Levy, Israël atteindra l’immunité collective quand le nombre de personnes vaccinées, qui ont contracté le covid ou qui sont infectées s’élèvera à 5 millions – sur une population de 9,3 millions.
En manque de vaccins ?

« Le système israélien est très décentralisé. Nous avons un système de couverture universelle, qui repose sur quatre caisses d’assurance-maladie. Notre spécificité, c’est que ces caisses fournissent aussi les soins. Au début de la crise, le gouvernement a tenté de les contrôler de près, et ça n’a pas marché. À présent, il laisse les caisses gérer l’organisation de la campagne de vaccination, en leur donnant les moyens nécessaires, et ça marche très bien. C’est un système décentralisé, qui repose sur des petits centres communautaires très efficaces, plutôt que des gros hôpitaux », explique le professeur Dov Chernichovsky, le directeur du programme de système de santé à l’institut de recherches israélien Taub.
Le rappel a été battu dans le pays entier. À Jaffa, sur la côte méditerranéenne, un physiothérapeute, Micky A., a été réquisitionné : « Les centres sont ouverts de 8 h à 18 h. Ça va jusqu’à 20 h dans mon quartier. Tous les personnels de santé, les infirmiers, les étudiants sont sur le pont, comme à l’époque des tests massifs, en avril dernier. Et ça marche. Il y avait une grande méfiance au début, mais ça s’est débloqué, et depuis, ça fait boule de neige. On vaccine entre 600 et 700 personnes par jour, et nous sommes un petit centre. »
Dans la course au vaccin, Israël a misé sur les bons chevaux. Selon le journal Haaretz, le ministère de la santé a lancé une enquête dès le mois d’avril auprès de dizaines de compagnies pharmaceutiques pour comprendre quelles étaient les technologies les plus prometteuses. Dès le mois de juin 2020, le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, annonçait avoir signé un accord avec le laboratoire Moderna. Au mois de novembre, c’était au tour de Pfizer-BioNTech. C’est ce dernier qui a envoyé les premières doses, en décembre. Moderna devrait prendre le relais « prochainement », selon un communiqué de la firme, qui annonce que le ministère de la santé israélien recevra 6 millions de doses. Sans préciser de date, ce qui pourrait mettre un rude coup d’arrêt à la campagne de vaccination.
Car Israël semble arriver à court de vaccins Pfizer-BioNTech. La caisse d’assurance maladie Clalit, qui fournit les soins à la moitié de la population, annonce ce mardi arrêter l’inoculation de nouvelles doses pour commencer la campagne des secondes doses, qui doivent être administrées trois semaines après la première. Ceci, au moment où la dernière vague fait des ravages : plus de 8.000 personnes ont été diagnostiquées positives au coronavirus ce lundi, dont près de 200 par le nouveau variant britannique, très contagieux. Le plus haut taux de contamination depuis des mois, alors que le pays subit son troisième confinement. Celui-ci sera renforcé de façon drastique dimanche prochain, en fermant notamment les écoles, ouvertes jusqu’à présent. L’arrivée du nouveau vaccin sera décisive pour Israël.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DANS LA COURSE AU VACCIN, ISRAËL A MISE SUR LES BONS CHEVAUX

Ne nous avait-on pas prédit que seule l’arrivée massive d’un vaccin mettrait fin à cette insupportable pandémie qui n’épargne aucun pays, pas même la terre réputée sainte.
Et voici qu’on s’aperçoit que c’est moins simple qu’on n’imaginait.
Les rois mages à seringue venus d’orient guidés par l’étoile  (ex oriente lux) ont débarqué en terre de Palestine, 2.021 ans après les trois envoyés  originaux chargés seulement d’or de myrrhe, d’encens mais point du précieux vaccin.
MG 

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