vendredi 26 février 2021

Comment le PS entend endiguer la progression constante du PTB aux élections

Stéphane Tassin La Libre Belgique
 
"Dis, Remy, tu ne trouves pas que ça sent bizarre ici ? Ça sent la trouille, Remy, on se rapproche, l’hallali est pour bientôt." Cette phrase prononcée par Benoît Poelvoorde dans le film C’est arrivé près de chez vous incarne de manière plutôt juste les rapports entre les partis de gauche en Belgique francophone que sont le PTB, d’un côté, et le PS, de l’autre. L’un dans les rangs parfois confortables de l’opposition, l’autre au pouvoir, où les actes posés et les décisions prises, en étant toujours le fruit d’un compromis, prêtent souvent à la critique. Le PS, présidé désormais par Paul Magnette, est face à un double défi. Il doit démontrer que l’exercice du pouvoir en Belgique serait "pire" sans lui tout en renouvelant ses cadres pour faire éclore une nouvelle génération qui succède aux Marcourt, Onkelinx, Flahaut ou autre Demotte. Un double challenge qui doit conduire le parti vers des résultats électoraux en hausse. Rappelons qu’en 2019 le PS a enregistré une baisse importante des suffrages exprimés en sa faveur. Talonné par Écolo à Bruxelles et faisant presque jeu égal avec le MR en Wallonie, le parti souffre surtout de la présence du PTB, qui progresse à chaque scrutin depuis près de dix ans.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RESISTIBLE ASCENSION DU PTB ET DE VLAAMS BELANG ? 

Bertolt Brecht était persuadé que la montée en puissance du gansgster d’Arturi Ui, alias  Hitler, était une « résistible ascension ». Plus personne ne lit Brecht et c’est un tort. Mon ami Jacques De Decker avait une ultime ambition : écrire un livre sur Brecht son maître à penser. La mort l’en empêcha.
Pouvons-nous considérer que la montée permanente dans les sondages  du PTB en Wallonie et du Vlaams Belang en Flandre soit une « irrésistible »  fatalité ?  Tout semble l’indiquer.
Le PS est manifestement laminé par l’exercice du pouvoir et le PTB et les Belang sont clairement boostés par le fait qu’ils campent confortablement sur les bancs de l’opposition. 
Le vote PTB en Wallonie et Belang en Flandre est à l’évidence un vote de protestation. En Flandre on parle à juste titre de « foertstemmen », des suffrages pour dire merde. Or le citoyen belge n’en peut plus. Il dit merdre à ses gouvernants.
Il a fallut plus d 500 jours pour négocier une coalition Vivaldi réunissant en un tout incohérent les perdants des dernières élections. Les turpitudes de l’écolo Nollet et du libéral Bouchez affaiblissent l’attelage hétéroclite du  gouvernemental présidé par  Decroo tiendra-t-il jusqu’en 2024 ?
Deux questions me taraudent : pourquoi n’y a-t-il pas de PTB en France ? Réponse parce qu’il y a le Rassemblement national de Le Pen.
Deuxième question : pourquoi n’y a-t-il pas de Waals Belang en Wallonie ? Parce qu’il y a un PTB…C’est un peu court comme explication…
MG 



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