samedi 9 janvier 2021

"Nous allons prendre d'assaut les bâtiments du gouvernement", "Trump ou la guerre" : les partisans de Trump prévoient une nouvelle attaque


Sur les réseaux sociaux, certains partisans extrémistes de Donald Trump organisent un nouveau rassemblement.

Quelques jours à peine après les violences survenues au Capitole qui ont fait 5 morts et plusieurs blessés, des messages incitant à la haine et prévoyant des rassemblements violents ont à nouveau fait leur apparition sur les réseaux sociaux.
Des messages qui surviennent alors que Twitter a annoncé prendre des mesures et supprimer de nombreux comptes liés aux mouvements suprémacistes blancs ou aux partisans de Donald Trump impliqués dans les violences au Capitole. Le compte de Donald Trump a également été supprimé de manière permanente par la plateforme. Sur Facebook, Instagram et Snapchat, des mesures similaires ont été prises afin de limiter le risque de représailles et de violence.
Réseaux sociaux alternatifs
Mais ces actions prises n'empêchent pas les partisans radicalisés de s'organiser en ligne. Cette fois, les partisans de Trump, suprémacistes blancs et autres adeptes des théories du complot ne prennent pas la peine de cacher leurs intentions. "Nous allons prendre d'assaut les bâtiments du gouvernement, tuer les flics, les agents de sécurité, les employés et agents fédéraux, et exiger un recomptage", "Trump ou la guerre", "Beaucoup d’entre nous reviendront le 19 janvier 2021, avec nos armes… Un nombre qu’aucune armée ou force de police ne pourra égaler", peut-on lire sur des messages postés sur différentes plateformes. Certains utilisateurs vont même jusqu'à s'adresser aux personnes qui ne savent pas tirer avec une arme à feu en leur disant qu'il est maintenant nécessaire d'apprendre.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMME EN CHINE OU EN RUSSIE ?

Les milices fascisantes ont donc promis de revenir armés jusqu ‘aux dents pour soutenir leur héros dans son délire Jusqu’où oseront-ils aller et surtout, qui sera en charge d’assurer la sécurité de l’événement : l’équipe de Trump ou l’équipe de Biden ? Ceci fait du passage du témoin un moment dangereux parfaitement imprévisible.
Tout peut donc arriver. Ce jour-là l’Amérique retiendra son souffle.
« Le compte de Donald Trump a été supprimé de manière permanente par les plateformes Facebook, Instagram et Snapchat »
 Il faut  s’en réjouir mais on peut aussi s’inquiéter quand la liberté de parole est soumise au bon vouloir des patrons des GAFAS lesquels ont décidé, en l’occurrence , de censurer Trump alors que, pendant quatre longues années, il lui ont ouvert jour et nuit une tribune ouverte. Décidément Marshall Mac Luhan avait raison : c’est le medium qui est le message et le massage. Le pouvoir du verbe  est donc entre les mains de quelques milliardaires qui détiennent les clés de l’internet. En Chine, en Turquie ou en Russie c’est le pouvoir dictatorial qui les détient.  C’est vraiment très préoccupant. 
Derrière la suspension de Donald Trump sur les réseaux sociaux se pose toute la questions relative à  la régulation de la parole publique par des sociétés privées. Le compte du président des États-Unis, qui était son principal canal de communication, est l'un des plus influents des États-Unis avec 88 millions d'abonnés. 
Pour justifier sa décision, le réseau social pointe deux tweets datés du vendredi 8 janvier, qui peuvent « inciter à la violence » et qui enfreignent donc ses règles internes.
Ces suspensions posent de fait des questions fondamentales sur la régulation du débat public par des sociétés privées. Le pouvoir de censure des réseaux sociaux interroge et inquiète.
MG


NANCY PELOSI SPOKE TO THE HEAD OF THE US MILITARY ON FRIDAY, SEEKING ASSURANCE THAT DONALD TRUMP WILL NOT BE ABLE TO LAUNCH A NUCLEAR STRIKE DURING HIS LAST DAYS IN OFFICE.
Guardian
At the end of a bizarre and dangerous week in which the US Capitol was stormed by supporters of the president, in an attack that left five people dead and prompted widespread calls for his immediate removal, the House speaker told Democrats she had called Gen Mark Milley, the chairman of the Joint Chiefs of Staff.
Amid rising tensions with Iran and other foreign policy challenges, Pelosi sought to “to discuss available precautions for preventing an unstable president from initiating military hostilities or accessing the launch codes and ordering a nuclear strike”.
Trump remains commander-in-chief of the US armed forces. Before the storming of the Capitol on Wednesday, all 10 former defense secretaries still living had called for the military to stay out of the transition of power.
Five people including a Capitol police officer died as a result of the assault on the Capitol, which occurred after Trump addressed supporters about his attempts to overturn his defeat by Joe Biden and encouraged them to “fight like hell”.
Rioters broke into the House and Senate chambers and offices including that of Pelosi. 
Democrats called for Mike Pence and members of the cabinet to invoke the 25th amendment, which provides for the removal of a president deemed unfit for office. Such a move would put Trump out of power until inauguration day, 20 January, even if he contested it.
In a statement on Thursday, Pelosi said: “The president’s dangerous acts necessitate his immediate removal from office. We look forward to hearing from the vice-president as soon as possible and to receiving a positive answer as to whether he and the cabinet will honour their oath to the constitution and to Americans.”
Influential sources including the editorial page of the Wall Street Journal have called on Trump to resign.
On Friday, Pelosi said House Democrats would otherwise move towards a second impeachment. 

Informing Democrats of her conversation with Gen Milley, Pelosi wrote: “The situation of this unhinged president could not be more dangerous, and we must do everything that we can to protect the American people from his unbalanced assault on our country and our democracy.”
“Nearly 50 years ago, after years of enabling their rogue president, Republicans in Congress finally told President [Richard] Nixon that it was time to go. Today, following the president’s dangerous and seditious acts, Republicans in Congress need to follow that example and call on Trump to depart his office – immediately.”
Pelosi said: “If the president does not leave office imminently and willingly, the Congress will proceed with our action.”


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMMENT DONC EXPLIQUER  LES SILENCES DU PRESIDENT OBAMA ?

Des messages sans équivoque, qui appellent à la violence, voire même à la guerre. Des captures d'écran circulent désormais sur Twitter et Reddit, où de nombreux internautes se mobilisent afin de surveiller ces individus dangereux et de dénoncer leurs propos au FBI. De nombreuses personnes ayant participé à l'invasion du Capitole ont déjà pu être arrêtées par le FBI, grâce aux informations reçues via un site lancé pour l'occasion. 
La plupart de ces appels sont publiés via des réseaux sociaux alternatifs, comme Parler ou Wimkin. Toutes deux sont connues pour être l'un des repères des partisans de Donald Trump, ainsi que de la droite radicale. Mêlant forum et messagerie, l'application Parler a rapidement su séduire les partisans de Donald Trump. Elle détient quatre millions d’utilisateurs actifs. Son principal atout, selon eux, est que contrairement à Facebook ou Twitter, la liberté d'expression y est "totale" et aucun propos n'est censuré. L'application vient d'être supprimée de l'App Store d'Apple et du Play Store de Google.
Craintes pour l'inauguration de Joe Biden
Si la présidence de Donald Trump touche bientôt à sa fin, de nombreux experts tirent encore une fois la sonnette d'alarme. Selon eux, les appels à la violence n'ont fait que s'intensifier en prévision du 20 janvier, jour de l'investiture de Joe Biden.
"Nous voyons des discussions de la part de ces suprémacistes blancs, de ces extrémistes d'extrême droite - ils se sentent encouragés en ce moment", a déclaré à CNN Jonathan Greenblatt, le PDG de l'Anti-Defamation League, qui traque et combat la haine. "Nous nous attendons pleinement à ce que cette violence puisse en fait s'aggraver avant de s'améliorer."
De son côté, John Scott-Railton, un chercheur du Citizen Lab, un groupe de l'Université de Toronto qui surveille la cybersécurité, a déclaré à CNN être "terriblement préoccupé" par cette inauguration. "Alors que le grand public a été horrifié par ce qui s'est passé mercredi au Capitole, dans certains coins de la conversation de droite, ce qui s'est passé... est considéré comme un succès", souligne-t-il.
Dans un message posté sur Twitter vendredi, avant la suppression de son compte, Donald Trump annonçait qu'il n'assisterait pas à la cérémonie d'investiture de son successeur démocrate Joe Biden. "A tous ceux qui ont demandé, je n'assisterai pas à la cérémonie d'investiture le 20 janvier", a-t-il écrit. Une annonce à laquelle a réagi Joe Biden quelques heures plus tard. "C'est une bonne chose", a déclaré le démocrate.

L'inauguration de Joe Biden est considérée comme un "événement spécial de sécurité nationale". Cela lui confère le plus haut niveau de préparation en matière de sécurité, avec toute la puissance que peuvent rassembler les agences fédérales dirigées par les services secrets et le FBI. Un renforcement de sécurité déjà visible, puisqu'une clôture infranchissable de 2,5 mètres de haut a été installée autour du Capitole. L'état d'urgence a également été déclaré à Washington DC. Plus de 6 200 membres de la garde nationale seront présents dans la ville dès aujourd'hui.

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